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Royaume-Uni – Une menace supplémentaire pour la solvabilité des fonds de pension : la longévité


Les fonds de pension, déjà en difficulté, voient émerger une nouvelle menace à leur rentabilité : la longévité d’une part et les sous-estimations d’autre part des prévisions démographiques effectuées par les actuaires britanniques, considérait le « Financial Times » dans un article publié le 8 février dernier (« How they overlooked longevity »).

Le département britannique de l’actuariat - Government Actuary's Department - (GAD) a en effet publié fin 2003 des chiffres vertigineux. Alors qu’ils avaient prévu en 2001 qu’un sexagénaire avait encore devant lui 15,9 années à vivre, ils annonçaient qu’en 2041 un homme âgé de 65 ans aurait encore 20,7 années devant lui, soit une augmentation de 30%. Cependant, ni l’État, ni les responsables des pensions dans les entreprises, n’ont fait confiance aux statistiques. Ils n’ont donc pas pris suffisamment en compte le coût de la longévité, affirme le quotidien britannique. Et de se demander si les actuaires n’auraient pas eux aussi, omis de prendre en compte les calculs des scientifiques.

Certains accusent la méthodologie prévisionnelle : la plupart des modèles partent du principe qu’une vie humaine connaît une limite biologiquement déterminée, et prévoient qu’à un moment donné, la longévité commence à ralentir puis s’arrête. Les statisticiens se seraient également trompés sur les investissements et les budgets que la longévité allait entraîner. Pourtant, ils semblerait qu’ils aient échappé à la critique, estime le journal, en ajoutant que leur profession a toujours inspiré un certain respect mêlé à de la crainte.


Publié le Mardi 2 Mars 2004 dans la rubrique Retraite | Lu 524 fois