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Maison de retraite : un programme pilote en "marche rapide"

Expérience intéressante en maisons de retraite médicalisée dans la région de Saint-Etienne. En effet, la Mutualité française Loire SSAM et ses partenaires viennent de lancer un projet de recherche intitulé « Marche rapide en EHPAD » qui vise à évaluer l’impact d’une « marche vigoureuse » sur la santé des résidents.


Maison de retraite : un programme pilote en "marche rapide"
Pendant neuf mois, 150 résidents volontaires vivant dans les maisons de retraite médicalisées (EHPAD) de la Mutualité française vont s’entrainer à la marque rapide avec un coach à raison d’une à trois séances hebdomadaires.
 
Précisons que certains sujets sera sujet à une neurostimulation vagale de deux heures après chaque séance. Par ailleurs, les participants passeront des évaluations physiques et cognitives tous les trois mois auprès de médecins et de neuropsychologues afin de mesurer les bénéfices de l’activité physique.
 
D’une manière générale, ce projet devrait permettre de mesurer les effets de la marche vigoureuse sur la réactivation du système nerveux autonome de ces résidents âgés. Les médecins mesureront également l’effet d’une stimulation non invasive du nerf vague (stimulation au moyen d’un appareil se plaçant dans l’oreille) après la séance d’entrainement, au repos. Celle-ci devrait optimiser l’exercice physique en accélérant la récupération.
 
« Un gain de santé, une amélioration de la qualité de vie et une diminution du risque de mortalité sont les principaux bienfaits escomptés de cette étude » indiquent les responsables de ce projet dans leur communiqué.
 
Rappelons que le système nerveux autonome est responsable du maintien des constantes physiologiques de l’organisme, telle que la fréquence cardiaque et la tension artérielle. Avec le vieillissement, la baisse de son activité coïncide avec la survenue des accidents cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) l’augmentation des maladies cardiaques, pulmonaires, articulaires ou neurologiques et la perte progressive d’autonomie.
 
Pour prévenir cette baisse, l’activité physique joue un rôle prépondérant, mais reste encore trop peu pratiquée dans les institutions d’accueil pour personnes âgées.
 
*dans le cadre du Gérontopôle Régional de Saint Etienne, avec le soutien de la Fondation Bennetot et l’association Aire, et en partenariat avec l’équipe d’accueil du système nerveux autonome de  l’Université Jean Monnet de Saint Etienne et  le service de physiologie clinique et de l’exercice du CHU de Saint Etienne.


Publié le Lundi 20 Juin 2016 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 1267 fois