Sommaire
Senior Actu

Semaine européenne de la vaccination : pour les seniors, la grippe et le tétanos !

Pour la troisième année consécutive en France, le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) coordonnent la semaine européenne de la vaccination qui se tient du 20 au 26 avril 2009. Une belle opportunité pour informer la population sur la vaccination et ses enjeux et pour rappeler aux seniors qu’ils doivent se faire vacciner contre la grippe et faire leur rappel diphtérie-tétanos-poliomyélite.


Comme le rappelle le communiqué du ministère de la Santé, « les Français ont globalement une bonne opinion de la vaccination. La très grande majorité d’entre eux mesure bien les enjeux de prévention individuelle et collective de la vaccination : pour 94% des personnes interrogées, la vaccination est importante pour se protéger individuellement de la maladie et pour 95% il est important de se faire vacciner pour éviter de transmettre la maladie ».

Pourtant « être à jour dans ses vaccinations » n’arrive qu’en sixième position des mesures de prévention citées par les Français pour lutter contre les maladies infectieuses (derrière, par exemple, le « respect de l’hygiène des mains et du corps »). Cependant, près de 78% d’entre eux déclarent détenir un carnet de santé (ou de vaccination) où sont inscrites leurs vaccinations.

Les trois-quarts (72%) des Français ne sont « pas du tout d’accord » ou « pas d’accord » avec l’affirmation « on continue à vacciner uniquement parce que cela rapporte aux laboratoires ». D’ailleurs, plus d’une personne sur deux (57 %) est en faveur de l’obligation vaccinale en général, un tiers (35 %) pour certains vaccins uniquement et seuls 7 % des Français se sont prononcés contre.

Les vaccins « seniors »

Les vaccins « seniors » : naturellement, celui contre la grippe (gratuit) qui est recommandé chaque année (pendant certaines périodes) aux personnes de 65 ans et plus, mais également, la vaccin « diphtérie-tétanos-poliomyélite » qui concerne tout le monde puisqu’il nécessite un rappel tous les dix ans à partir de 15 ans !

La vaccination en questions

Comment la vaccination protège-t-elle des maladies ?
L’objectif de la vaccination est de nous protéger de certaines maladies graves voire mortelles (la rougeole, la coqueluche, la méningite à pneumocoque…). En recevant un vaccin, c’est-à-dire un microbe rendu inoffensif, le corps humain stimule ses défenses et fabrique des anticorps pour l’éliminer. Notre organisme mémorise la réaction qu’il doit développer pour se défendre et se protéger de la maladie si le microbe actif se présente.

Pourquoi se faire vacciner ?
La vaccination est un geste de prévention indispensable dont l’intérêt est double. Se faire vacciner sert à se protéger individuellement des maladies, mais c’est aussi un geste citoyen qui sert l’intérêt collectif : en améliorant la couverture vaccinale (c'est-à-dire le pourcentage de la population française vaccinée pour une maladie donnée) on évite la propagation des maladies à ses proches, à la collectivité et on réduit le risque d’épidémie.

Est-on vacciné une fois pour toute ?
Pas toujours. La vaccination, il faut y penser pour les parents avant même la naissance de leur enfant… et s’en rappeler toute la vie ! Si pour certaines maladies la protection dure, ce n’est pas le cas pour d’autres qui nécessitent des rappels réguliers tout au long de la vie. Pour plus de renseignements, il suffit de se référer aux indications du calendrier vaccinal (cf. Tout savoir sur la vaccination 2009 – p. 7) ou de demander conseil à son médecin traitant.

La vaccination comporte-t-elle des risques ?
Certains vaccins peuvent provoquer des réactions (douleur au point d’injection, fièvre, etc.) le plus souvent limitées. En revanche, les maladies contre lesquelles ils protègent peuvent avoir des conséquences beaucoup plus graves. Il existe de très rares cas de contre-indication, que le médecin identifiera au moment de la visite.

La vaccination affaiblit-elle les défenses immunitaires ?
Non. Le mécanisme est le même que lors d’une infection, mais avec la vaccination, la rencontre avec le microbe ne donne pas lieu à une maladie. Au contraire, elle permet à notre organisme de générer des anticorps pour se défendre lorsqu’il rencontre le microbe.

Pourquoi certaines vaccinations sont-elles obligatoires et d’autres seulement recommandées ?
Les vaccinations obligatoires sont la diphtérie (depuis 1938), le tétanos (depuis 1940) et la poliomyélite (depuis 1964). Elles ont été inscrites dans la loi française dans le souci de protéger la population de la manière la plus sûre et la plus efficace, à une époque où les maladies infectieuses constituaient la première cause de mortalité. A partir des années 1960, on a assisté à une demande croissante de la population à participer aux décisions concernant sa santé. Cette évolution de notre société a orienté les autorités de santé vers la recherche d’une adhésion volontaire à la vaccination.

Aucun des nouveaux vaccins n’a depuis été rendu obligatoire pour la population générale. Cela ne signifie pas que le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, comme tous les autres vaccins recommandés, soit moins utile ou moins efficace que les vaccins obligatoires.

Les vaccinations recommandées ne sont, par définition, pas obligatoires ; elles n’en sont pas moins nécessaires et importantes car, se vacciner ou faire vacciner son enfant, c’est éviter de nombreuses maladies et leurs graves conséquences.

Le calendrier vaccinal définit chaque année les nouvelles recommandations en matière de vaccination.

Où et par qui se faire vacciner ?
La grande majorité des vaccinations est effectuée par les médecins généralistes et les pédiatres. Les vaccinations peuvent aussi se faire :
- dans les centres de vaccination publics, (la liste des centres où la vaccination est gratuite est disponible dans les mairies, les Ddass ou le Conseil général du département) ;
- dans les centres de Protection maternelle et infantile (PMI) pour les enfants de moins de 7 ans ;
- dans les services de médecine du travail ;
- dans les centres de vaccination pour les voyageurs ;
- par les infirmiers sur prescription médicale ; (depuis septembre 2008, les infirmiers peuvent vacciner, sans prescription médicale, certains patients contre la grippe, à l’exception de la première injection) ;
- par les sages-femmes qui peuvent prescrire et réaliser certaines vaccinations.
En cas de menace d’épidémie, l’Etat peut être amené à organiser la vaccination de certains groupes ou catégories de population en s’appuyant sur l’ensemble des services et des professionnels de santé.

La vaccination est-elle gratuite ?
Oui et non.
L’injection des vaccins mentionnés dans le calendrier vaccinal est gratuite lorsqu’elle est effectuée par les services de vaccination du secteur public. Si l’injection est réalisée par le médecin traitant ou par une infirmière, après prescription par le médecin traitant, elle est prise en charge par l’Assurance Maladie.

Les vaccins contre les maladies suivantes sont remboursés à 65 %, sur prescription médicale :
- coqueluche ;
- diphtérie ;
- tétanos ;
- rougeole ;
- oreillons ;
- rubéole ;
- poliomyélite (ou polio) ;
- tuberculose ;
- varicelle ;
- hépatite B ;
- infections à haemophilus influenzae B ;
- Infections à papillomavirus humains (HPV) ;
- infections à pneumocoques.
Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole est remboursé à 100 % pour les enfants jusqu’à 13 ans. Le vaccin contre la grippe est gratuit pour les personnes de 65 ans et plus et pour les personnes souffrant d’affections chroniques (ALD).

Pensez à faire inscrire les vaccinations dans le carnet de santé ou dans le carnet de vaccination.


Publié le Mardi 21 Avril 2009 dans la rubrique Santé | Lu 5711 fois