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Rénovation des maisons de retraite : le gouvernement promet 500 millions d’euros en 2006

Philippe Bas, le ministre délégué à la Sécurité sociale et aux personnes âgées, vient d’annoncer que le gouvernement allait engager la somme de 500 millions d’euros l’an prochain dans la rénovation des maisons de retraite et des centres médico-sociaux accueillant des personnes handicapées.


Le ministre a indiqué dans une entrevue avec le Parisien/Aujourd’hui en France qu’il s’agissait là d’un « plan de rénovation sans précédent ».

Et de préciser qu’il sera « doté d’un budget de 500 millions d’euros pour 2006 » dont 70%, soit 350 millions d’euros, seront destinés à la rénovation des établissements pour personnes âgées.

Les 30% restant, soit 150 millions d’euros seront eux affectés aux personnes handicapées.

Ces sommes proviennent du déblocage des réserves accumulées par la CNSA en 2004 et 2005.

Et le ministre de préciser que cet effort budgétaire –qui représente environ dix fois la dépense annuelle engagée ces cinq dernières années- devrait permettre de rénover 100.000 places.

Toujours selon Philippe Bas, la priorité sera donnée aux « établissements les plus anciens, notamment beaucoup de foyers-logements » où les pensionnaires sont trop souvent deux ou trois dans chaque chambre et dont les bâtiments ne respectent pas les normes de prévention contre les incendies ou d'accessibilité.

A partir du mois de décembre, les établissements qui souhaitent obtenir des aides pourront déposer un dossier auprès de leur DDASS.
Rénovation des maisons de retraite : le gouvernement promet 500 millions d’euros en 2006

De son côté, l’association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (ADEHPA) s’estime satisfaite par l’annonce du ministre délégué tout en précisant ses attentes sur plusieurs éléments : l’affectation des 188 millions d’euros de réserves prévues sur le budget 2006 de la CNSA pour compléter le plan annoncé ; la mise en place d’un Comité de suivi associant les personnes hébergées, leurs familles et les professionnels, afin de disposer des informations sur l’utilisation des crédits et enfin, en cas d’affectation des fonds à des mises aux normes de sécurité incendie, le strict respect des textes en vigueur.

Sur ce dernier point, l’association estime en effet que « trop souvent les commissions de sécurité incendie, pour se décharger de ce qu’elles croient être leurs responsabilités, demandent des travaux très coûteux qui ne sont pas obligatoires et détournent ainsi des crédits qui seraient plus utiles pour améliorer les conditions de vie au quotidien des résidents ».


Publié le Jeudi 3 Novembre 2005 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 2594 fois