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Une perte de taille chez les seniors hommes augmenterait les risques de mortalité

Une grande étude menée par le Royal Free and University College Medical School de Londres, publiée récemment dans la revue spécialisée « Archives of Internal Medicine », montre que les seniors de sexe masculin qui ont perdu 3 cm ou plus en vieillissant présenteraient un risque accru de mortalité et de maladies cardiaques.


C’est un fait, « notre taille diminue avec l’âge » remarquent les chercheurs. Mais l’impact de cette décroissance sur la santé des personnes âgées n’avait jamais véritablement été étudié.

Le professeur d’épidémiologie Goya Wannamethee est ses collègues ont donc examiné les cas de 7.735 hommes âgés de 40 à 59 ans, sélectionnés –et mesurés- entre 1978 et 1980.

Vingt ans plus tard, 4.213 de ces messieurs, alors âgés de 60 à 79, ans ont été réexaminés. Les chercheurs ont alors analysé la relation possible entre la diminution de la taille et le taux de mortalité ainsi que le risque de développer une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Au cours de ces vingt ans, les participants à cette étude ont perdu en moyenne 1.67 cm et 1.400 ont perdu plus de 2cm. Les scientifiques ont alors classé ces hommes en quatre catégories : ceux qui avaient perdu moins d’un centimètre, ceux qui avaient perdu entre 1 et 1.9 cm, ceux qui avaient perdu entre 1.9 et 2.9 cm, et enfin, ceux qui avaient perdu plus de 3 cm. .../...
Une perte de taille chez les seniors hommes augmenterait les risques de mortalité

L’étude a montré que les hommes qui avaient perdu 3 centimètres ou plus voyaient leur taux de mortalité augmenter de 64% contrairement à ceux qui avaient perdu 1 cm ou moins. Selon ces scientifiques, cet excès de mortalité est largement attribuable à des difficultés respiratoires et à des problèmes cardiaques, mais pas au cancer. De plus, même après la prise en compte de facteurs de risques cardiovasculaires, de problèmes pulmonaires ou autres soucis de santé préexistants, ce résultat est demeuré significatif.

Au-delà de ce constat, l’étude n’est pas en mesure d’expliquer la relation qui peut exister entre "perte de taille" et "augmentation de la mortalité". Il est possible qu’un mécanisme pour le moment inconnu soit responsable de ce rapetissement et parallèlement, d’une augmentation de certains problèmes de santé. La combinaison de ces deux facteurs entraînant une hausse de la mortalité, précisent les chercheurs. Et de conclure que la perte de taille, même infime, est « un signe de mauvaise santé ».


Publié le Mardi 9 Janvier 2007 dans la rubrique Santé | Lu 5521 fois