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Des seniors particulièrement sensibles à la pollution

Une étude de l’Université McMaster (Canada) réalisée sur près de 900 aînés, confirme que les seniors sont particulièrement sensibles aux effets de la pollution atmosphérique. En effet, cette récente enquête a montré que les plus de 65 ans, confrontés à des niveaux élevés de produits toxiques, étaient plus à risque de développer une pneumonie entrainant une hospitalisation.



Des seniors particulièrement sensibles à la pollution
On s’en doutait déjà depuis un bon moment… La pollution atmosphérique, ce n’est pas bon pour la santé ! Et notamment pour celle des seniors.

Une nouvelle étude canadienne vient enfoncer le clou. En effet, selon l’Université McMaster (Canada), la pollution atmosphérique serait responsable d’une hausse des hospitalisations pour pneumonie chez les plus de 65 ans.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques canadiens ont comparé l’état de santé de 365 seniors de 65 ans et plus de la ville d’Hamilton (Ontario) souffrant de pneumonie, à celui de 493 habitants de la même zone géographique choisis au hasard.

L’idée était d’évaluer les effets à long-terme d’une exposition au dioxyde d’azote et au dioxyde de soufre -deux émanations provenant des moteurs de voitures- et aux fines particules contenues dans l’air que l’on respire, -issues elles, de la pollution industrielle-, sur les risques d’hospitalisation pour pneumonie chez les seniors.

« Notre enquête a montré que chez les seniors, une exposition de longue durée à la pollution automobile augmentait les risques d’hospitalisation pour pneumonie » souligne le docteur Mark Loeb, en charge de cette étude.

« Nous pensons que le contact prolongé avec des matières polluantes a des répercussions sur le système immunitaire et que cela réduit la capacité des poumons à éliminer les éléments pathogènes » ajoute encore ce spécialiste.

Plus concrètement, les chercheurs estiment qu’une exposition de plus de douze mois à de forts taux d’oxyde d’azote et aux fines particules polluantes (de moins de 2.5 microns) multiplie au moins par deux le risque d’hospitalisation des plus de 65 ans pour pneumonie. En revanche, l’exposition au dioxyde de souffre n’a pas été associée à une hausse de ce risque.

Cette étude a été publiée le 1er janvier 2010 dans la revue scientifique The American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine.

Mercredi 6 Janvier 2010
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