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Avec les premiers rayons de soleil, le temps du rosé est revenu

Le premier rayon de soleil, la première terrasse, les premiers poissons de roche sont prétextes à ouvrir une jolie bouteille de rosé. Avec pour réflexe de choisir un vin de Provence synonyme de soleil. Et avec l’assurance aujourd’hui, de boire des vins de qualité.


Bouteilles aux formes recherchées, palette de couleurs élargies, crus classés, les rosés de Provence de qualité se font aguicheurs et multiplient les appels du pied aux consommateurs. D’autant que la concurrence est rude sur un marché où les acteurs sont particulièrement nombreux.
 
Las des vins de soif aux lendemains douloureux, les consommateurs privilégient désormais la qualité de vins qui ont été produits avec soin. En ce moment, c’est le millésime 2016 qui arrive chez les cavistes. Une année compliquée pour certains en raison des conditions climatiques contrastées. Excès de pluie en début de saison suivi d’une période de sécheresse et de chaleur n’a pas facilité le travail des vignerons.
 
C’est leur savoir-faire que nous retrouvons aujourd’hui dans nos verres. La qualité, c’est le choix du Château Romanin qui a privilégié la récolte manuelle et la biodynamie. Pour cet A.O.P Baux de Provence, c’est un assemblage de Grenache, de Syrah, de Counoise et de Mourvèdre qui a été élaboré. En dix ans, depuis la reprise du domaine par la famille Charmolüe, ancienne propriétaire du Château Montrose, un travail important a été effectué afin de produire des vins aboutis à l’instar du Château Romanin rosé 2016. Produit à 24 000 bouteilles, ce rosé offre une minéralité qui met en avant des parfums de garrigue et d’agrume. Sa couleur rose pâle est associée à des reflets de cuivre rouge. Un vin d’été, pour de belles grillades. Vendu 14 euros la bouteille.
 
Dans un autre registre, le Château Roseline -fort de ses 500.000 bouteilles réparties en quatre cuvées- propose des vins issus d’un domaine provençal historique. Bénéficiant de l’appellation A.O.P et Côte de Provence cru classé, la cuvée Lampe de méduse se distingue d’une part par une bouteille de forme originale, et aussi par une robe claire presque incolore. Un choix qui implique une récolte nocturne afin d’éviter la moindre oxydation. Cette cuvée est constituée de grenache et de mourvèdre et dans une moindre proportion, de Cinsault, tibouren, syrah, rolle et sémillon. Vin d’été, convivial, parfait pour un dîner sur une terrasse, sa rondeur et son parfum le destine à accompagner de belles grillades. Vendu 13,70 euros la bouteille.

Appartenant au groupe Castel, premier distributeur de France, le Château Cavalier bénéficie de la synergie d’une grande maison. Classé A.O.P Côte de Provence, le vignoble produit quatre cuvées différentes dans leurs assemblages. Comme pour tous les vignobles de la région, les conditions climatiques ont demandé un travail de sélection des raisins important. Pour ce millésime 2016, on retiendra la cuvée Grand Cavalier limitée en production, qui est présentée dans un flacon élégant et original.
 
Avec une robe soutenue (50% de syrah) qui annonce un nez de fruits rouges, le Grand Cavalier est un vin équilibré et élégant qui s’accommodera parfaitement de poissons rôtis et de viandes blanches. Une légère minéralité lui apporte une belle fraîcheur. Toujours dans le domaine du Château Cavalier, la cuvée Marafiance est assemblée avec une proportion majoritaire de grenache (57%) et de syrah (22%). Une robe rose pâle, un parfum d’agrume, il se distingue par sa minéralité. Parfait avec des salades d’été et des poissons grillés. Les Château Cavalier sont disponibles chez les cavistes. Vendus 17 et 12 euros la bouteille.
 
On retrouve l’esprit de vin convivial avec La Romaine. Un AOC du Ventoux qui sera un vin idéal pour les apéritifs, les barbecues et les salades d’été. Une robe rose pâle, un nez de fruits rouges, une légère acidité d’agrume en bouche lui apporte la fraîcheur d’un rosé d’été. Composé à 80% de grenache et de 20% de cinsault, il sera bu bien frais.
 
Joel Chassaing-Cuvillier
 


Publié le Vendredi 14 Avril 2017 dans la rubrique Consommation | Lu 1084 fois