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De l’influence de l’environnement dans la genèse des cancers

Une étude publiée cette semaine par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), portant sur les liens entre les cancers et l’environnement, formule ses propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. Elles reposent sur une approche fondée sur le risque, un ciblage des expositions et sur des recommandations de recherche. Détails.



L'Afsset avait commandité en 2005 une expertise collective à l'Inserm sur les neuf types de cancers dont l'incidence a le plus augmenté en vingt-cinq ans (poumon ; hémopathies malignes ; sein ; testicule ; thyroïde ; mésothéliomes ; tumeurs cérébrales ; ovaire ; prostate). Pour ce faire, l’Inserm a mobilisé 40 chercheurs qui ont analysé 1.800 articles de la littérature scientifique et ont rendu public en octobre 2008 un rapport de 900 pages.

Pour ce nouvel avis, l'Afsset s'est fondée sur ces travaux des chercheurs et sur ses propres travaux sur des cancérogènes particuliers (amiante, formaldéhyde, particules, benzène...). Elle a cherché à confronter les positions des parties compétentes en auditionnant 17 organismes scientifiques et 21 personnalités de la science, des mondes professionnels, des associations et du monde judiciaire, des sciences socio-économiques et des lanceurs d'alerte.

1. La part de l'environnement est substantielle dans la genèse des cancers.
Une politique de prévention doit s'attaquer aux risques encore débattus de cancers et non pas se limiter aux seuls risques avérés.

Les seuls risques avérés n'expliquent que très peu de cancers (par exemple le couple amiante-mésothéliome ou tabac-cancer du poumon...) et beaucoup de cancers restent largement non expliqués.

Les travaux scientifiques les plus récents suggèrent qu'ils doivent être reliés à un jeu extrêmement complexe d'interactions entre facteurs génétiques, expositions environnementales, facteurs comportementaux et vieillissement.

De plus les inconnues scientifiques sont très nombreuses sur ces risques encore débattus. Dans ce contexte faire l'impasse sur les risques débattus est impossible et l'Afsset considère que cette situation justifie pleinement que l'approche de prévention se double d'une approche de précaution.

La recherche devra donc de plus en plus croiser les disciplines pour mieux expliquer et comprendre les liens entre environnement et cancer. Par exemple l'approche épidémiologique devra s'enrichir de l'apport de nombreuses disciplines (toxicologie, expologie, sciences sociales et économie...)

2. Pour ce qui concerne la gestion des risques, l'Afsset confirme l'intérêt de l'approche réglementaire actuelle fondée sur les dangers des substances, mais elle demande de la compléter par une approche sur les risques.

La réglementation donne des outils pour engager des obligations de substitution ou de suppression de cancérogènes avérés. Mais elle est relativement démunie pour traiter de cancérogènes classés moins dangereux.

Or, de tels cancérogènes peuvent concerner une très large population exposée. C'est le cas, par exemple du dichlorométhane, classé en catégorie 3 par manque de données suffisantes mais qui n'est pas indemne de tout soupçon sur l'animal. Pourtant, il est utilisé largement (11.000 tonnes par an en France).

L'Afsset recommande dans ce genre de cas que les logiques de recherche de substitutions, de définition de valeurs de références et de réduction de l'exposition soit plus développées. Elle vient ainsi de publier une valeur limite d'exposition professionnelle sur le dichlorométhane plus protectrice. Elle met aussi à disposition des industriels un site www.substitution-cmr.fr pour encourager la diffusion des expériences réussies de substitution.

L'approche par l'évaluation des risques sanitaires permet de mettre l'accent sur les expositions, de hiérarchiser les sources de plus fortes expositions et de traiter les sources de plus fortes expositions. La recherche devra alors se développer sur l'expologie (science de l'exposition aux agents à risque). Elle devra également développer les indicateurs précurseurs de cancers, comme les biomarqueurs qui permettent de reconstituer une exposition ou de détecter des signes avant coureurs de cancer.

3. L'Afsset encourage le développement d'une approche socio-économique.

Face aux incertitudes multiples et aux inconnues qui entourent la question des liens entre cancers et environnement, une implication de la société est nécessaire. Le débat entre sciences sanitaires et sciences sociales permettra de progresser plus rapidement sur les déterminants des expositions (en partie liées à des inégalités sociales).

L'approche coût-bénéfice permet d'éclairer le décideur et parfois d'identifier des opportunités manquées de prévention. Par exemple la prise en compte des fibres fines et courtes d'amiante par la réglementation, proposée par l'Afsset, devrait permettre d'économiser des indemnisations des victimes de l'amiante, dont le total est lourd pour la collectivité.

Jeudi 9 Juillet 2009
Source : Afsset
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1.Posté par leon91 le 09/07/2009 23:38
mais où les medecins iront dans la prévention.

ils savent très bien que l'oxygène est la vie. sans oxygène c'est la mort rapide !!! mais l'oxygène est un oxydant et brule progressivement les cellules.

Les gens , dont moi même, en ont assez de la prévention qui ne fait qu'une seule chose ! Réduire les libertés. là on va dire quoi aux gens ? de sortir dehors moins longtemps ou de porter des casques tant d'heures par jour. on va limiter les sorties en confinant les gens chez eux ? et faire bosser les gens sur ordinateur pour les cas qui sont possibles.

là les gens se mettront en effet sur internet pour faire les courses "pour pas commettre l'horreur de transmettre le virus" et ensuite ils adopteront ce mode d'achat et bonjour les milliers de chomeurs dans les hypers. ca sera la conséquence des discours lénifiants dans des milieux comme le médical.










2.Posté par Annie MESNIL le 10/07/2009 12:54
Mon époux est décédé en octobre dernier d'un GIST (Gastro Intestinal Stromal Tumor). Il avait travaillé durant 25 ans sur les pistes de l'aéroport d'Orly, donc au contact direct des pollutions kérosène et ensuite 2 ans sur le site de l'incinérateur d'ordures de Verte-le-Petit (91). Un nombre important de ses collègues d'Orly ayant subi ou étant décédés de divers cancers, j'avais alerté l'Agence Française de Sécurité Sanitaire dès 2004. Fin 2008, après le décès de mon époux j'ai repris contact avec le responsable du CHSCT de l'entreprise ALYZIA (Orly)... aucune étude n'avait été entreprise ! Combien de décès "suspects" avant une étude ? Faut-il attendre une "affaire de l'amiante BIS" ?

3.Posté par demitrius le 19/07/2009 14:54
Bonjour,
En dehors du fait que tous les pollueurs de la planète s'en fichent royalement de notre santé, on pourrait déjà commencer par faire le minimum chez soi, qui est très facile, à notre portée: arrêter d'acheter tout ce qui pollue et ne pas faire rentrer cette pollution chez soi. A commencer par tous les produits d'entretien qui sont truffés de produits toxiques, tous les désodorisants d'ambiance truffés eux aussi de toxiques, tous les produits tue-moustiques électriques, tous les produits nettoyants ménagers quels qu'ils soient sont toxiques, éviter aussi d'acheter des meubles en mélaminé truffé de formaldéhyde, éviter le PVC, moquette, stratifié, plastique,bougie ( à moins qu'elles ne soient naturelles ) sont des dangers, ainsi que les bâtons d'encens, etc,etc... et déjà vous verrez que ça ira un peu mieux. Beaucoup souffrent et se soignent avec des tas d'allergisants alors qu'il suffirait d'enlever le produit nocif. Alors me direz-vous, on nettoie comment chez soi. Et bien : vinaigre blanc, lavande, investir dans un nettoyeur vapeur ( il y en a des pas chers ) et aérer son habitation le matin l'air est moins pollué ), investir également dans certaines plantes qui ont la particularité de nettoyer l'air. Donc, tout ça, quand vous faites le total des prix vous verrez qu'au final c'est moins cher, c'est joli, et ça ne détruit pas la santé. Comme disait Coluche, il suffirait qu'on en achète plus, et leurs merdes ne se vendraient plus. Commencer par ce qu'on peut faire soi-même c'est déjà beaucoup. Arrêter aussi de croire les pub. Aller sur des sites intéressants sur le sujet de la pollution chez soi et vous serez étonnés de voir tout ce qui nous empoisonne sans qu'on le sache. Bonne recherche.

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