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Une rencontre avec les Babayagas à l’occasion de l’une des représentations de la pièce de théâtre May

A l’issue de la représentation de la pièce de théâtre May qui aura lieu le 17 mai prochain au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (93), les spectateurs auront l’occasion de rencontrer les fondatrices de la Maison des Babayagas, un groupe de femmes qui a décidé de se battre pour la construction d’un lieu de vie « permettant, même jusqu’à un âge avancé, de poursuivre et finir sa vie dans ses murs avec des compagnes ayant fait le même choix de vie ».


May est une pièce de théâtre qui est jouée depuis le 26 avril dernier au Théâtre la Commune à Aubervilliers. Elle a été adaptée et mise en scène par Didier Bezace d’après The Mother d’Hanif Kureishi, également scénariste d’Intimité de Patrice Chéreau et de My Beautiful Laundrette de Stephen Frears.

« May vient de perdre son mari, elle flotte entre le refus de vieillir comme une veuve ordinaire et l’absence de projet dans sa vie », souligne Didier Bezace.

« Jusqu’au jour où, presque par hasard, un baiser la réveille et l’entraîne dans une expérience de jeune fille, retrouvant une part d’elle-même enfouie dans son coeur et dans son corps. May, peut-être la plus moderne d’entre toutes : mère ordinaire, épouse modèle, grand-mère sans histoire, May ressemble à beaucoup de femmes que nous connaissons ou que nous croyons connaître. Elle fait un parcours paradoxal, scandaleux au regard du rôle qu’elle-même et la société lui assignent. May se surprend et nous surprend, elle s’évade de son emploi par instinct de survie et part à la recherche d’une personne oubliée qui n’est autre qu’elle-même ; elle la redécouvre avec étonnement, plaisir et souffrance parfois » ajoute le metteur en scène. .../...
May copyright Marc Daniau

Avec le scénario de The Mother, « la renaissance de cette appétence sexuelle est d’autant plus originale qu’elle survient chez un être qu’on imagine perdu pour la cause. L’auteur se sert de cette recherche du plaisir pour également suggérer la déshumanisation d’un monde occidental désireux d’enterrer ses vieux avant l’heure. The Mother offre un tableau saisissant d’une société où le matérialisme érigé en valeur va de pair avec un conservatisme sexuel étouffant, pour les personnes déterminées à vivre librement leur désir ».

A l’issue de la représentation du jeudi 17 mai, qui se tiendra à 16h30, une rencontre sera organisée avec des représentes de l’association des Babayagas. L’histoire de May, une mère, une grand-mère et une femme qui « connaît le printemps de sa vie à l’âge où d’autres se fanent - non sans heurter son entourage et la société qui la tenait pour finie » donnera lieu à un débat avec les Babayagas qui ont pour projet, la construction d’une maison de retraite réservée aux femmes.

En effet, la Maison des Babayagas s’annonce comme « un lieu de vie pour femmes âgées, lieu autogéré, solidaire, citoyen et écologique. Ce n’est pas un projet gérontologique, à peine un projet social, c’est un projet politique, économique et culturel, qui veut changer la représentation des vieux sur eux mêmes et le regard de la société sur les vieux ».

Attention : jeudi 17 mai, représentation à 16h30

Découvrez cette pièce et participez à la discussion qui suivra au tarif préférentiel de 11 euros au lieu de 22 euros dans la limite des places disponibles

May d’après The Mother, film de Roger Michell, scénario d'Hanif Kureishi, mise en scène Didier Bezace

du jeudi 26 avril au dimanche 3 juin 2007
du mardi au samedi à 21h sauf les mardi 8 mai et jeudi 17 mai à 16h30 le dimanche à 16h30 relâches exceptionnelles le dimanche 29 avril et le mardi 1er mai

Réservation indispensable au 01 48 33 16 16
(code à mentionner pour bénéficier de l’offre : COMM.MAY.A01)
Pour tout renseignement supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter


Publié le Mercredi 9 Mai 2007 dans la rubrique Culture | Lu 3903 fois