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Franck Michael en concert au Casino de Paris ce week-end

Les fans de Franck Michael ont de quoi se réjouir ! En effet, leur crooner favori se produira sur scène ce week-end, à partir de vendredi après-midi au Casino de Paris. Il interprètera ses plus grands standards, mais aussi, les chansons de son dernier album « Mes Hommages », paru à l’automne 2008.


Franck Michael se produit donc à partir de cette après-midi dans la célèbre salle parisienne : le Casino de Paris.

Trois concerts sont programmés vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009 à 15 heures. Au cours de ce spectacle l’artiste interprètera naturellement, ses plus grands standards, mais également, les chansons de son dernier album « Mes Hommages », paru à l’automne 2008.

Rappelons d’ailleurs que cet album, préparé pendant deux ans, revisite les standards du jazz et les grandes chansons de Variété (avec une majuscule) qui ont illuminé son enfance et son adolescence.

Une plongée nostalgique dans le passé d’Edith Piaf à Frank Sinatra, en passant par Dean Martin et la canzone italienne, avec cette ambition simple de se faire plaisir et… De faire plaisir.
Franck Michael en concert au Casino de Paris ce week-end

Mes hommages

A comme Aria
Inspirée par un aria du pianiste Enrique Granados, la chanteuse mexicaine Consuelo Velazquez a composé ce boléro en 1940, devenu par la suite un immense classique repris par des artistes comme Edith Piaf, Charles Aznavour, Julio Iglesias, Cesaria Evora, et même Chris Isaak ou le groupe de rock Placebo… Avec sobriété, élégance et quelques chœurs discrets, Frank s’en approprie l’esprit romantique, en gardant une juste distance, dans ce rôle qui lui sied tant de chanteur de charme.

B comme Baisers Volés
« Que reste-t-il de nos amours ? »… Charles Trénet se le demandait en 1942. Des mots simples qui avaient séduit François Truffaut. Le réalisateur de la Nouvelle Vague donnait une seconde jeunesse à cette chanson éternelle en l’associant à son chef d’œuvre « Baisers Volés » (1968). Que reste-t-il de nos amours ? Frank n’apportera pas de réponse, mais revisite avec sa voix satinée ce texte et cette mélodie qui ont marqué son enfance et son adolescence dans la petite ville de Seraing en Belgique.

C comme Charles Aznavour
Avec la complicité du parolier Michel Jourdan, Charles Aznavour lui avait fait le rare privilège de lui confier « Le goût salé des larmes », mélodie qui figure sur son album « Il est toujours question d’amour » (2000). Juste retour des choses, Frank rend hommage au maestro, à l’homme aux 1000 chansons, avec cette délicate reprise du classique « Hier encore » (1961).

D comme Dean Martin
Pour le fils d’un immigré italien comme Frank, Dino Paul Crocetti plus connu sous le nom de « Dean Martin », a toujours représenté un modèle, une figure masculine douce et droite qui lui rappelle son père. Cinq fois sur cet album, Frank rend hommage à l’indémodable crooner italo-américain avec ses touchantes adaptations de tubes qui ont marqué bien au-delà de leur époque. Avec élégance, il reprend ainsi l’irrésistible mambo « Sway/Quien sera – 1954 » (Chanson pour l’inconnue), la sérénade nostalgique « That’s amore - 1953 » (C’est l’amore), le doo-wop serein « Memories are made of this – 1956 » (Et voilà mes amours), l’évidence tranquille de « Smile - 1954 » (Mal), et ce standard éternel que reste « Everybody loves somebody - 1964 » (Tout le monde peut un jour trouver l’amour) dont les paroles sont aujourd’hui gravées sur la tombe de Dean Martin à Los Angeles…

E comme Edith Piaf
Bing Crosby, Louis Armstrong, Grace Jones, Julio Iglesias, Patricia Kaas, Emilie Simon… Ce sont quelques-uns de la longue des artistes qui ont posé leur voix sur ce tube irrésistible d’Edith Piaf. Avec l’aide de ses musiciens et de ses fidèles choristes, Frank Michael en désamorce le côté dramatique, accélère le tempo pour imaginer une version plus allègre que l’original de 1946.

F comme Frank Sinatra
La version française de « Something Stupid », cet inoubliable standard que fredonnait Frank et sa fille Nancy Sinatra en 1967 a été popularisée par Sacha Distel. Un air romantique qui a marqué l’imaginaire de Franco Gabelli, timide ouvrier électricien des usines Cockerill à Seraing qui s’isolait, avec la complicité de ses camarades, derrière les turbines de son atelier pour composer ses premiers titres. C’était bien avant qu’il ne devienne Frank Michael. Quarante ans et quelques années après, le crooner belge rend hommage à ses idoles américaines et françaises en revisitant avec sobriété « Ces mots stupides », accompagné d’une discrète guitare hispanisante et de quelques cordes.

H comme Henri Salvador
« Une chanson douce »… Une comptine écrite en 1950 (sous le titre du « Loup, la biche et le chevalier ») par Henri Salvador et Maurice Pon devenue un tel succès que des générations et de générations de parents l’ont fredonnée (et la fredonnent encore !) pour endormir les enfants. Frank aime tant ce titre du premier véritable crooner français qu’il en propose ici deux versions, l’une sous forme de berceuse proche de l’originale, et l’autre influencée par les rythmes de la Jamaïque. À vous de choisir ? Et pourquoi pas les deux ?

J comme Julio Iglesias
En 1981, Julio Iglesias devenait numéro 1 à travers toute l’Europe avec « Begin the beguine », adaptation d’un standard ultra connu outre-atlantique composé par Cole Porter en 1935 pour Broadway. Poussé par son ami, le parolier Michel Jourdan (Julio Iglesias, Frank Sinatra, Hélène Ségara, Calogero…), Frank s’empare de ce classique (« Une chanson qui revient… ») si peu conventionnel du jazz big band. Une ode aux années folles et au temps qui passe…

Q comme Québec
Dans les années de vaches maigres au début des années 80, c’est au Québec que Frank a retrouvé le succès. Un pays qui a marqué le crooner belge au point qu’il le considère comme sa deuxième « Terre Promise » (si proche de l’Amérique d’Elvis Presley), sans compter l’effet Madeleine de Proust des chansons singulières et populaires de poètes locaux comme Jean-Pierre Ferland ou Félix Leclerc. Clin d’œil à ses cousins d’outre-atlantique, Frank revisite en gardant leur esprit rétro, respectivement « Je reviens chez vous », et « C’est un petit bonheur ». Deux immenses succès qui ont aussi marqué la grande « Variété » française.

R comme Romantique
Le titre original de « Je tire ma révérence », une complainte qui rappelle le style et les mots simples de Trénet était en fait « Dites-lui que je l’aime ». Une chanson triste imaginée par Pascal Bastia en 1935, interprétée par Jean Sablon (1939) et Marlène Dietrich (1960). L’éternel romantique que restera sans doute Frank toute sa vie la décline sans effet inutile, gentleman jusqu’à bout…

Y comme Yves Montand
En 1946, Yves Montand chantait pour la première fois dans « Les Portes de la Nuit » de Marcel Carné, la mélodie délicate des « Feuilles Mortes » co-écrite par Jacques Prévert et Joseph Kosma. Depuis, cette chanson est devenue un immense standard du jazz aussi célèbre en France qu’à l’étranger dans sa version anglaise « Autumn Leaves » (Miles Davis, Nat King Cole…). En version bossa-nova, Frank réinvente avec retenue et sobriété cette complainte éternelle sur « les amants désunis ».


Publié le Vendredi 18 Septembre 2009 dans la rubrique Culture | Lu 5486 fois