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Réforme des retraites : pour l’équité entre les mères de famille, réclame l’association Familles de France

Un amendement a été présenté au Sénat, qui permettrait aux mères de trois enfants et plus, nées entre 1951 et 1955, de continuer à bénéficier d'une retraite sans décote à 65 ans (contre les 67 ans prévus initialement dans le projet de loi), sous réserve de s'être arrêtées pour élever un enfant. L’association Familles de France se réjouit de cette annonce, mais ne comprend pas pourquoi certaines mères de familles plus que d’autres « mériteraient » un aménagement du dispositif.


Les femmes face à la retraite cumulent deux difficultés : le nombre de trimestres cotisés et l’inégalité salariale. L’association Familles de France rappelle que parmi les causes d’arrêt temporaire d’activité, ceux liés à la présence d’enfants sont les plus fréquents et les plus longs.

Dans l’immense majorité, ces congés sont pris par des femmes. Evidemment, plus le nombre d’enfants est grand, plus les mères sont amenées à cesser leur activité professionnelle, sacrifiant ainsi leur carrière pour pouvoir assurer un équilibre entre vie familiale et vie professionnelle.

Selon une récente étude du ministère du Travail, l’interruption d’activité moyenne pour une mère d’un enfant est de deux ans ; quatre ans pour deux enfants ; plus de six ans pour une famille nombreuse.

- Les compensations qui viennent actuellement compléter les pensions des mères de famille sur ces périodes (congé parental et AVPF) ne sont pas liées au salaire de référence, mais basées sur le Smic.
- Plus l’interruption est longue, et plus les mères de familles perdent leur plan de carrière et leurs droits (chômage, PAJE, formation, et retraite).
- La retraite moyenne des mères est de 825 euros contre 1.485 pour les hommes.
- Seulement 44% d’entre elles parviennent à un taux plein.

A cela se rajoute l’inégalité salariale qui pénalise les femmes. Il est inacceptable, estime l’association, que l’on pénalise celles qui assurent l’avenir en jouant un rôle majeur pour l’éducation des enfants, cotisants de demain.

Dans cet esprit, Familles de France demande à ce que les femmes ayant cessé leur activité pour élever leurs enfants bénéficient d’une retraite à taux plein à 65 ans, et non 67 ans, quels que soient leur nombre d’enfants et leur propre année de naissance.


Publié le Mercredi 13 Octobre 2010 dans la rubrique Retraite | Lu 1879 fois