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Toyota : la Prius devient désirable

Lors de sa première apparition en 1997, la Toyota Prius attirait des commentaires contrastés. Son dessin, peu inspiré, faisait gausser les uns, tandis que sa technologie et sa philosophie remportaient les suffrages des écolos. Sceptiques et utopistes se combattaient, et jamais, la Prius n’a laissé indifférent. Aujourd’hui, elle est rentrée dans l’univers urbain avec succès.


Presque vingt ans plus tard, la Prius de quatrième génération arbore une allure moderne qui plaira aux jeunes générations soucieuses de protections de l’environnement. Alors que jusqu’à présent la Prius ne brillait pas par son design, le dernier opus est intimement lié au design Toyota et affiche les codes maison avec fierté.
 
Une face avant au regard acéré et des feux arrière particulièrement sculptés apportent à la Prius IV une identité totalement nouvelle. Elle a perdu cette allure étriquée qu’elle possédait par le passé. Elle se remarquera toujours, mais les regards ne seront plus moqueurs. Le capot très plongeant, une calandre équipée de volets électriques, un pavillon rabaissé de 20 mm sont autant d’éléments qui contribuent à l’obtention d’un CX rare de 0,24.
 
L’habitacle a également bénéficié de cette cure de rajeunissement. La planche de bord offre deux niveaux d’informations différents. Les deux étant au centre du tableau de bord. A cet égard, on apprécie la lecture tête haute des informations liées à la conduite. Dans un esprit de modernisme assez déconcertant, on trouve une console centrale en plastique blanc qui contraste avec le matériau souple de la planche de bord. Toutefois, le réglage du volant manque d’amplitude et l’assise du siège conducteur est trop courte pour les grandes jambes et surtout, un peu plate.  Mais c’est dans son comportement que cette nouvelle Prius nous réserve une excellente surprise, précisément là où on ne l’attendait pas. 

Dès les premiers kilomètres on sait que le comportement dynamique de la nouvelle plateforme TNGA est une réussite. L’agrément de conduite est réel, la direction est précise et le confort parfait. Sur un parcours sinueux, la Prius se montre agile et jamais sous vireuse. En dépit d’une conduite soutenue, elle reste confortable et la suspension efface parfaitement les défauts d’une chaussée espagnole mal entretenue. On apprécie le soin apporté à l’insonorisation qui gomme le bruit du moteur thermique et de sa transmission. Le freinage efficace n’est jamais pris en défaut.
 
Bien sûr, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas d’une sportive. Néanmoins en adoptant une conduite soutenue, la Prius IV n’a pas dépassé les 5,4 L/100/km avec 19% de conduite en électrique à 66 km/h. Sur un parcours différent de 180km parcouru à 60 km/h de moyenne, la consommation est tombée à 4,7 L/100km avec 35% du parcours en mode électrique. Des parcours réalisés avec des roues de 17 pouces. A ce propos, il sera judicieux d’adopter l’option « roues de 15 pouces » qui sera beaucoup plus économique à l’usage notamment lors d’un renouvellement de pneumatiques. C’est d’ailleurs avec cette monte pneumatique que Toyota a obtenu ses meilleures consommations officielles (3L/100km). 

Avec une puissance combinée (thermique + électrique) de 14 ch de moins que l’ancienne version, cette nouvelle Prius est plus efficace en accélération et surtout la recharge électrique est plus rapide de 28% lors des phases de décélération et de freinage. Cela permet également de rouler plus souvent en mode électrique. Performante et confortable, la Prius IV est devenue une véritable familiale apte à faire de longs trajets routiers. L’espace arrière est largement calculé et le volume du coffre n’est pas pénalisé par les batteries qui sont installées sous la banquette arrière. Bien sûr, on assiste à une augmentation du tarif d’environ 1.000 euros par rapport à la précédente version.
 
En revanche, on apprécie l’enrichissement de l’équipement de série dès le modèle d’entrée de gamme. On retient entre autre un écran tactile, une caméra de recul, un affichage tête haute, la détection de fatigue ou de piéton et un régulateur de vitesse. La Prius est désormais une voiture comme une autre, il ne lui manque en France qu’une version à transmission intégrale en attendant une éventuelle Prius PLug-In équipée de batterie lithium-ion qui sera plus cher d’environ 10 000 euros. A défaut d’être attirante, la nouvelle Prius est attrayante et saura profiter de la nouvelle tendance pour les motorisations essence.
 
Joël Chassaing-Cuvillier

La Toyota Prius en chiffres

Moteur essence 4 cylindres en ligne – 1798 cm3 (80,5 x 88,3 mm) + Moteur synchrone à aimants permanents – 122 ch à 5 200  tr/min (total thermique + électrique) – 142 Nm à 3600 tr/min – Boîte automatique à variateur 

Dimensions : 4540 x 1760 x 1470 mm, empattement : 2700 mm – Poids : 1375 kg 

Pneumatiques 195/65 R 15 (option) Bridgestone  Ecopia

Vitesse : 180 km/h – Accélération de 0 à 100 km/h : 10,6 s – Émissions de CO2 : 70 gr/km

Prix : dès 30.400 euros




Publié le Vendredi 26 Février 2016 dans la rubrique Automobile | Lu 1891 fois