Du vieillissement de Jean Améry : on vieillit quand on découvre que le temps est l’adversaire de la vie (livre)


Les éditions Payot viennent de rééditer dans leur collection Petite Bibliothèque Payot, « Du vieillissement / Révolte et résignation », une œuvre littéraire de Jean Améry, écrivain et philosophe allemand déporté pendant la guerre. Parce que c’est quand on prend conscience que le temps passe que l’on commence à vieillir…


Du vieillissement, DR
Du vieillissement / Révolte et résignation est le premier livre de Jean Améry (de son vrai nom Hans Meyer). Il ne s’agit pas d’un ouvrage sur la vieillesse ni sur le bien vieillir, mais plutôt d’une œuvre sur le temps qui passe et sur la vie qui file. Notamment chez les rescapés des camps de concentration.

Toute personne qui, ayant soudain, « découvert » que le temps est l'adversaire de la vie, se met à ruser avec lui, est un être vieillissant.

« Alors, écrit Jean Améry, commence à s'installer la tentation de la litanie maniaque. Je vais mourir je vais-je vais mourir, rire, rire, je vais mou. Puisqu'il ne peut pas penser la mort, il croit devoir au moins la cerner. Je vais mourir, se dit l'homme vieillissant. Quant ? Où ? Comment ? Surtout : Comment ? »

Une réflexion magistrale et poignante, où se mêlent la littérature et l'expérience vécue, par l'un des grands intellectuels du 20ème siècle qui pose la question de toute une génération : que signifie vieillir quand on est soi-même un survivant ?

Jean Améry (1912-1978), de son vrai nom Hans Meyer, écrivain et philosophe dans la mouvance de Francfort, dirige dans les années 30 à Vienne la revue littéraire Die Brücke. Arrêté en 1940 en Belgique, il est déporté dans le camp de Gurs d'où il réussit à s'évader. En 1943, il est envoyé à Auschwitz puis, en 1945, à Bergen Belsen. A son retour de déportation, il s'installe à Bruxelles où il se suicide en 1978.

Du vieillissement de Jean Améry
Révolte et résignation
Préface de : Régine Waintrater

Collection : Petite Bibliothèque Payot | Numéro : 731
Editions : Payot
Traduit de l'Allemand par Annick Yaiche
208 pages

Prix : 8.50 €

Rédigé le Mardi 5 Janvier 2010 | Lu 2304 fois







Recevoir la Newsletter de Senioractu.com







Bien Vieillir : le secret de Marthe Mercadier

La comédienne Marthe Mercadier, 83 ans, se produira cet été dans un « one woman show » au Festival de Carcassonne. Elle nous dévoile quelques-uns de ses secrets pour « bien vieillir ».

La presse a récemment dévoilé l’importance des liens familiaux pour bien vieillir, résultat du sondage LH2 pour le cabinet de conseil en stratégie et marketing Seniosphère.

La mutuelle Mutac ne peut qu’appuyer cette étude, puisque lors de sa précédente conférence-débat animée par Philippe Gildas, réunissant scientifiques et témoignage de l’actrice octogénaire Marthe Mercadier, elle avait déjà relevé l’importance du lien social.

Marthe Mercadier, témoigne ci-après de ce qui l’a aidé à être ce qu’elle est aujourd’hui à 83 ans : une personne dynamique, vive et en pleine capacité mentale.

Après avoir joué dans de nombreuses pièces de théâtre, elle se produira dans un « one woman show » au festival de Carcassonne cet été 2012. « Il faut croire dans les ressources que chacun a en soi ! » s’exclame-t-elle avec sa gouaille habituelle.

Elle a frôlé la mort étant petite en entrant dans la résistance dès 14 ans. Elle a par ailleurs eu deux accidents de vie qui l’ont immobilisée (par la parole ou physiquement) et depuis, chaque jour est un cadeau ! « Il faut subir le vieillissement, mais le maîtriser, être heureux d’être vivant ! ». Elle confie également que son secret de jeunesse, « c’est le maintien du lien social et le rire, qui sont pour elle, un refuge ! »

« Pour bien vieillir, il me semble important de conserver un lien social, une entraide, une chaleur, une vérité. Je m’intéresse beaucoup aux maisons de nos chères (NDLR : entendre « chères personnes âgées »), celles qui n’ont pas de familles et qui restent dans les maisons de retraites. Je vais faire des petits spectacles et je leur donne la parole. On prend le thé, on bavarde et on est contentes. C’est très important. »

Les chercheurs de l’université de Détroit ne peuvent que lui donner raison. Ils ont réalisé une étude sur les joueurs de baseball. Ceux qui ne souriaient pas sont morts à 72 ans en moyenne tandis que ceux qui souriaient, sont morts à 79 ans en moyenne… (source : courrier international du 26/05/2010). Philippe Gildas partage également ce sentiment. D’ailleurs, il raconte qu’il a acquis quelques années d’avance en présentant l’émission « Nulle part ailleurs » sur Canal+.

JPTAROT Senioractu.com
22/05/2012