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Seniors : would you speak english ?

Do you speak english ? Voici l’une des questions les plus communes en voyage. Un basic. Pourtant, de nombreuses personnes (notamment des seniors) ne sont pas capables d’y répondre… C’est dommage, car même à la retraite, il reste possible d’apprendre une langue étrangère. En effet, il est scientifiquement prouvé qu’il n’y pas d’âge pour apprendre ! Même l’anglais, l’espagnol ou le chinois !


Seniors : would you speak english ?
De nos jours, de plus en plus de seniors voyagent en solos. Sans l’assistance d’un tour-opérateur. Cela signifie plus de libertés, plus de découvertes, plus d’indépendance… Mais cela demande aussi la pratique d’une ou deux langues étrangères. En effet, pas simple de partir à l’autre bout du monde sans au moins, parler l’anglais…
 
Babbel, une application d’apprentissage des langues en ligne vient de réaliser une enquête auprès de mille utilisateurs français âgés de plus de 45 ans afin de mieux comprendre leurs motivations en matière d’apprentissage d’une langue étrangère.
 
Au préalable, rappelons qu’un précédent sondage révélait que 85% des sondés estimaient tout à fait possible d’apprendre une langue étrangère après 45 ans (encore une chance). Et pratiquement les deux-tiers (64%) pensaient qu’il suffisait simplement d’adapter les méthodes pour faciliter l’apprentissage.  
 
Les résultats de cette nouvelle enquête montrent que dans le classement des motivations des retraités* pour apprendre une langue étrangère, c’est la possibilité de mieux communiquer en voyage qui arrive largement en tête (69%) ; viennent ensuite le développement personnel (50%) et la stimulation cérébrale (42%). Parmi les langues plébiscitées, sans trop de surprise, on retrouve l’anglais en premier (41%), suivi de l’espagnol (22%) et de l’italien (19%).
 
Rappelons que si les enfants ont plus de facilité pour acquérir de nouveaux savoirs, les personnes plus âgées peuvent se servir de leur vécu et de leurs acquis pour mieux apprendre. Plus on avance en âge, mieux on se connaît. On sait notamment quelles techniques d’apprentissage fonctionnent le mieux pour soi. Et avec l’expérience, on apprend à faire des associations entre les choses ; des associations particulièrement utiles dans l’apprentissage linguistique.   
 
*Question à choix multiple proposant de sélectionner jusqu’à 3 sources de motivation.
 
Une étude réalisée par l'Institut de recherche Rotman (spécialisé dans les travaux sur le cerveau) montre que les personnes bilingues qui utilisent leurs deux langues tout au long de leur vie peuvent retarder l'apparition de maladies neurodégénératives de plusieurs années. Ce phénomène pourrait s'expliquer, selon ces scientifiques, par l'effort supplémentaire qui est demandé au cerveau pour pratiquer une langue étrangère. D'où l'intérêt d'apprendre un nouvel idiome, même quand l'âge de la retraite approche… C'est bon pour le cerveau et c'est pratique en voyage.


Publié le Mercredi 13 Avril 2016 dans la rubrique Culture | Lu 1102 fois