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Joel Chassaing-Cuvillier : un journaliste senior sur le "toit du Japon"

De Paris jusqu’au sommet du mont Fuji au Japon, Joel Chassaing-Cuvillier, journaliste auto depuis une quarantaine d’année vous fait découvrir des endroits inattendus de Tokyo avant d’entamer avec sa femme, l’ascension du toit du Pays du soleil levant. Un rêve qui devient enfin réalité.


Besoin de Japon par Jean-François Sabouret. A lire et à relire, car il facilite grandement la découverte des quartiers populaires de Tokyo, des izakaya où traînent le soir venu les salarymen qui travaillent dans les grandes entreprises de la capitale.
 
Dans ce pays de tradition où les meilleurs artisans et artistes sont considérés comme des Trésors vivants, le travail de la laque (Urushi), de la céramique et de l’acier des lames n’a rien à envier aux plus beaux mouvements conçus par les horlogers suisses.
 
Dans le passage couvert -une spécialité japonaise- de Nakano Broadway, les amateurs de montres ont le choix d'une dizaine de boutiques d'occasion où les Rolex, les Patek Philippe et les Lange et Söhne, sont proposées à profusion. Sans parler bien sûr, des boutiques de manga, de jouets anciens, de produits traditionnels, de souvenirs, etc. 

Autre quartier à découvrir, Kagurazaka, un lieu particulièrement vivant qui est l'exemple parfait de la vie tokoïte « normale », quotidienne. Toujours présente à Tokyo, la culture permet de découvrir actuellement au musée Suntory, une excellente exposition sur les boites en laque du 15ème siècle.
 
Dans un registre radicalement différent, n’oubliez pas de vous encanailler dans le quartier d’Harajuku et au parc Yoyogi où l'on retrouve régulièrement des fans de rocks des années 50 qui passent leur dimanche dans des démonstrations endiablées. Un entracte reposant et agréable avant d'entamer le périple vers le sommet du Fuji en empruntant bien sûr, le super train Fujisan View Express.
 
Après une petite heure à bord de ce train luxueux où le bois offre un décor désuet, l'arrivée à la gare de Kawaguchiko se fait dans un joyeux désordre où touristes et hikers s'entassent dans les bus locaux.

En dépit de l'altitude, une chaleur moite pèse sur les épaules. Pour cette première soirée passée dans un ryokan au bord du lac, on profite d'un onsen extérieur face au Fuji qui se reflète dans l'eau. 

Un petit chapeau nuageux reste posé sur le sommet du cratère. Le temps d'un dîner et le Fuji disparaît dans les nuages. Brume persistante le lendemain matin en prenant le bus pour le départ de la Yoshida Trail, direction la 5ème station. Il est 11h et les premiers mètres vers le sommet sont en… descente ! Une facilité dont on se souviendra au retour. C'est véritablement dès la 6ème station que les difficultés commencent.
 
La montée d'un champ de lave très pentu oblige à utiliser pieds et mains au risque de se frotter contre la rugosité de la lave ; et la lave, ça écorche ! Alors que la pente est de plus en plus raide, quelques runners escaladent le Yoshida Trail en courant.
 
Accueillante, la 7eme station atteinte en 2h, marque un repère dans la montée. Pendant que le jour commence à faiblir et que la brume monte, on atteint la première des huit stations. La pluie se transforme alors en averse et le brouillard s'installe.

Il est temps de se poser. Petite et intimiste, la hutte nous accueille pour un repas autour du poêle central. Si le coucher de soleil est inexistant, le lever de soleil à 4h30 est tout simplement magique. La mise en route vers le sommet est difficile ; nous l’atteindrons 4h plus tard, après une volée de marches sous un tori.
 
Reconnaissons que malgré la satisfaction de la réussite, la déception est grande devant de vagues cabanes fermées posées au bord du cratère. Seule une stèle marque le sommet. Il est 11h, et on ne s'attarde pas longtemps car le temps est terriblement changeant.
 
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la descente n'est pas forcément une partie de plaisir. Longue, raide par endroit dans un sol instable, le temps qui passe est interminable. Il est 15h lorsqu'on atteint l'arrêt du bus de retour. L'aventure est terminée, ma femme et moi avons atteint le sommet du Fuji, pas toujours facilement, mais nous en sommes revenus.
 
Joel Chassaing-Cuvillier







Publié le Lundi 24 Juillet 2017 dans la rubrique Tourisme et loisirs | Lu 532 fois