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Vieillissement de la population : le point avec l’Insee

Comme le rappellent les spécialistes de l’Insee, « identifier les composantes du vieillissement démographique aide à mieux en saisir les conséquences et les façons de s'y adapter ». Voici donc, ci-après, les grandes lignes de l’une de leurs dernières études.


Selon l’Insee, « le maintien d'une fécondité relativement élevée et un flux migratoire de l'ordre de 100 000 entrées annuelles devraient suffire à préserver, à horizon prévisible, la France d'un processus de vieillissement « par le bas », celui qui découlerait d'une baisse de la population d'âge actif ».
 
Pour ces spécialistes de la démographie, le vieillissement se fait donc « par le haut », c'est-à-dire par une croissance du nombre de plus de 60 ans... Cette croissance tient à deux facteurs : l'allongement de la durée de vie et l'arrivée aux âges élevés des générations nombreuses du baby-boom.
 
On peut isoler l'effet du premier facteur en reconstituant la trajectoire d'une population fictive sans migrations ni fluctuations annuelles du nombre de naissances mais qui aurait été et serait à l'avenir soumise aux variations constatées ou anticipées de la mortalité. Une telle population aurait déjà connu un vieillissement marqué tout au long des cinquante dernières années et elle aurait dû en gérer progressivement les conséquences.
 
L'effet du baby-boom se superpose à ce mouvement tendanciel. Il s'agit d'un effet « en V ». Les baby-boomers ont d'abord retardé le vieillissement en venant gonfler les tranches d'âge actives. Leur arrivée progressive aux tranches d'âge élevées le fait réaccélérer de 2006 à 2035. Il ralentira ensuite à nouveau, à partir de 2035-2040…


Publié le Lundi 23 Septembre 2013 dans la rubrique Société | Lu 749 fois