Sommaire

Une mutuelle senior, pour quoi faire ?

Nous avons tous, ou presque, une complémentaire santé. Pourtant, lorsque l’on vieillit et que les dépenses de santé deviennent plus fréquentes, c’est le moment de s’interroger sur la qualité de son contrat pour aujourd’hui et surtout pour demain… Petit tour d’horizon des questions à ne pas louper.


1. Avoir une complémentaire santé : est-ce obligatoire ?
À la différence de l’Assurance automobile ou habitation, il n’est pas obligatoire de souscrire à une complémentaire santé. Mais si l’on peut réfléchir à l’utilité de s’assurer quand on est jeune et en pleine forme,  le raisonnement à avoir n’est pas le même lorsque l’on vieillit.

Les années passant la fréquence des visites chez le médecin, de consommation de médicaments, la probabilité d’être hospitalisé augmentent fortement et il est donc plus que recommandé de se prémunir contre les conséquences financières.
 
2. Les contrats pour les séniors, n’est-ce pas hors de prix ?
Une règle à connaître : tous les assureurs complémentaires qu’ils soient mutuelle, institution de prévoyance ou compagnie d’assurance fixent leurs tarifs en fonction de l’âge atteint par l’assuré.

Et il y a une raison à cela : notre consommation de soins augmente avec la prise d’âge d’environ 2% par an et l’inflation médicale tourne également autour de 2% par an. Il est donc normal que votre contrat augmente année après année. Il est donc normal de payer à 60 ans plus cher qu’à 20 ou 40 et il est tout à fait normal de voir son le coût de son contrat augmenter de 3 à 4% chaque année.
 
Après, il y a des assureurs qui « aiment » les séniors et d’autres qui « évitent » de les avoir dans leur clientèle (avec une tarification dissuasive par exemple).

Quelques questions à poser :
- Y a-t-il un âge limite à la souscription ? Ceux qui en imposent un ne souhaitent généralement pas avoir de séniors en portefeuille. À éviter
- Qu’est ce qui est prévu comme dispositif de prévention ? Lorsque l’on prend de l’âge, il faut faire régulièrement des bilans de santé. S’assurer que tous les examens seront pris en charge même si l’on n’est pas malade ou hospitalisé est une sage précaution.
- Y-a-t-il des délais de carence ? Pour sélectionner « les bons risques » (c’est comme cela que les assureurs appellent les personnes en bonne santé), il n’est pas rare qu’ils imposent pour les seniors plusieurs mois d’attente avant de commencer à percevoir des remboursements… et bien évidemment, pendant ce temps, vous payez vos cotisations… là encore, à éviter.
 
3. Toutes les complémentaire santé se valent-elles ?
Non, et ce, pour deux raisons principales :
- Il y a sur le marché des bons assureurs et… des moins bons. Cela s’exprime par des taux de chargement différents (la part de vos cotisations que retient votre assureur pour couvrir ses coûts de gestion et de commercialisation) et par des qualités de service qui peuvent être très différentes d’un assureur à l’autre.
- Et surtout il y a des garanties adaptées à votre situation et d’autres qui ne le sont pas. C’est une lapalissade mais l’on a pas les mêmes dépenses de santé lorsque l’on a 80 ans, que lorsque l’on en a 20, 40 ou 60. Il faut donc choisir une complémentaire santé qui couvre bien ses dépenses les plus fréquentes et, tant qu’à faire, ne couvre pas celles dont l’on a pas ou plus besoin.

Deux exemples un peu caricaturaux pour bien nous faire comprendre : a-t-on réellement besoin d’une bonne couverture de la maternité lorsque l’on est un homme de 80 ans et à l’inverse est-il réellement utile d’avoir une couverture des prothèses auditives lorsque l’on est jeune ?
 
Avec l’âge il faut penser à disposer d’une bonne couverture de l’hospitalisation, de la pharmacie et de l’optique. Concernant les médecins, il importe d’adapter le contrat aux tarifs pratiqués par ceux qui prennent soins de vous : facturent-ils des dépassements d’honoraires et si oui à quelle hauteur ? Et pour le dentaire et l’audition, faire en fonction de son capital santé personnel.
 
Les complémentaires santé dites « modulaires » qui permettent de composer « sa » couverture personnelle parmi un grand nombre de solutions possibles sont très clairement à privilégier pour adapter au mieux la complémentaire santé à ses besoins.

4. Et une surcomplémentaire santé, c’est quoi ?
Il s’agit d’une une troisième couche de protection qui vient compléter les remboursements de votre régime obligatoire et de votre complémentaire santé.

Cela peut être une solution intéressante si, par exemple, vous avez besoin d’améliorer votre couverture santé sur quelques sujets précis ou si vous ne voulez pas prendre le risque de quitter un contrat que vous avez depuis des années mais qui s’avère dans certains cas, limité.

Souscrire à une surcomplémentaire vous permettra alors de gommer les défauts de votre contrat complémentaire santé à un prix qui peut être très raisonnable.

Témoignage de Michel et Andrée 68 et 66 ans

Lorsque nous avons pris notre retraite, il a fallu trouver une nouvelle couverture santé. Nous avons recherché parmi les mutuelles (elles sont plus solidaires que les autres) celle qui pouvait nous offrir un bon compromis entre couverture et prix payé. Nous avons utilisé différents comparateurs d’assurance et avons retenu après une sérieuse étude comparative la mutuelle CNM Prévoyance Santé.
 
Nous avons été accueillis à bras ouverts sans aucun délai de carence. Notre âge n’a évidemment pas été un problème (la CNM précise qu’elle peut accueillir des adhérents de 16 à 116 ans…) et nous avons pu construire quasiment sur mesure la couverture que nous souhaitions. parmi les 600 solutions qu’ils proposent.
 
Deux petits plus parmi d’autres :
- au bout de deux ans d’ancienneté, les prestations auxquelles vous avez droit sont renforcées par des bonus fidélité.
- la CNM Prévoyance Santé aide ses adhérents à pratiquer une activité physique puisque, comme le dit le proverbe, le sport c’est la santé. Ils donnent donc une participation financière si l’on s’inscrit dans un club sportif. Moi j’ai choisi le vélo et Andrée fait de l’aquagym avec ses copines.



Publié le Jeudi 2 Novembre 2017 dans la rubrique Santé | Lu 1131 fois



Commentez cette information