Il a décidé de construire « Une cité jardin verticale » à Grenoble, dans le quartier de l’Île Verte. Il s’agit d’un quartier résidentiel, au sein d’une ville enserrée d’éléments montagneux majeurs. C’est le plus dense de Grenoble. Sa situation proche de l’Isère et de la Chartreuse en fait un site particulier.
Le lauréat a su développer une idée créatrice et innovante structurée autour de quatre axes :
– la verticalité, en réponse à la hauteur des montagnes et à la densité du quartier. Cette tour renforce également l’unité du projet et propose un impact réduit sur le sol ;
– une cité jardin faisant référence à celles de Le Corbusier et à sa réflexion théorique sur le logement collectif ;
– une « architecture thérapeutique » qui repose sur les vertus des jardins verticaux ;
– la mixité, tant en termes de population que de services ; la cohabitation des différentes générations est l’un des principes fondamentaux du projet.
Mathieu Chognard a donc imaginé de rassembler en un même lieu une résidence étudiante (étages inférieurs) et un Ehpad (étages supérieurs), autour d’une colonne verticale qui pourrait accueillir des cabinets médicaux, d’architectes et d’avocats, une agence immobilière, un coiffeur…
Le jury a souligné l’audace de l’étudiant à soumettre un tel projet. Il a particulièrement apprécié la proposition de nouvelles formes d’habitats en structure collective (possibilité de loger en couple, notamment), la réflexion autour d’une problématique plus vaste d’un lieu où se rencontrent plusieurs populations aux activités diverses, l’aspect novateur avec une intégration urbaine travaillée et cohérente, et le rapport à la ville dans un souci écologique.
Mathieu Chognard a choisi de participer, car « l’objet du concours m’a touché en tant qu’être humain ». Il s’est projeté dans cette dernière étape de la vie qu’il faut, selon ses dires, « vivre au mieux ». Il est également intéressé par l’idée de pouvoir proposer de nouvelles façons d’habiter.