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Grâce à sa nièce, Mike Brant est toujours vivant !

Oui, Mike est toujours vivant… Et cela grâce à Yona Brant, la nièce du chanteur. Cette jolie jeune femme reprend en effet le flambeau en s'occupant de manière très dynamique de la présidence du fan-club de l'inoubliable chanteur à la voix d'or et au physique d'éphèbe. Aujourd'hui, elle nous reçoit et nous fait part de ses projets. Elle nous raconte l'engouement que les admirateurs portent toujours en 2008 à son oncle-chanteur, 33 ans après sa disparition.


Grâce à sa nièce, Mike Brant est toujours vivant !
NTDA : Après la disparition d'Anna Salvadori qui s'occupait du « Mike Brant Star-Club », vous avez repris la présidence du « Fan-Club Mike Brant » en 2006. Avez-vous immédiatement accepté d'y prendre part ou au contraire avez-vous hésité ?

Yona Brant : Tout s'est enchaîné naturellement. La première fois que je suis venue à une soirée du fan-club (sous la direction d'Anna), j'avais environ 14 ans. L'accueil des fans fut très chaleureux. Puis, lorsque je me suis installée à Paris à l'âge de 20 ans, j'ai commencé à venir plus régulièrement jusqu'à la demande des dirigeants d'intégrer l'équipe en tant que membre du conseil, ce que j'ai fait pendant deux ans.

L'amour et la joie des fans que j'aime appeler « amis de Mike » m'ont donné envie de participer et de proposer d'autres idées d'organisation du fan-club afin de répondre encore plus à l'attente des fans de tous âges et de divers pays. Le « fan-club » est un mot souvent mal compris ou mal jugé. J'ai toujours considéré les « amis de Mike » et je n'oublie pas que, grâce à eux, Mike est toujours vivant dans leur cœur. Alors, lorsqu'on m'a proposé de prendre la présidence, j'ai été certes surprise mais très touchée et je n'ai pas longtemps hésité. Par contre, j'ai tenu à mériter ce poste en m'investissant sérieusement et sincèrement, comme les autres membres du club qui sont d'ailleurs adhérents depuis de nombreuses années. N'oublions pas que le fan-club de Mike est une association loi 1901 et que tous les membres sont bénévoles et oeuvrent pour faire perdurer la mémoire de Mike.

Malgré le travail que cela nécessite, ma plus belle récompense est de voir les fans heureux tant au cours des voyages que lors des soirées et surtout lorsqu'ils chantent en choeur, en se tenant la main, reprenant les chansons de Mike. C'est vraiment très émouvant. Je sais que ma grand-mère tenait également beaucoup au fan-club de Mike, son fils… Cette continuité me touche d'autant plus.

Et évidemment ma motivation principale est mon amour pour ma famille et bien sûr pour Mike. La dernière soirée souvenir en date a été programmée le 26 avril.

NTDA : Existe-t-il à votre connaissance d'autres fan-clubs de Mike Brant dans le monde ?

Yona Brant : Oui, il existe un fan club israélien, avec qui nous avons récemment créé des liens pour le plus grand bonheur de tous nos fans. Lors de nos voyages en Israël en 2005 et 2006, nous avons partagé des moments émouvants et amicaux : cérémonie sur la tombe de Mike, visite accompagnée de Zvi, le frère de Mike, dans les différents lieux de son enfance de Mike et de sa famille, soirées, etc. En avril 2007, nous avons eu le plaisir d'accueillir à Paris pour la première fois des membres du fan-club israélien.

NTDA : Les « biopics » à l'écran sont très en vogue. Après Piaf et Dalida, une rumeur court sur une éventuelle transposition à l'écran de la vie de Mike Brant. Qu'en est-il exactement ?

Yona Brant : Un biopic sur Mike est un rêve que j'ai depuis longtemps, bien avant que ce ne soit en vogue. Ce serait une belle consécration pour Mike. J'y pense donc depuis longtemps, mais c'est un immense projet qui nécessite beaucoup de temps, de moyens, de réflexions et de décisions. Le public est exigeant et se focalise sur la personne qui pourra interpréter Mike. L'acteur sera-t-il à la hauteur ?, Est-ce que le biopic sera conforme à la mémoire de l'artiste ? Il faut comprendre que si un film se réalise sur Mike, le but est d'expliquer qui était Mike (quelle personne sincère et belle il était - pour reprendre les termes de mon père et des amis de Mike-) et son incroyable destin, et lui rendre hommage également comme il le mérite. Il faut donc y travailler avec des personnes respectueuses de l'image et de la mémoire de Mike.

NTDA : Suivant les traces de votre oncle, vous avez sorti un CD et fait de la scène. Où en est aujourd'hui votre carrière d''artiste ?

Yona Brant : Porter le nom de Brant m'a fait vivre des moments magiques, mais difficiles dans une carrière de chanteuse. Le public m'a toujours fait confiance et soutenue, mais un certain milieu professionnel a plutôt cherché à me décourager. Je me suis découverte avec le temps des passions de création. Je me sens à l'aise et plus protégée dans la réalisation de projets. Il y a entre autres le DVD karaoké « Chantez Mike Brant » qui a été une belle aventure, et surtout il y a l'écriture, qui est une vraie passion. J'ai cependant été invitée par le chanteur suisse Laurent Brunetti à chanter en duo sur l'album « Décembre » et à en écrire les paroles.

L'album est sorti en décembre 2007. Je suis vraiment heureuse de ce duo qui reflète une sincère amitié. Mario Pacciolli, le compositeur de la chanson, a beaucoup de talent et de sensibilité. Laurent a une voix d'or, il a dans son précédent album repris avec brio et de manière personnelle plusieurs chansons de Mike.

NTDA : Comme vous, votre papa Zvi s'applique beaucoup à défendre l'image de son grand frère. Quel(s) souvenir(s) chérit-il le plus ?

Yona Brant : Je viens de demander à mon père et voilà sa réponse : « Je me souviens de son sens de l'humour incroyable et aussi que Mike était droit et honnête, c'était vraiment quelqu'un de bien.

NTDA : Vous organisez des voyages-souvenirs en Israël pour le fan-club. Comment cela se passe-t-il ?

Yona Brant : Nous ne sommes pas les organisateurs mais seulement les décideurs de projets. Les fans qui ont participé aux deux derniers voyages sont revenus enchantés avec plein de beaux souvenirs dans le cœur. Le prochain projet est encore à l'étude, nous vous tiendrons avec plaisir au courant de son évolution.

NTDA : Allez-vous à des concerts et quel style de musique écoutez-vous particulièrement ? Chanteurs, albums ?

Yona Brant : Chanteurs, albums ? Vous voulez que je fasse de la pub ? (rire) Découvrir un artiste sur scène est toujours « électrisant ». J'aime avoir des frissons lorsqu'un artiste est généreux sur scène et partage son univers. J'apprécie souvent les petites salles et le charme intimiste que cela procure. Parfois, il m'arrive également d'aller à l'opéra ou à des concerts classiques, ça me fait rêver. Mais un des derniers spectacles qui m'a le plus transportée est « Le temps des Gitans ».

En ce qui concerne mes goûts musicaux : Mike Brant évidemment (rire). Mais répondre à cette question peut être long car j'ai un goût très éclectique. Je peux vibrer sur toutes sortes de musiques et en général je sens très vite si elle me touche et m'emporte. Lorsque j'ai le coup de foudre pour un titre, je peux l'écouter vingt fois d'affilée. Avec mes parents, on adore se faire découvrir de nouveaux artistes ou chansons, on passerait des journées à se faire écouter, tout excités, nos découvertes.

Évidemment, bercée par les seventies, ma préférence tend malgré tout pour la variété française qui me suit depuis l'enfance. De tout temps, j'ai eu un goût un peu « rétro » que j'ai toujours assumé. Michel Berger reste pour moi un artiste complet, d'une profondeur et d'une douceur incroyable. Je suis attachée également aux artistes tels que Serge Lama, Véronique Sanson, Charles Aznavour, Barbara, etc. Puis, je remonte aux artistes actuels et je suis vite émue par des chanteurs à textes et sensibilité comme Vincent Delerm, Calogero, Fabien Martin. Dans la variété internationale, on n'oublie pas de grands artistes comme Barbra Streisand, Ray Charles et crooners « of course ».

Mais dans mon répertoire, il y toujours une touche de chansons israéliennes avec tous ses mélanges qui éveillent en moi mes origines. Les musiques du monde sont envoûtantes également, la diversité de notre belle planète est source de magie. Bref, un monde sans musique, je ne le conçois pas, et comme dit mon père « La musique est la meilleure ambassadrice de paix et d'amour à travers le monde…

Propos recueillis par Teddy Lévy

Crédit photo : Jean-Louis Rancurel et photos personnelles de Yona Brant (nièce du chanteur)


Publié le Vendredi 23 Mai 2008 dans la rubrique Culture | Lu 23800 fois