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Lutter contre l'âgisme avec l'OMS

Dans le cadre de la Journée internationale des Personnes âgées, qui a lieu chaque année le 1er octobre à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le thème de 2016 est « Prendre position contre l'âgisme met au défi chacun de réfléchir à l’âgisme – les attitudes négatives et la discrimination fondée sur l’âge – et à ses effets négatifs sur les personnes âgées ».


Copyright Anne Petri
Avec cette campagne, l’OMS souhaite d’une part lutter contre l’âgisme d’une manière générale, mais également renforcer les initiatives locales qui visent à mieux intégrés les ainés au sein de notre société, et ce, dans le monde entier.
 
Rappelons que l’âgisme est le fait d’avoir des préjugés ou un comportement discriminatoire envers une personne en raison de son âge. Il s’agit d’une « pratique courante et sournoise aux effets nocifs sur la santé des personnes âgées » estime l’OMS dans son communiqué.
 
Pour les ainés de tous les pays, l’âgisme représente un défi à relever au quotidien ! Les anciens sont la plupart du temps ignorés en matière d’emploi (et ce dès 50 ans dans les pays industrialisés), bénéficient de services sociaux limités dans certaines parties du globe et sont l’objet de clichés récurrents et parfois dégradants dans les médias internationaux. « En outre, l’âgisme marginalise et exclut les personnes âgées au sein de leur communauté » estime l’OMS.
 
De nos jours, il ne faut pas se voiler la face… Le problème de l’âgisme est partout. Pour autant, de tous les préjudices, il est le moins socialement « normalisé » et aucune mesure n’est prise pour le combattre, comme c’est le cas pour le racisme ou le sexisme ! On le retrouve lorsque les médias présentent les personnes âgées comme « fragiles » et « dépendantes ».
 
Il influence également les décideurs (inconsciemment ou activement) par leur choix de mesures de maîtrise des coûts de préférence à des mesures d’adaptations appropriées et à des investissements dans les infrastructures et les services pour des sociétés vieillissantes. « De telles attitudes, répandues mais invisibles, entraînent une marginalisation des personnes âgées au sein de nos communautés et ont des conséquences négatives sur leur santé et leur bien-être » estime l’OMS.
 
Les personnes âgées qui pensent être un fardeau pour les autres perçoivent également leur vie comme ayant moins d’importance que celle des adultes et des jeunes, ce qui renforce le risque de dépression et d’isolement social.
 
Au final, il semblerait que les ainés ayant une attitude négative vis-à-vis du vieillissement pourraient vivre 7,5 années de moins que celles ayant des attitudes positives. Dont acte.

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Publié le Vendredi 30 Septembre 2016 dans la rubrique Société | Lu 1037 fois