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Golden Hook : quand un jeune homme fait tricoter les grands-mères...

Golden Hook, un concept français avec un nom anglais, créé par le jeune Jérémy Emsellem, qui s’est donné pour but de faire (re)travailler des grands-mères pour favoriser les relations intergénérationnelles et surtout, pour leur offrir un petit complément de revenus. Choisissez votre bonnet ou votre écharpe que mamie vous tricotera à la main à la demande...


Comment allier le savoir traditionnel et ancestral de nos grands-mères au monde moderne, et toucher par la même occasion, les générations branchées du tout numérique ?

Tout simplement en réunissant un collectif de mamies qui tricotent à l’ancienne et à leur rythme des bonnets, des écharpes, des « snoods » (écharpe tube) et même des ceintures en laine… vendus en ligne.

Ce concept n’est pas nouveau. Depuis trois ans et demi déjà, des grands-mères danoises réalisent des pulls en laine pour les enfants et des mamies suisses tricotent des chaussettes sur-mesure. Mais peu importe, ce qu’il faut, c’est que ce type d’expérience de « commerce éthique et intergénérationnel » fonctionne.

En effet, au-delà de l’aspect « sympathique » de ce concept (des mamies tricotent des bonnets et des écharpes cools pour les jeunes), cette idée vise à rapprocher les générations, mais essaie surtout d’offrir un complément de revenus à ces vieilles dames qui ont parfois du mal à joindre les deux bouts...

Comme le soulignent les responsables de ce projet sur leur site Internet : « au-delà d’occuper leurs retraites, Golden Hook permet aux grand-mères de renflouer les caisses à la fin du mois et de transformer leur passe-temps en complément de retraite. Elles sont payées en fonction du modèle qu’elles confectionnent et du temps qu’elles passent sur chaque pièce. En autre terme, Simone aura plus de chance de partir aux Maldives si vous lui commandez une écharpe oversize ».

Genèse de l’histoire :

Golden Hook : quand un jeune homme fait tricoter les grands-mères...
A l’origine, le jeune homme a commencé à tricoter des bonnets pour ses amis. Puis, face à la demande, il a du faire appel à sa grand-tante qui résidait en maison de retraite… Et de fil en aiguille, ou plus exactement, de fil de laine en aiguille à tricoter, l’idée a germé et fait son chemin (Senioractu.com avait déjà évoqué ce concept début 2009).

« Nous avons choisi ce modèle d’entreprise dans le but de créer du lien social entre différents acteurs qui s’oublient trop souvent. Réussir à unir la jeunesse à l’expérience reste une force et un engagement Golden hook, et non pas une faiblesse comme bien trop souvent les entreprises d’aujourd’hui tentent à nous faire croire. Nos grands-mères sont fortes d’une expérience dans le crochet de plus de 50 ans pour certaines d’entre-elles, elles assurent ainsi un parfait savoir-faire et une qualité de confection inégalable » précisent encore les concepteurs de Golden Hook.

D’un point de vue pratique, Golden Hook vous donne la possibilité de créer votre propre bonnet, mais également votre écharpe, votre ceinture, votre cravate, votre collier, etc. : matières, couleurs, formes… C’est à vous de choisir. Alors laisser s’exprimer le créateur qui est en vous, soyez imaginatif. Ensuite, choisissez la grand-mère « qui réalisera votre bonnet* et laissez lui votre impression sur le site internet ». A partir de 49 euros pour un bonnet simple.

Un concept qui valorise le savoir-faire et l’expérience des anciens. Ce qui reste encore trop rare... Espérons que l’expérience fonctionnera !

Deux témoignages divergents parus dans une dépêche de l’AFP :

Une ancienne restauratrice de 58 ans, qui n'a pas droit au chômage et ne touche pas encore sa retraite. « Pour moi, ça a été la providence car je n'avais plus de revenu » témoigne cette « boulimique du tricot ». Cependant, le jeune homme n'a pas que des fans de son concept et certaines, qui ont travaillé pour lui sont moins enthousiastes. « C'est une arnaque. Il profite de vieilles dames isolées et dans le besoin en les payant trois francs six sous » souligne une femme qui tricote pour plusieurs associations caritatives.


Publié le Jeudi 9 Décembre 2010 dans la rubrique Emploi | Lu 5560 fois