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Article publié le 03/11/2006 à 18:40 | Lu 2575 fois

Plus de six femmes sur dix craignent la ménopause

Une enquête présentée récemment par l’Association française des femmes médecins (AFFM) montre que la majorité des femmes (65%) se disent « fatalistes, attristées ou abattues » face à la ménopause*.


De la simple réaction « ni chaud ni froid » à « attristée », les attitudes des femmes vis-à-vis de la ménopause sont globalement négatives : presque les deux tiers (65%) d’entre elles se disent fatalistes, attristées ou abattues en y pensant, indique cette enquête réalisée auprès de 500 femmes âgées de 48 à 55 ans.

Plus d’une femme sur dix (13 %) évoque le sentiment de vieillir d’un coup et seulement 7 % envisagent la ménopause avec sérénité. Avant cette période de leur vie, 64 % des femmes craignent les bouffées de chaleur, 58 % l’ostéoporose ou 52 % l’irritabilité.

Cependant, 91% des femmes sondées pour cette étude ont estimé que la ménopause se vivait plus facilement de nous jours qu’il y a 30 ans.

Même si un tiers des femmes (30%) indiquent qu’elles doivent prendre l’initiative du dialogue sur la ménopause avec leur médecin, elles estiment que dans la quasi-totalité des cas (98%), il sait les écouter et répondre à leurs questions. Une petite minorité, 5%, affirme ne pas être suivie par un gynécologue. .../...
Plus de six femmes sur dix craignent la ménopause

Toujours selon cette enquête de l’AFFM, un peu moins de deux tiers des femmes ménopausées (64%) suivent ou ont suivi un traitement. Parmi celles qui sont capables de citer leur traitement (93%), dans la moitié des cas (45%), il s’agit ou s’agissait d’un traitement hormonal de la ménopause (THM), dans un quart des cas (25 %) d’un traitement contre les bouffées de chaleur et dans un cas sur cinq (18%) d’un phytoestrogène ou un produit à base de soja.

Enfin, une majorité (60%) indique que le THM s’avère être le plus efficace des traitements sur l’ensemble des symptômes. Pour une moitié d’entre elles (51%), l’apport du THM est supérieur aux effets indésirables et plus des deux tiers (68%) affirment savoir qu’il existe plusieurs types de traitements hormonaux avec des différences en terme de risques sanitaires.

* La ménopause est un phénomène naturel. Etymologiquement, cela signifie l’arrêt des règles. Cela correspond au moment où les ovaires cessent de produire les hormones de la reproduction, oestrogènes et progestérone.