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Intoxications au monoxyde de carbone : les bons gestes de prévention

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et le ministère de la Santé diffusent depuis cet automne et durant tout l’hiver une campagne d’information pour sensibiliser la population sur les risques liés au monoxyde de carbone et les bons gestes à adopter.


Alors que seul un Français sur 10* (11,1%) pense courir un risque élevé d’être victime d’une intoxication au monoxyde de carbone (CO) au cours de sa vie, la campagne rappelle que « les intoxications au monoxyde de carbone concernent tout le monde. Les bons gestes de prévention aussi. »

En effet, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), environ 1.300 épisodes d'intoxication au monoxyde de carbone impliquant environ 4.000 personnes exposées à des émanations de CO sont déclarés chaque année.

Par exemple, du 1er septembre au 15 novembre 2010, 213 signalements d'épisodes ont été transmis à l’InVS par son système de surveillance. Entre le vendredi 26 novembre et le mercredi 1er décembre, la vague de froid a provoqué 43 épisodes d'intoxications au CO impliquant 110 personnes. Avec une centaine de décès chaque année**, le monoxyde de carbone est la première cause de mortalité par toxique en France.

Plus des trois quarts des Français équipés d’appareil de chauffage à combustion ne sont pourtant pas conscients d’avoir à leur domicile des appareils susceptibles d’émettre du CO.

Prévenir les intoxications au monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Il résulte d’une mauvaise combustion au sein d’un appareil ou d’un moteur à combustion, c’est-à-dire fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol. Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure. La grande majorité des intoxications au monoxyde de carbone se produit de manière accidentelle dans l’habitat (85%).

La chaudière reste la source d’intoxication la plus fréquente** (42% des cas d’intoxications) ; mais on observe une augmentation importante des épisodes d’intoxication au CO liés à une utilisation inadaptée de groupe électrogène, lors d’événements climatiques majeurs entraînant une coupure prolongée en alimentation électrique.

Afin de limiter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone au domicile, il convient :

- avant chaque hiver, de faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié ;

- tous les jours, d’aérer au moins 10 minutes, de maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et de ne jamais obstruer les entrées et sorties d’air ;

- de respecter systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.

En présence d’un appareil à combustion, maux de têtes, nausées, vomissements, sont les symptômes qui doivent alerter. Si ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce, cela peut être une intoxication au monoxyde de carbone. Dans ce cas, il est nécessaire d’aérer, d’évacuer le lieu et d’appeler les urgences en composant le 15 ou le 112.

En savoir plus sur : www.prevention-maison.fr

*Source Baromètre santé environnement 2007. Menard C. Girard D., Léon C., Beck F. (dir)
**Source : CepiDC. (Centre épidémiologique sur les causes médicales de décès). InVS


Publié le Mardi 7 Décembre 2010 dans la rubrique Habitat | Lu 1913 fois