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Les Années 50 au Musée Galliera à Paris : la mode d’hier à redécouvrir en famille

Le musée Galliera à Paris présente actuellement et jusqu’au 20 novembre 2014, une exposition intitulée Les Années 50 qui retrace en cent modèles, la mode de l’époque. Un bon moyen de replonger dans le passé et de se remémorer ce que portaient les adultes de l’époque mais aussi les jeunes baby-boomers devenus seniors…


Années 50 au Musée Galliera
La mode, tout comme la musique, est un formidable moyen de se remémorer le passé.
 
Chacun se souvient d’un vêtement porté étant jeune, devenu probablement désuet aujourd’hui, mais parfaitement « in » à l’époque…
 
Voici donc une belle exposition à visiter en famille jusqu’au 20 novembre 2014 au Musée de la mode à Paris, le Musée Galliera, qui nous replonge avec délice dans les années d’après-guerre, les fameuses années 50.
 
Rappelons qu’à cette période, couture et prêt-à-porter étaient l'un des premiers secteurs économiques du pays  aussi un véritable laboratoire de la mode.
 
Concrètement, c'est l'âge d'or de la haute couture et Paris regagne son titre de capitale mondiale de la mode.
 
Guêpières, jupons, jupes à corolle, escarpins pointus, imprimés fleuris ou rayés de couleurs vives, tailleurs à jupe « crayon » et taille de guêpe, robes bustiers-fourreaux, robes de cocktail, broderies rocailles de cristaux : telle est la couture des années 1950. Mais parallèlement, à la même époque, une mode décontractée -pulls moulants, pantalon corsaires et jeans- est portée par la génération née après-guerre, celle du fameux baby-boom !
 
Début 1947, Christian Dior lance la première collection de sa maison de couture. Il jette aux orties l'image de la « femme-soldat à la carrure de boxeur » : la guerre est finie ! Apparaissent, chics et féminines, les femmes fleurs à la poitrine marquée, à la taille soulignée et au ventre creusé, aux hanches arrondies et à la jupe ample...
 
Aussitôt, Carmel Snow, rédactrice en chef de Harper's Bazaar, baptise cette collection « New Look ». Cette silhouette « sablier » si généreuse en tissu fait scandale en même temps qu'elle connaît un succès fulgurant et devient emblématique de la décennie.
 
D'autres styles concurrents sont tout aussi remarquables : la ligne Balenciaga, dite « tonneau », au volume s'évasant dans le dos et autour de la taille ou encore, à l'opposé du New Look, la ligne Chanel au tailleur droit et strict qui crée la rupture dès 1954.
 
Ces années-là (que l’on se remémore systématiquement en noir et blanc) sont décisives pour la haute couture française qui, fragilisée depuis la crise de 1929 et la guerre, renaît pour devenir éternelle... Il suffit d'égrener le chapelet mythique des noms de maisons parisiennes devenues « patrimoine national » : Jacques Heim, Chanel, Schiaparelli, Balenciaga, Jacques Fath pour les plus anciennes ; Pierre Balmain, Christian Dior, Jacques Griffe, Hubert de Givenchy, Pierre Cardin nouvellement apparues...
 
Paradoxalement, cette puissance de la mode française repose autant sur le prestige de ces noms synonymes de luxe, d'élégance et d'innovation que sur la capacité de la profession à se convertir au révolutionnaire prêt-à-porter. Dès 1950, « Les Couturiers Associés » - Jacques Fath, Robert Piguet, Paquin, Carven et Jean Dessès - fondent la première société spécialisée dans la diffusion sous licence de prêt-à-porter de couturiers.
 
Issues des collections du Palais Galliera, griffées des plus célèbres couturiers ou de maisons aujourd'hui tombées dans l'oubli (Jean Dessès, Madeleine Vramant, Lola Prusac), les pièces exceptionnelles de cette exposition retracent, en quelque 100 modèles et accessoires, l'évolution de la silhouette de 1947 à 1957, de la naissance du New Look à la disparition de Christian Dior et l'avènement d'Yves Saint Laurent.


Publié le Mardi 12 Août 2014 dans la rubrique Culture | Lu 891 fois