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Article publié le 15/01/2021 à 09:38 | Lu 3737 fois

Vivre vieux, mourir vivant : réflexions sur la fin de vie et la mort (livre)




L’ouvrage collectif « Vivre vieux, mourir vivant », sous la direction du chercheur et enseignant, Philippe Pitaud, édité chez Eres éditions est à nouveau disponible ; il date à l’origine de 2013. Un livre (20 euros, 224 pages) qui ouvre une réflexion non seulement sur la mort en elle-même mais aussi sur les circonstances en amont…


La mort reste un sujet relativement tabou dans nos sociétés. On la cache, on la dissimule, on la refoule. On fait tout pour ne pas la voir. Elle est « devenue dans nos sociétés industrialisées synonyme de solitude voire de non-accompagnement ».
 
Même au sein de notre société contemporaine, qui se veut pourtant ouverte, les tabous restent assez nombreux et clairement, la mort en fait partie. L’être humain n'est pas préparé à cela, surtout pas dans notre culture occidentale, où tout signe vieillissement doit être effacé.
 
Pourtant, la mort fait partie de la vie. Et en ces temps de pandémie, elle est encore plus présente dans notre quotidien, avec tous les jours, des morts « supplémentaires » dues à la Covid-19, qui viennent s’ajouter aux décès qu’un pays enregistre naturellement au fil des semaines…
 
Dans cet esprit, cet ouvrage collectif (qui n’était plus disponible et qui vient d’être réimprimé) pose une réflexion non seulement sur la mort en elle-même mais également sur les circonstances en amont. Sur l’accompagnement des mourants, sur les soins palliatifs, sur le sens de la vie et de la mort... En aval, il s’interroge sur le travail de deuil, sur la place des religions, sur l’acceptation de la mort par les équipes soignantes...
 
Ce livre parait sous la direction du chercheur et enseignant Philippe Pitaux de l’Institut de gérontologie sociale à Marseille et professeur associé à l’université d’Aix-Marseille où il gère les
masters Action gérontologique et ingénierie sociale ainsi que le diplôme d’université en gérontologie appliquée. Bref, l’homme connait bien son sujet.
 
Naturellement, les raisons sociales, sociétales et culturelles n’expliquent pas la solitude de nombreuses personnes en train de mourir, il convient également d’essayer de comprendre « nos résistances inconscientes pour tenter de comprendre nos fuites et nos dérobades ».
 
« Il s’agit surtout d’humaniser et de dédramatiser le mourir, de lui rendre une dimension humaine
totalement oubliée et laissée pour compte dans l’ère de l’industrialisation et de la technologie que nous vivons ». Un sujet vaste et souvent abordé qui continue de passionner autant que de faire peur.