Mais naturellement, « n'est pas chien visiteur qui veut ! ». D’une manière générale, les animaux qui participent à ces rencontres sont soumis à un test d'aptitude réalisé par un comportementaliste spécialiste des relations homme/chien.
De fait, qu'il s'agisse d'un caniche, d'un labrador, d’un cocker ou d'un berger allemand, il est indispensable que les chiens soient équilibrés, qu'ils possèdent une bonne éducation de base (le rappel, assis, couché, pas bouger…), qu'ils marchent en laisse sans tirer, qu'ils ne sautent pas sur les personnes, qu'ils s'entendent avec ses congénères, qu'ils aient une hygiène irréprochable, qu'ils aiment le contact avec les humains, etc. Autre point fondamental, son maître doit pouvoir le guider et le contrôler à tout moment et en toute circonstance.
« Le chien, c'est avant tout la possibilité de donner et de recevoir sur le plan affectif ; caresses et léchouilles. Il apporte aussi avec lui un peu de la vie de l'extérieur, il procure de l'apaisement -l'agressivité disparaît- et fait naître le sourire à tous les coups. Il est créateur de liens, entre les résidents eux-mêmes, entre les résidents et les soignants et entre les résidents et leurs familles » précise Mme de Tournemire, présidente de l’association parisienne Parole de Chien.
L'animal donne également « un sentiment de confiance, d'autonomie et d'utilité qui sont renforcés à travers les ordres et les soins donnés à l'animal durant les animations. Et puis le regard du chien ne juge pas. Il est très valorisant pour ces personnes qui ont souvent une image négative d'elles-mêmes » conclut la directrice de cette association.