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Une nouvelle projection de l’Insee prévoit un tiers de seniors en France d’ici 2050

Selon de nouvelles projections démographiques réalisées par la division « Enquêtes et études démographiques » de l’Insee, au 1er janvier 2050, en supposant que les tendances récentes se maintiennent, la France métropolitaine devrait compter 70 millions d’habitants dont un sur trois serait âgé de 60 ans ou plus -contre un sur cinq en 2005.


Sous les hypothèses du scénario central (retenu parmi 27), la population de la France métropolitaine s’établirait à 70 millions d’habitants au 1er janvier 2050, contre 60,7 millions en 2005, indique un récent communiqué de l'Insee.

Sa croissance serait ininterrompue jusqu’en 2050 mais de moins en moins soutenue (+ 0,56 % en 2005 à + 0,11 % en 2049). Ce ralentissement est lié à l’augmentation du nombre de décès, conséquence du vieillissement : 773 000 décès en 2049, contre 531 000 en 2005. Ces derniers s’accélèreraient à partir de 2030, avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses du baby-boom.

Le solde naturel, en baisse depuis 2005, deviendrait alors plus faible que le solde migratoire. Vers 2045, il serait même négatif (– 26 000 en 2049), le nombre de décès excédant le nombre des naissances. La population continuerait toutefois de croître jusqu’en 2050, grâce au solde migratoire. .../...
Une nouvelle projection de l’Insee prévoit un tiers de seniors en France d’ici 2050

Le vieillissement de la population française, précise l’Insee, devrait s’accentuer entre 2005 et 2050 : alors que 20,8 % de la population résidant en France métropolitaine avait 60 ans ou plus en 2005, cette proportion devrait atteindre 30,6 % en 2035 et de 31,9 % en 2050… Pratiquement une personne sur trois.

Ainsi, à la moitié de ce siècle, la France métropolitaine devrait compter 69 habitants de 60 ans ou plus pour 100 habitants de 20-59 ans, et 46 habitants de 65 ans ou plus pour 100 de 15 à 64 ans. En 2050, selon ce scénario de l’Insee, la France devrait donc tabler sur 22,3 millions de personnes âgées de 60 ans ou plus contre 12,6 millions en 2005, soit une hausse de 80 % en 45 ans. C’est entre 2006 et 2035 que cet accroissement serait le plus fort (de 12,8 à 20,9 millions), avec l’arrivée à ces âges des générations nombreuses issues du baby-boom, nées entre 1946 et 1975.

Entre 2035 et 2050, la hausse serait plus modérée. Les personnes qui atteindront 60 ans appartiennent en effet à des générations moins nombreuses. Par ailleurs, les générations du baby-boom nées juste après-guerre approcheront les 90 ans : elles parviendront donc à des âges de forte mortalité.

Sous les hypothèses du scénario central, le nombre de personnes de moins de 20 ans resterait stable : 15,1 millions en 2005 et 15,3 millions en 2050. Mais comme la population totale augmenterait durant cette période, la part des jeunes dans la population métropolitaine baisserait (24,9 % en 2005 et 21,9 % en 2050). Dès 2014, la proportion de personnes de moins de 20 ans serait inférieure à celle des 60 ans ou plus.

Le nombre de personnes âgées de 20 à 59 ans augmentait avant 2005 ; il resterait stable entre 2006 et 2008, autour de 33,1 millions. La baisse commencerait alors, les générations arrivant à ces âges étant moins nombreuses que celles qui en sortent. L’effectif des 20-59 ans diminuerait ainsi légèrement pour atteindre 32,2 millions en 2034, puis se stabiliserait à ce niveau (32,3 millions en 2050).

Ainsi, en 2050, les 20-59 ans représenteraient 46,2 % de la population contre 54,3 % en 2005. Pour les personnes de 20 à 64 ans, cette proportion est de 58,7 % en 2005 et 51,9 % en 2050.

En matière de mortalité, l’hypothèse basse d’espérance de vie suppose un ralentissement des progrès constatés au cours des quinze dernières années. À l’opposé, l’hypothèse haute retient des gains plus élevés, surtout après 80 ans. Les écarts d’espérance de vie à la naissance par rapport à l’hypothèse centrale sont alors de plus ou moins 2,5 ans en 2050 : 86,5 ans pour les femmes et 81,3 ans pour les hommes en 2050 selon l’hypothèse basse ; et 91,5 ans pour les femmes et 86,3 ans pour les hommes selon l’hypothèse haute.

Même si ces résultats sont sensibles aux hypothèses retenues, aucun scénario ne remet en cause le vieillissement, qui « est inéluctable au sens où il est inscrit dans la pyramide des âges actuelle, puisque les personnes qui atteindront 60 ans à l’horizon 2050 sont déjà toutes nées (en 1989 ou avant) ».

De fortes pressions sur les retraites et sur la gestion de la dépendance en perspective...


Publié le Mardi 11 Juillet 2006 dans la rubrique Divers | Lu 9948 fois