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Senior Actu

Un retraité anglais installé en Espagne se mobilise contre les promoteurs immobiliers

Robert Houliston, un retraité anglais installé depuis cinq ans dans la région d’Alicante, a créé l’année dernière un parti politique, le Claro, qui vise à protéger le littoral du bétonnage et à faire valoir les droits des 30.000 résidents étrangers qui vivent dans la ville d’Orihuela.


De plus en plus de retraités partent s’installer dans le sud de l’Europe pour y bénéficier de conditions climatiques plus agréables et d’un niveau de vie plus économique. Le phénomène n’est pas nouveau. Ce qui est plus nouveau en revanche, c’est que ces seniors étrangers s’investissent désormais dans la politique locale pour protéger le littoral et faire valoir leurs droits…

L’histoire se passe en Espagne, à Orihuela (80.000 habitants), sur la côte méditerranéenne, à une soixantaine de kilomètres d’Alicante. La ville est scindée en deux : d’un côté les Espagnols qui vivent dans les terres, dans le centre historique, et de l’autre, les étrangers, qui vivent sur la côté dans d’immenses résidences au look résolument moderne… Et qui petit à petit, grignotent et dénaturent irrémédiablement le littoral.

Face à l’appétit vorace des promoteurs immobiliers, un retraité anglais, Robert Houliston, ancien fonctionnaire à Bruxelles, a décidé de créer l’année dernière, un parti politique baptisé le Claro (clair en espagnol) qui vise à protéger le bord de mer d’Orihuela, mais qui se propose également de faire valoir les droits des nombreux étrangers (30.000 habitants) qui vivent dans cette ville espagnole. « On en a marre qu’on nous prenne pour des vaches à lait » indique M. Houliston dans le quotidien suisse Le Temps.

De fait son parti, grâce aux nombreuses pétitions, a réussi à ralentir un projet d’urbanisation (Cala de la Mosca) de 1.700 nouveaux logements prévu sur l’une des ultimes côtes vierges du littoral d’Orihuela. « C’est la dernière opportunité de conserver une zone sauvage dans le jungle de ciment d’Orihuela et de conserver des jardins et des zones de verdure » indique le Claro dans la presse ibérique. Ce nouveau parti a par ailleurs réussi à obtenir 40% des voix en mai dernier aux élections municipales. Pas suffisant pour obtenir un siège, mais un pourcentage qui a tout de même montré l'émergence d'une véritable tendance.

Désormais, les résidents étrangers en Espagne, principalement des retraités anglais, suisses, allemands ou français ont donc décidé de faire entendre leur voix. Au-delà des aspects environnementaux, comme le souligne le quotidien helvétique, ces électeurs réclament également plus de policiers, dénoncent l’absence de bus entre leurs lotissements, le manque d’hôpitaux ou encore l’inexistence de maisons de retraite.

Aux dernières nouvelles, les travaux de l'urbanisation Cala de la Mosca ont finalement repris début août...
Un retraité anglais installé en Espagne se mobilise contre les promoteurs immobiliers


Publié le Jeudi 23 Août 2007 dans la rubrique Divers | Lu 7664 fois