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Jeudi 20 Mars 2008

Soyons francs, l’euro a encore du mal à s’imposer dans les esprits, surtout après 55 ans !


Une toute nouvelle étude de l’Insee fait le point sur le rapport des Français vis-à-vis de l’euro… Certes, nous n’utilisons quasiment plus le franc pour parler de nos dépenses quotidiennes, en revanche, on continue de s’y référer pour les dépenses les moins courantes ainsi que pour les achats importants ! Surtout passés les 55 ans…



Depuis le 1er janvier 2002 nous utilisons l’euro au quotidien. Sept ans déjà… Pourtant, comme le montre cette étude de l’Insee, tant qu’il s’agit de petites sommes, d’achats de la vie courante, pas de problème avec l’euro, en revanche dès qu’il s’agit de dépenses plus importantes, les choses deviennent plus difficiles, notamment chez les seniors et dans les zones rurales.

Interrogées sur leurs dépenses des mois précédents (hors alimentation), les personnes qui ont répondu en 2005 et 2006 à l’enquête Budget de famille en métropole les ont très largement exprimées en euros. Notons cependant que le recours à l’une ou l’autre des deux unités de compte dépendait d’abord du montant de la dépense. Ainsi, plus il était faible, plus il avait de chance d’être évoqué en euros. En dessous de 100 euros, à peine 2 % des dépenses sont encore mentionnées en francs. Entre 100 et 1 500 euros, la proportion passe à 5 % environ. Au-delà, les sondés semblent de moins en moins à l’aise avec l’euro et recourent au franc pour 10 % des dépenses. Quant aux grosses dépenses, elles sont encore fréquemment exprimées en francs : près d’un quart des montants comptabilisés en francs dépassent 1 500 euros.

Le type et la fréquence des achats semblent également intervenir dans l’emploi de l’une ou l’autre monnaie. Par exemple, les dépenses comprises entre 100 et 300 euros sont deux fois moins souvent comptabilisées en francs quand elles sont consacrées à l’habillement que celles destinées aux autres biens ou services. En fait, les ménages ont des référentiels de prix différents selon la fréquence d’achat. Pour les dépenses quotidiennes, le consommateur établit rapidement des valeurs de référence dans une nouvelle monnaie. En revanche, il met plus de temps pour se constituer un référentiel de prix pour les achats peu fréquents, qui sont également les plus coûteux. .../...


De même, les enquêtés ont plus de mal à utiliser l’euro dans le cadre de transactions exceptionnelles, comme par exemple la vente ou l’achat d’une automobile, d’un bien immobilier ou d’un autre bien durable. La valeur du bien est alors deux fois plus souvent déclarée en francs que dans les autres cas. Cependant, la régularité ne suffit pas à garantir l’emploi de l’euro : 9 % des pensions de retraite et autres allocations aux personnes âgées sont encore exprimées en francs par celles-ci. Les personnes âgées et les ruraux s’expriment encore en francs.

Au total, près de 45 % des individus ont eu recours au moins une fois au franc au cours de l’enquête pour exprimer certains montants de dépenses ou de revenus. L’habitude de parler en francs est d’autant plus ancrée que la personne est âgée. L’écart croît régulièrement avec l’âge : pour une dépense donnée, une personne de plus de 55 ans est cinq fois plus susceptible d’utiliser le franc qu’un jeune de moins de 25 ans.

Le lieu de résidence n’est pas neutre : une personne habitant une zone rurale a une probabilité de parler encore en francs supérieure de 60 % à celle d’un Parisien alors que la proximité d’un pays de la zone euro est un facteur stimulant : les habitants d’un département non limitrophe de l’un de ces pays ont 27 % de chance de plus de compter en francs. Les personnes les plus modestes sont celles qui font le moins souvent usage du franc : 36 % seulement d’entre elles l’ont utilisé au cours de l’enquête contre 44 % des plus aisées.

Et l’étude de conclure que « sept ans après le passage à l’euro, les Français, dans l’ensemble, maîtrisent son utilisation comme unité de compte. Cependant, nombre d’entre eux sont toujours obligés de convertir en francs, surtout pour des valeurs qu’ils ne manipulent pas quotidiennement. Comme en son temps l’ancien franc, le franc continue à jouer, pour beaucoup d’entre nous, un rôle important dans leur appréhension du système de prix actuel. »
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1.Posté par houlette le 21/03/2008 15:16
C estnormal que l on continue de parler en FRANCS car il a ete pour ma part mis trop fort au depart avec cette inscription due entre parenhtheses a FABUIS au niveau de plus 6 aussi ne nous etonnons pas que les personnes agées fassent imédiatement la conversion et trouvent le prix phénomal qu ils decouvrent.
http://SENIOR

2.Posté par CRUZEL-BAUDIN gisèle le 25/03/2008 10:03
Comme "houlette "tout à fait d'accord , les sommes en euros semblent à beaucoup (pas seulement aux personnes âgés ) très basses et à la fin les sommes deviennent très élevées (x par -) pour la majorité des budgets (revenus en général) qui ,eux , sont restés très bas. Ceux-ci n'ont pas n'a pas évolués en proportion les prix ayant augmentés rapidement de par ce mécanisme (les grandes surfaces , les intermédiaires ainsi que les commerçants ) en ont bien profités et tout cela au détriment du reste de la population . On oubli facilement dans les sphères européennes et pour cause (eux, ont des salaires disproportionnés et cumulent ...) que "niveler" par le bas pour satisfaire une partie de la population et englober les pays très pauvres à l'Est (qui ,eux, ont connu l'assistanat du Communisme pendant des décennies) cela finira mal un de ces jours. Car notre éthique n'est pas la même attention !. (je suis complètement apolitique , une simple observatrice de l'évolution de notre "intelligentia europenne " (bien nantie ) manipulatrice d'une partie de la population ) .
http://senior actu.com

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