Sommaire
Senior Actu

Un commissaire européen pour la suppression des préretraites en France

Joaquin Almunia, commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires a estimé dans un récent entretien accordé au quotidien Libération, que la France devait supprimer les systèmes de préretraites pour limiter les effets du vieillissement de la population sur les finances publiques.


Selon M. Almunia, si aucun changement n’intervient, « les dépenses liées au vieillissement vont augmenter en moyenne de 4 points du Produit intérieur brut (PIB) communautaire » d’ici 2050. Et cela devrait avoir pour conséquence de faire exploser la dette publique qui passerait « d’un peu moins de 60% à 200% en 2050 » a-t-il indiqué vendredi dernier dans Libération.

En ce qui concerne plus précisément la France, « lors des vingt dernières années, la dette a plus que doublé pour atteindre 65% du PIB en 2005, alors que ce pays n’a pas encore dû faire face au vieillissement de sa population » ajoute l’Espagnol. Et de continuer en soulignant qu’au rythme actuel, « les dépenses [ndlr : françaises] liées au vieillissement augmenteront de 3.1 points de PIB et sa dette atteindra 240% du PIB » en 2050. Il estime, en outre, qu'à cette même période, il n'y aura « plus que deux actifs pour un retraité au lieu de quatre actuellement ». .../...
Un commissaire européen pour la suppression des préretraites en France

Joaquin Almunia recommande donc « de mettre les finances publiques à l'équilibre d'ici à 2010 » et aussi d'engager « la réforme des systèmes de retraite, de santé et des aides sociales » et d'augmenter le « niveau d'emploi, notamment des femmes et des personnes de plus de 55 ans ».

En France, « il faut donc supprimer les systèmes de préretraites et le cas échéant, retarder l'âge de la retraite sans que cela soit forcément sous forme obligatoire », préconise Joaquin Almunia.

Et de conclure que certains « groupes de la société » devront « céder un peu pour le bien commun » mais que si « l'on adopte des réformes dès aujourd'hui, les efforts seront beaucoup plus réduits que si l'on attend la dernière extrémité ».


Publié le Lundi 6 Novembre 2006 dans la rubrique Retraite | Lu 3432 fois