La douleur aiguë peut être considérée comme le signal d’une maladie ou d’une blessure, mais la douleur chronique, récurrente, représente un problème de santé particulier, une maladie à part entière.
Au cours d’une conférence de presse, qui vient de se dérouler à Istanbul, l’Association Internationale pour l’Etude de la douleur (IASP) et la Fédération européenne des sections locales de l’IASP (EFIC) ont lancé une nouvelle campagne contre la douleur qui aura lieu de septembre 2006 à octobre 2007. Et parallèlement, ces deux organismes, vont mener diverses actions dans plusieurs pays d’Europe pour sensibiliser au problème de la douleur chez les personnes âgées.
Or, comme le souligne un récent communiqué de Sanofi, la douleur chronique associée au zona représente l’une des situations les plus fréquentes et sera au cœur des thèmes abordés lors de cette Année mondiale contre la douleur. Et de préciser que l’arrivée de son nouveau vaccin, le Zostavax®, « pourrait contribuer à la réduction de cette douleur chez les sujets âgés de plus de 60 ans en Europe ».
La douleur est un problème très courant chez les sujets âgés, qui souffrent plus fréquemment de douleurs chroniques, indique le laboratoire. En ce qui concerne, le zona, ce dernier s’accompagne souvent de douleurs aiguës et peut entraîner par la suite des névralgies post-zostériennes (NPZ), douleurs chroniques persistantes. Le traitement du zona, et notamment celui de la douleur, reste « souvent difficile et peu efficace » précise encore le laboratoire. Et d’ajouter que « chez beaucoup de patients, les douleurs post-zostériennes sont rebelles aux traitements, qui n'apportent pas un soulagement suffisant ou entraînent des effets secondaires ».
« Le zona et les complications sévères et invalidantes qui lui sont associées peuvent avoir un retentissement important, souvent très sous-estimé, sur la qualité de vie du patient » ajoute encore Sanofi : cela peut entraîner des problèmes fonctionnels, une altération de la vie quotidienne, des détresses émotionnelles, voire des dépressions pouvant même aller jusqu’au suicide.
« Le risque de zona et la sévérité de la maladie augmentent avec l’âge, du fait de la diminution de l’immunité spécifique anti-VZV avec l’âge » indique encore le laboratoire français. On peut donc s’attendre à ce que son incidence augmente avec le vieillissement de la population (environ 1,8 million de nouveaux cas de zona tous les ans dans la Communauté Européenne, entraînant 12 000 hospitalisations chaque année, soit environ 33 par jour). Pourtant, prévient Sanofi « la plupart des gens ne se sentent pas concernés par le zona, alors qu’une personne sur quatre va en souffrir au cours de sa vie ».