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Jeudi 15 Mai 2008
Les retraités préfèrent léguer des valeurs personnelles plutôt que de l’argentLes générations de personnes près de la retraite (40/60 ans) et les nouveaux retraités (60/69 ans) à l’échelle mondiale aimeraient mieux laisser en héritage leur conception de la vie plutôt que de l’argent ou des biens, selon les résultats de l’étude intitulée L’Avenir des retraites, d’envergure mondiale publiée aujourd’hui par HSBC Assurances et réalisée en collaboration avec l’Institute of Ageing* de l’Université d’Oxford, auprès de 21 000 personnes dans 21 pays.
Intitulé L’avenir des retraites – Investir pour plus tard, le rapport de recherche de cette année porte sur la façon dont les gens du monde entier se préparent pour plus tard et pour leur retraite, sous l’angle des quatre grands thèmes que sont l’héritage, la préparation, les attentes et les choix.
Le sens de l’humour plutôt que de l’argent en héritage Moins de 10 % des participants à l’étude à l’échelle mondiale désirent laisser de l’argent à leurs héritiers. En revanche, 60% des participants veulent laisser leur conception de la vie en héritage. Ce désir de transmettre des valeurs humaines plutôt que de l’argent ou des biens est exprimé sur tous les continents, l’Eurasie, l’Afrique et les Amériques. En Europe, 64% des participants désirent transmettre leur conception de la vie (sens de l’humour, engagement envers la collectivité) et leurs connaissances. Seulement 30% des participants veulent laisser de l’argent ou des biens à leurs héritiers. En Eurasie et en Afrique, les participants ont indiqué que la religion gagnait en importance, le pourcentage le plus élevé, soit 50%, ayant été enregistré en Arabie saoudite. Le désir de transmettre des valeurs personnelles est plus élevé chez les femmes. Selon Stephen Green, président du conseil du Groupe HSBC, « d’après l’étude, les participants désirent être davantage en contrôle de leur propre sécurité financière et reconnaissent qu’il faut faire preuve de pragmatisme pour assurer financièrement leurs vieux jours. Autre point important, et étonnant, ils désirent transmettre leur conception de la vie et leurs connaissances de génération en génération. » .../...
Une génération mal préparée à la retraite
D’après le rapport, seule une faible proportion des participants sont bien préparés pour la retraite, et ils proviennent essentiellement de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Un groupe plus important, constitué principalement de participants de l’Europe de l’Est, de l’Asie et de l’Amérique latine, n’est pas du tout préparé pour la retraite et risque d’éprouver des difficultés une fois rendu à cette étape. Et, entre ces deux groupes aux antipodes, il y a de nombreuses personnes près de la retraite qui, malgré leur optimisme et leur esprit pratique, risquent de ne pas pouvoir répondre à leurs besoins à la retraite, mais peuvent encore renverser la situation. Ces personnes pourraient ne pouvoir compter que sur une aide gouvernementale restreinte, des revenus modestes et un faible soutien de leur famille. Plusieurs d’entre elles se demandent même sérieusement si elles ne devraient pas travailler plus longtemps. Dans l’ensemble, il est question d’une génération de personnes près de la retraite qui y sont mal préparées. Dans la plupart des économies en transition, de 50 à 80% des participants craignent de ne pas avoir assez d’argent à la retraite. Plus les participants sont âgés, moins ce nombre est élevé, passant de 58 à 44 % à l’échelle mondiale. En Europe et en Amérique du Nord, le nombre de participants craignant de manquer de ressources à la retraite est inférieur à 55%. Dans l’ensemble, environ 70% des participants ont peur de souffrir de maladie ou d’incapacité à un âge avancé. Ce nombre grimpe à 90% en France, mais glisse à environ 50% en Inde, en Chine et à Taiwan. Quelque 60% des participants dans le monde craignent de dépendre d’autrui dans leurs vieux jours. Ce nombre glisse à 30% dans certaines économies asiatiques et grimpe à 85% dans des régions de l’Europe du Nord et dans certaines économies en transition comme le Brésil et la Russie. Cette étude fait également ressortir le fait que les participants n’ayant qu’une seule source de revenus sont ceux qui courent le plus grand risque d’être mal préparés pour la retraite. Les sources de revenus de retraite varient selon les régions. En Europe et en Asie, elles consistent largement en épargne. En Amérique du Nord, ce sont des titres et des actions. En Amérique latine, les Brésiliens misent sur des rentes et les Mexicains, sur leurs avoirs. Et les différences sont importantes d’un pays à l’autre. D’après Clive Bannister, directeur général du Groupe, HSBC Assurances : « Il y a une génération de personnes près de la retraite qui n’y seront peut-être pas bien préparées. Leurs attentes risquent de n’être pas satisfaites à moins qu’elles ne prennent le temps de faire le point et d’envisager des moyens de planifier leurs revenus pour la deuxième moitié de leur vie. Notre étude indique que les attitudes à l’égard de la retraite changent. Plus particulièrement, il faut maintenant déterminer combien de temps on doit travailler, ce qui n’était pas le cas pour ceux qui sont déjà à la retraite. Les générations qui arrivent à la retraite, celles qui doivent élargir leurs sources de revenus à cette fin, savent qu’elles ne pourront pas autant compter sur l’aide des gouvernements et qu’elles devront vraisemblablement travailler plus longtemps. » L’épargne obligatoire pour financer une retraite plus longue Dans l’ensemble, près de deux participants sur trois croient que les gouvernements devraient assurer une part importante de leurs revenus de retraite. Toutefois, trois participants sur quatre pensent que ce ne sera pas le cas. D’après ce rapport, les participants définissent le rôle des gouvernements en matière de soutien aux populations vieillissantes comme suit : dans l’ensemble, 34% des participants sont pour l’épargne personnelle obligatoire. Ce nombre atteint un sommet de 68% en Allemagne ; quelque 25% des participants croient que la solution est de travailler plus longtemps ; Environ 12% des participants pensent que la solution est de hausser les impôts ; il n’y a qu’en Suède que l’on considère que le rôle le plus important du gouvernement consiste à hausser les impôts, un tiers des participants de ce pays étant de cet avis. L’importance accordée aux « quatre piliers » du soutien aux personnes du troisième âge (gouvernement, employeur, particuliers et famille) varie à l’échelle de la planète. Au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, plus les participants sont âgés, plus le rôle du gouvernement est important. En France, la famille vient au dernier rang, tandis qu’au Royaume-Uni et en Allemagne, chaque pilier a la même pondération. Les différences sont plus marquées entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Au Brésil et au Mexique, les gens font davantage confiance à leurs gouvernements. Aux États-Unis et au Canada, les gens comptent plus sur eux-mêmes. En Asie, les gens comptent sur eux et sur leurs familles pour subvenir à leurs besoins à la retraite. Selon le professeur Sarah Harper, directrice de l’Oxford Institute of Ageing et coauteur du rapport : « La dernière étude sur L’Avenir des retraites montre à quel point les gens deviennent conscients du besoin de se préparer pour plus tard. Toutefois, elle met également en évidence la vulnérabilité des générations qui s’approchent de la retraite. Ces générations sont de plus en plus sensibles à la nécessité de disposer de différentes ressources. Travailler plus longtemps peut être une solution acceptable pour nombre de femmes et d’hommes plus âgés qui sont en santé. En outre, ces générations comptent de plus en plus sur l’épargne et leurs avoirs pour améliorer leurs revenus de retraite. » *Fondé en 2001, l'Oxford Institute of Ageing est un institut multidisciplinaire relevant du département des sciences sociales de l'université d'Oxford, qui a pour mission d'étudier le vieillissement de la population à l'échelle mondiale et ses conséquences pour la société et les individus.
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