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Senior Actu

Une idée pour sauver l’emploi des seniors : mettre des baby-boomers dans les pouponnières… d’entreprise

Face aux grandes difficultés rencontrées par les seniors en recherche d’emploi, le réseau Objectif 50, en partenariat avec la FIDES (Fédération interrégionale pour le développement de l’emploi des seniors) tente d’apporter des « propositions concrètes, réalistes et constructives aux décideurs politiques, économiques et sociaux de notre pays ». Et parmi leurs 22 solutions, l’une consiste à utiliser les compétences des quinquas pour aider à l’essor des entreprises nouvellement créées.


« Les commissions se succèdent : rénovation des institutions, libération de la croissance, valorisation du métier d’enseignants » remarque Objectif 50 dans son communiqué. « Pour chaque problème jugé « complexe », une commission est mise en place. Elles donnent toutes lieu à des préconisations, à des propositions. Qu’en est-il d’une commission pour l’emploi des seniors qui réunirait les principaux acteurs concernés. Bien sûr un plan national d'action concerté pour l’Emploi des Seniors a été lancé officiellement en 2006, ceci sans consultations des principales associations de demandeurs d’emploi seniors » déplorent les membres de ce réseau créé en 2001 par des cadres au chômage.

« Qu’en reste-il aujourd’hui ? » s’interrogent-ils. Les mentalités n’ont pas évolué, les signataires de CDD senior demeurent introuvables (une vingtaine en tout) et le problème de l’emploi des seniors est toujours présent, les statistiques le prouvent.

C’est à partir de ce constat qu’Objectif, en partenariat avec la FIDES et forte de son expérience, a décidé d’apporter des propositions concrètes, réalistes et constructives aux décideurs politiques, économiques et sociaux de notre pays. Pour favoriser non seulement le maintien des seniors dans l’entreprise mais également leur retour à l’emploi en proposant des nouvelles pistes mettant en avant leur savoir faire, leur expérience et les bénéfices qui en résultent.

Au total, ces propositions sont au nombre de 22 réparties en trois catégories : sociétales, économiques et financières, juridiques et contractuelles, et voici la proposition sociétale du mois : mettre des baby-boomers dans les pouponnières d’entreprise pour qu’ils puissent aide à l’essor des sociétés nouvellement créées. .../...

Motif
Un créateur se trouve du jour au lendemain confronté à un éventail de problèmes qu’il ne connaît pas. Il a son enthousiasme et il croit en son projet, lequel est souvent basé sur une spécialité technique, sans que le créateur possède la compétence « gestionnaire » ou « commerciale » nécessaire. Parfois, les lendemains sont difficiles. Depuis vingt ans, c’est plus de 30 % des PME créées qui ne survivent pas plus de trois ans. Il y a donc nécessité à modifier ou compléter l’existant.

Evolution et résultats à fin 2006
A l’heure actuelle, il existe un soutien qui est centré essentiellement sur la phase création pour faciliter les démarches, en particulier juridiques et pour le plan de financement.

Mesure proposée
Mettre en place des structures utilisant les compétences des Quinquas capables d’aider un créateur d’entreprise pendant toute sa phase d’essor (six mois à un an après la création).
Il est important d’élargir le cercle de compétences autour du créateur dans tous les domaines de la gestion d’une nouvelle société, pour lui permettre de faire face à toutes les situations nouvelles pour lui et pour lesquelles il n’est pas forcement bien préparé :
- Management opérationnel
- Valider les hypothèses d’une étude de marché
- Mettre en place une logistique efficace
- Utiliser son carnet d’adresse pour trouver sa clientèle
- Gérer les conflits liés au démarrage de toute activité nouvelle et éviter les litiges
- Gérer du personnel
- Gérer son stress

En plus de tout cela le créateur doit dégager du temps pour rester innovant et s’adapter aux changements imposés par un monde qui évolue très rapidement. Préoccupé à 100 % par son développement, il n’a pas le temps -et peut être pas les compétences- pour pratiquer une veille technologique, économique ou de marché.

Ces structures de pouponnières seraient incitées à faire appel à des cadres en recherche d’emploi ayant une longue expérience dans les domaines qui font défaut au créateur. Cette prestation d’accompagnement sera rémunérée sur un forfait de journées d’interventions réglées directement au cadre qui fait le travail, en utilisant toutes les formes contractuelles proposées dans les mesures précédentes. Bien entendu au sein de la pouponnière une structure de coordination et de contrôle doit être prévue pour assurer le suivi et l’évaluation des missions.

« Cette mesure entraînerait une accélération du développement (et une diminution des risques d’échec) de l’entreprise et lui donnerait la possibilité de créer plus rapidement des emplois nouveaux. Certains bassins d’emplois dynamiques ont compris l’intérêt de cette mesure et l’ont expérimentée. Pourquoi ne pas tenir compte de ces expériences ? » conclut le communiqué d’Objectif 50.

Objectif 50
4 Place de Valois
75001 PARIS

Tél : 01 42 96 21 66/06 87 38 34 37
Contact : Ghyslaine Auregan


Publié le Vendredi 16 Novembre 2007 dans la rubrique Emploi | Lu 7278 fois