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Cancer colorectal : l’Inca lance une grande campagne d’information grand public

Depuis samedi dernier, on peut voir sur les principales grandes chaines de télévision (et ce, jusqu’au 14 octobre prochain), la toute nouvelle campagne de l’Institut national du cancer (INCa) qui vise à inciter les Français à participer au dépistage organisé du cancer colorectal, 3ème cancer le plus fréquent après les cancers du sein et de la prostate avec 37.400 nouveaux cas par an. Cette pathologie représente également avec ses 17.000 décès annuels, la 2ème cause de mortalité par cancer après le cancer du poumon. Détails de la campagne et informations sur ce cancer encore relativement méconnu…


Concrètement, l’objectif de cette campagne de communication présentée la semaine dernière par l'INCa est d'expliquer aux Français (notamment de 50 à 74 ans), l'importance de dépister tôt ce type de cancer, de manière à augmenter les chances de guérison.

« Le plus souvent, dépisté à temps, un cancer colorectal n'est pas méchant » : telle est la signature commune du film télévisé et des spots radio. Elle valorise le bénéfice du dépistage du cancer colorectal dans un contexte où seule une personne sur cinq identifie spontanément ce cancer comme un cancer qui peut être guéri quand il est dépisté suffisamment tôt.

L’essentiel sur le cancer colorectal
Le cancer colorectal est une tumeur maligne de la muqueuse du côlon ou du rectum. Le côlon et le rectum constituent la dernière partie du tube digestif, aussi appelée gros intestin.

Comment se développe un cancer colorectal ?
On estime que 60% à 80% des cancers colorectaux se développent à partir d’une tumeur bénigne, appelée polype ou adénome et que la séquence adénome-cancer dure en moyenne plus de 10 ans. On distingue au moins trois étapes évolutives de l’adénome : la genèse, la croissance et la transformation maligne. On estime que seulement 10% des adénomes atteignent 1cm de diamètre et que parmi ceux-ci, environ un quart deviennent des cancers.

Rappelons que le dépistage organisé est proposé aux personnes entre 50 et 74 ans. Il consiste en un test (Hemoccult), pris en charge par l'assurance maladie et renouvelé tous les deux ans, permettant de détecter des traces de sang dans les selles, (mais invisibles à l'œil nu). En cas de présence de sang, le généraliste peut prescrire une coloscopie (examen intestinal interne réalisé sous anesthésie).

Incidence
En 2005, on estimait à 37 400 environ le nombre de nouveaux cas de cancer colorectal en France. Le cancer colorectal se situe ainsi au 3e rang des cancers les plus fréquents derrière le cancer de la prostate (62 245 nouveaux cas) et le cancer du sein (49 814)1.

En 2000, l’âge médian lors du diagnostic d‘un cancer colorectal était de 72 ans chez l’homme et de 75 ans chez la femme. L’incidence reste sensiblement la même chez les hommes et chez les femmes jusqu’à 55 ans. A partir de cet âge, le taux d’incidence augmente plus rapidement chez les hommes.

Le pronostic associé au cancer colorectal est étroitement lié au stade de développement au moment du diagnostic. Or, en 2 000, seuls 19% de ces cancers étaient détectés au stade I de leur développement. Diagnostiquer ces cancers plus tôt, c’est leur offrir une plus haute probabilité de guérison. .../...
Cancer colorectal : l’Inca lance une grande campagne d’information grand public

Les moyens d’agir
On diagnostique souvent trop tardivement le cancer colorectal. Cela s’explique par le fait qu’il évolue dans un premier temps sans donner de signes avant-coureurs. Pourtant, des progrès ont été accomplis ces dernières années dans la détection précoce, le dépistage et les traitements.

Une meilleure connaissance des signes d’alerte et la réalisation plus rapide des examens à visée diagnostique, en particulier la coloscopie (exploration visuelle de l’intestin), ont contribué à améliorer la survie. Le dépistage peut permettre d’identifier des cancers à un stade très précoce de leur développement et des polypes, avant qu’ils n’évoluent vers un cancer. Mais seul un cancer colorectal sur cinq environ est diagnostiqué au stade I.

Les signes d’alerte
Certains signes doivent attirer l’attention car ils facilitent la détection précoce du cancer colorectal. Si l’un ou plusieurs d’entre eux apparaissent, il faut consulter rapidement son médecin traitant qui, après l’examen clinique, prescrira éventuellement une coloscopie pour en déterminer la cause.

Ces signes sont les suivants :
- La présence d’un saignement dans les selles (rectorragie ou méléna), qu’il ne faut pas attribuer spontanément à des hémorroïdes sans avis médical
- Des troubles du transit d’apparition récente : diarrhée ou constipation inhabituelle, ou alternance de ces deux troubles
- Des douleurs abdominales inexpliquées et d’apparition récente
- Un amaigrissement inexpliqué

Les recommandations de dépistage selon le niveau de risque
On peut distinguer différents profils de personnes qui risquent de développer un cancer colorectal. L’opportunité d’un dépistage, l’âge auquel le réaliser, le rythme et les modalités de la surveillance ou d’investigation varient selon ces profils.
Les personnes à risque moyen de cancer colorectal (la majorité des cas)
Les hommes et femmes de plus de 50 ans sans symptômes apparents constituent la population présentant ce qu’on appelle un risque moyen de cancer colorectal : 94% des cancers colorectaux surviennent après cet âge. C’est à eux qu’est destiné le test de recherche de sang occulte dans les selles dans le cadre du programme de dépistage organisé mis en place par les pouvoirs publics.
Les personnes à risque élevé de cancer colorectal (15 à 20% des cas)
Il s’agit :
- des personnes qui ont déjà eu un adénome de plus d’un centimètre ou un premier cancer colorectal
- des personnes dont un parent proche (père, mère, frère, soeur, enfant) a été atteint d’un cancer de l’intestin avant 65 ans, et de celles dont deux parents ont été atteints quel que soit l’âge du diagnostic
- des personnes atteintes de maladie inflammatoire chronique de l’intestin étendue au moment du diagnostic et évoluant depuis plus de 20 ans.
La méthode de dépistage préconisée pour ces personnes est la coloscopie dont le médecin déterminera la fréquence, en fonction du profil et des antécédents du patient.
Les personnes à risque très élevé de cancer colorectal (1 à 3% des cas environ)
Certains cancers colorectaux, rares, sont liés à une maladie héréditaire : des gènes défectueux peuvent être transmis d’un parent à son enfant.

Présentent ainsi un risque très élevé de développer un cancer colorectal :
- Les membres d’une famille atteinte de Polypose Adénomateuse Familiale (PAF) caractérisée par la présence de très nombreux polypes sur le tube digestif.
- Les membres d’une famille avec HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer), également appelé syndrome de Lynch.

Une consultation d’oncogénétique est proposée en cas de suspicion d’une forme familiale de cancer colorectal. Un arbre généalogique est établi, et s’il confirme l’existence de plusieurs cas de cancers dans la famille, un prélèvement sanguin est effectué. Cette recherche, si elle est positive, s’étend aux ascendants, descendants, frères, soeurs, neveux et nièces. Dans ce cas, les porteurs de l’anomalie se verront proposer un conseil génétique et des mesures de surveillance définies en fonction de la nature de l’anomalie, de leur âge et de leur psychologie.

Il existe aujourd’hui une centaine de sites de consultation d’oncogénétique en France, lesquels ont enregistré près de 24 000 consultations en 2006 dont plus de 5 800 liées aux familles à risque de cancers digestifs.

Une campagne d’incitation nationale
Expérimenté depuis 2003 dans une vingtaine de départements pilotes, le dépistage organisé du cancer colorectal entre en 2008 en phase de généralisation à l’ensemble du territoire. Concrètement, cela signifie que l’offre de dépistage devient effective dans 98 départements et qu’une grande majorité de médecins généralistes, est en mesure de proposer le test de dépistage à la population cible (50-74 ans).

La généralisation offre l’opportunité pour la première fois de faire du sujet une campagne d’envergure nationale dans le but d’inciter à la participation et de lever les freins inhérents à ce cancer : méconnaissance et inquiétude sur fond de faible bruit médiatique. Au regard de l’importance de l’enjeu de santé publique, les études montrent en effet une méconnaissance très nette de ce cancer.

Ainsi, seule une personne sur cinq identifie spontanément le cancer colorectal comme un cancer qui « lorsqu’il est dépisté suffisamment tôt, peut être bien pris en charge et guéri ». Pour exemple : près de 9 personnes sur 10 citent à ce titre le cancer du sein.

Une étude qualitative menée en janvier 2007 par Ipsos santé et l’Institut National du Cancer auprès des médecins généralistes et des hommes et femmes de 50 ans et plus, éclaire ce constat quantitatif.

Un cancer à l’image inquiétante
L’étude met en valeur le fait que le cancer colorectal a, dans la population des 50-74 ans, une image particulièrement inquiétante, engendrant souvent une attitude empreinte de fatalisme vis-à-vis de la pathologie en général et de ses chances de guérison. L’issue du cancer colorectal est perçue comme souvent fatale, les traitements mutilants. L’ablation d’une partie de l’intestin, l’image de l’anus artificiel, la « poche », constituent de véritables sources d’angoisse.

Un manque d’information qui renforce l’anxiété
En outre, les connaissances sur le cancer colorectal au sein de la population sont pour le moment principalement construites sur la base de ouï-dire ou à partir de suppositions qu’on souhaiterait voir confirmer ou infirmer par des communications émanant de sources fiables. En leur absence, le champ est laissé libre à des interprétations erronées: « s’il n’y a pas d’information sur ce cancer, c’est qu’on ne sait pas grand chose dessus, que la recherche n’avance pas et qu’il doit être particulièrement difficile à soigner »..

Le dépistage organisé : un choix de santé publique en faveur d’une stratégie en deux temps

Dispositif et modalités du dépistage organisé
Le dépistage organisé est géré au niveau de chaque département par des structures de gestion en référence au cahier des charges national publié au Journal Officiel. Ainsi, sur l’ensemble du territoire, les structures invitent par courrier les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans à consulter leur médecin généraliste. Il appartient à celui-ci d’évaluer leur état de santé et de leur remettre un test s’ils sont éligibles au dépistage organisé. L’implication du médecin traitant est un facteur essentiel de l’adhésion des patients. On a pu mesurer lors des expériences pilotes que le taux de participation à la campagne était multiplié par trois quand le médecin remettait le test à son patient.

Une stratégie en deux temps
- 1er temps : le test au gaïac
Le test au gaïac présente les critères requis par l’OMS pour un dépistage organisé : simple, acceptable, peu onéreux, sans danger.
En pratique, le test consiste à prélever, sur trois selles consécutives, un petit fragment
de la taille d’une lentille ou d’un grain de riz qu’il faut déposer sur une plaquette. Cette plaquette est ensuite envoyée à un centre de lecture qui transmet alors les résultats à la personne et à son médecin.

En cas de test négatif (97% des cas), la personne est invitée à renouveler le test deux ans plus tard. Elle est également sensibilisée aux signes d’alerte qui doivent la conduire à consulter son médecin traitant sans attendre ce délai de 2 ans. Dans le cas où le test est positif, le médecin généraliste prescrit une coloscopie pour rechercher la présence de lésions dans le côlon ou le rectum.

En population à risque moyen, le test est positif dans 2 à 3% des cas. Sa sensibilité
est de 50%, ce qui correspond au diagnostic d’un cancer sur 2. Sa spécificité est de 98%, soit une positivité erronée dans 2% des cas. Il permet de sélectionner la population et de limiter les coloscopies inutiles.

Des recherches sont en cours pour proposer des tests de recherche d’un saignement occulte plus performants. A court terme, un intérêt particulier est porté à l’évaluation des tests immunologiques.

Bientôt une nouvelle génération de tests : les tests immunologiques
De nouveaux tests basés sur une réaction immunologique de recherche de sang dans les selles ont été développés récemment. Ils ne modifient pas la stratégie de dépistage en deux temps, c’est à dire un test de sélection par recherche de traces de sang dans les selles et réalisation d’une coloscopie si le test est positif.

Des études comparatives au test au gaïac ont été menées ou sont en cours en France dans plusieurs départements. Les résultats préliminaires montrent une meilleure sensibilité. Toutefois, la spécificité peut s’avé-rer parfois inférieure à celle des tests au gaïac car elle est dépendante du seuil d’hémoglobine retenu comme significatif. Le taux de positivité doit être raisonnable si l’on veut rester dans des proportions acceptables de population devant être explorée par coloscopie.

- 2ème temps éventuel : la coloscopie
La coloscopie est actuellement l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Elle permet en outre de retirer les polypes. Si elles restent rares, les complications liées à la coloscopie ne doivent pas être ignorées, ce qui justifie la stratégie en deux temps pour les sujets à risque moyen. Outre les risques inhérents à l’anesthésie, les principales complications sont la perforation et l’hémorragie, estimées de 1 à 2/1000.

• Date d’entrée dans le dispositif du dépistage organisé du cancer colorectal

Les traitements
Le choix du traitement dépend du stade et de la localisation du cancer. Il est décidé en réunion de concertation pluridisciplinaire.

• La chirurgie
La chirurgie représente le principal traitement du cancer colorectal. L’intervention consiste en l’ablation du segment de côlon concerné. S’il s’agit d’un cancer rectal, le chirurgien réalise l’ablation du rectum en préservant si possible le sphincter. L’ablation du mésorectum (zone graisseuse située autour du rectum qui contient les vaisseaux sanguins et lymphatiques et les nerfs du rectum) diminue le risque de rechute.

Vagues d’entrée dans le dispositif mars 2008 décembre 2007 septembre 2007 mai 2007 décembre 2006 - février 2007 expérimentation pas encore dans le dispositif

La chirurgie par coelioscopie donne des résultats similaires à la chirurgie classique. Elle consiste à introduire un système optique et les instruments par plusieurs petites incisions. Le chirurgien guide ses gestes en regardant l’image qui apparaît sur un écran. Elle présente l’avantage de réduire la durée d’hospitalisation, de limiter les douleurs post-opératoires, de permettre une reprise plus rapide des activités et de rendre moins visibles les cicatrices. Elle a l’inconvénient d’un temps d’intervention plus long. Un document de la Haute Autorité de Santé (HAS) publié en mars 2005 indique que « les résultats carcinologiques de la coelioscopie dans le cancer colorectal ne sont pas différents de ceux de la chirurgie ouverte ».

Dans certains cas, une colostomie peut être nécessaire. Il s’agit d’une ouverture réalisée par le chirurgien au niveau du ventre pour permettre l’évacuation des selles vers une poche spéciale située à l’extérieur du corps. Elle peut être provisoire, dans l’attente de la cicatrisation de l’intestin.

Lorsque le cancer a pu être enlevé en totalité, l’opération assure seule la guérison.

La chirurgie associée à la radiothérapie
Dans le cancer du rectum, une radiothérapie pré-opératoire éventuellement associée à une chimiothérapie permet de diminuer le risque de récidive locale. Elle est indiquée lorsque le cancer envahit toute la paroi et/ou si les ganglions sont atteints.

La chimiothérapie adjuvante
Elle complète la chirurgie, réduit les risques de récidive et améliore la survie. Son efficacité est démontrée dans le cas du cancer du côlon avec atteinte ganglionnaire.
La chimiothérapie de référence actuelle associe 5 FU, acide folinique et oxaliplatine ou « FOLFOX », par cure de 2 jours tous les 15 jours pendant 6 mois.

La chimiothérapie des formes évolutives et/ou métastatiques
L’arrivée des thérapies ciblées représente une nouvelle avancée, avec notamment les anti-angiogéniques, dont le bevacizumab (anti VEGF), qui bloquent le processus de néo-vascularisation de la tumeur. Celle-ci est alors privée des nutriments indispensables à sa croissance.

Une autre approche ciblée concerne le blocage du récepteur par un facteur de croissance cellulaire (EGF). Des anticorps monoclonaux, le cétuximab et le panitumumab bloquent ce récepteur. Ces approches font actuellement l’objet de nombreux essais multicentriques. Les premiers résultats montrent qu’associées à la chimiothérapie, ces molécules augmentent le taux de réponse chez les patients n’ayant pas de mutation du gène K-RAS.

La chimiothérapie doit être suivie, si possible, de la chirurgie des métastases. La destruction des métastases peut éventuellement s’effectuer par radiofréquence. Cette technique consiste à introduire une électrode dans la métastase et, grâce à des ondes de radiofréquence, à la porter à une température de plus de 60°C. Elle est ainsi détruite par la chaleur. Cette technique s’applique notamment aux métastases situées dans le foie.

Rappels Anatomiques

Le rôle du système digestif est d’abord de décomposer les aliments ingérés en substances utilisables par l’organisme (protéines, glucides, lipides, sels minéraux, oligo-éléments et autres). C’est ce qui se passe dans la bouche puis dans l’estomac. Ces substances transitent ensuite dans l’intestin grêle, passant alors dans la circulation sanguine pour être assimilées par le corps. Restent des résidus inutilisables qui passent dans le côlon. Celui-ci élabore et concentre les matières fécales par réabsorption d’eau et de sel. Ces matières fécales sont enfin acheminées vers le rectum où elles sont stockées avant leur excrétion via l’anus.

Cancer colorectal et nutrition

Les cancers sont des maladies multifactorielles, dans lesquelles interviennent à la fois des facteurs biologiques individuels (prédispositions génétiques à certains cancers, polymorphisme génétique…) et des facteurs liés aux comportements individuels ainsi qu’à l’environnement au sens large (tabagisme, consommation d’alcool, alimentation, niveau d’activité physique, exposition à des produits chimiques…). La nutrition, la consommation d’alcool et le tabac, dont les effets néfastes sont en permanence à rappeler, jouent un rôle important dans l’explication de la survenue de certains cancers.

Les causes des cancers colorectaux ne sont encore que partiellement connues. Cependant, certains faits sont déjà bien établis. La plupart des études suggèrent qu’un excès d’apport calorique et la sédentarité sont des facteurs de risque alors que les légumes jouent un rôle protecteur. Ainsi, de nombreuses études ont observé qu’une consommation élevée de légumes diminuait le risque d’au moins 20%.

Une consommation élevée de charcuterie, d’abats ainsi que de céréales raffinées (pâte, riz, pain, polenta) constitue également un facteur de risque. Le tabac favorise l’apparition des adénomes et l’alcool joue un rôle important dans l’augmentation de taille de ces adénomes. Cependant les données disponibles sur ces différents risques ne sont pas encore assez précises : le rôle de la consommation de viande ou des fibres reste encore discuté.

L’effet protecteur des fruits concernerait plutôt les adénomes et surtout ceux de grosse taille.
Dans le cadre du programme national nutrition santé (PNNS)
- Il est recommandé de consommer cinq fruits et légumes par jour, quelle que soit la forme : crus, cuits, frais, en conserve ou surgelés.
- Il est aussi recommandé, si l’activité physique professionnelle est faible ou modérée, d’effectuer au moins une demi-heure (et si possible une heure) de marche rapide, ou une activité similaire, par jour, et une activité physique vigoureuse d’au moins une heure par semaine.
- Il est recommandé chez ceux qui consomment des boissons alcoolisées, de ne pas dépasser un apport équivalent à 20 g d’alcool pur par jour (soit deux verres de vin de 10 cl ou deux bières de 25 cl ou 6 cl d’alcool fort).


Publié le Mardi 16 Septembre 2008 dans la rubrique Santé | Lu 10222 fois