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Senior Actu

Suicide des seniors : une réalité alarmante de notre société

Affaiblissement intellectuel, dépression ou addictions sont les premiers signes du risque de suicide chez les personnes âgées. Peu connue et mal détectée, cette situation est préoccupante, notamment en France où le taux de suicide est très élevé chez les hommes âgés de plus de 65 ans : 60 pour 100 000 de 75 à 84 ans et 124 pour 100 000 chez les 85 ans et plus.


« La dépression de la personne âgée n’est pas de diagnostic facile » indique l’Union nationale des cliniques psychiatriques privées (UNCPSY) dans un récent communiqué. Il faut donc être à l’écoute de signes d’apparence banale à cet âge : fatigue, tristesse, perte de mémoire…

La fausse démence et les plaintes bruyantes avec délires peuvent être des formes masquées de dépression. L’apparition d’un alcoolisme ou d’une addiction médicamenteuse peut également renvoyer à cette problématique dépressive.

La démence sénile, au tout début de son évolution, entraîne bien souvent l’isolement de la personne âgée et s’accompagne de pertes de mémoire, d’appétit et de sommeil. Anxiété, fatigue, tristesse apparaissent alors. Autant de signes d’un état dépressif qui peut conduire les personnes de plus de 65 ans au suicide ou à la dépendance vis-à-vis de l’alcool ou des médicaments.

« La dépression des personnes d’un âge avancé est aujourd’hui un véritable enjeu de santé publique, et le sera d’autant plus demain avec l’arrivée prochaine de la génération « papy-boom ». Il s’avère donc urgent et nécessaire d’informer sur cette maladie mentale, sa détection, sa prise en charge. Car informer c’est aussi prévenir l’apparition de pathologies associées telles l’anorexie ou la démence, qui nécessitent une hospitalisation de longue durée » indique l’UNCPSY. .../...
Suicide des seniors : une réalité alarmante de notre société

En France, poursuit ce syndicat affilié à la Fédération de l’Hospitalisation Privée, les cliniques psychiatriques assurent, chaque année la prise en charge de 70% des patients hospitalisés pour dépression. Dans ce contexte, certaines cliniques ont développé une offre de soins adaptée aux besoins physiques et psychologiques des patients seniors.

Les équipes médicales pluridisciplinaires travaillent également en relation avec les services médico-sociaux, notamment les maisons de retraite, afin de faciliter le retour du patient d’un âge avancé dans son milieu de vie habituel.

L’UNCPSY s’annonce comme un « espace dynamique d’échange et de réflexion sur la prise en charge de la santé mentale et son devenir ». Son but est de concourir à la « performance continue et homogène des 140 cliniques psychiatriques de France ». Ce syndicat professionnel « œuvre également à représenter les cliniques psychiatriques privées et à garantir leurs missions de santé publique dans le système global de la psychiatrie ».


Publié le Lundi 23 Octobre 2006 dans la rubrique Santé | Lu 3471 fois