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Proposition de loi relative à la suppression des droits de succession

Le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde a présenté à l'Assemblée nationale une proposition de loi visant à supprimer les droits de succession, considérés dans l'exposé de ses motifs « comme mal acceptés par une majorité de nos concitoyens ».



En effet, il est tout naturel de contester qu'après avoir acquis un bien ou un revenu pendant une vie de labeurs, sur lesquels les impôts et taxes divers ont déjà été payés, son ou ses héritiers doivent de nouveau subir un second impôt aussi injuste que lourd, qui s'apparente le plus souvent à une véritable spoliation de revenus.

Aussi, nombre de citoyens, et bien souvent les plus modestes d'entre nous, se voient ainsi dans l'obligation pure et simple de se séparer d'un bien familial (maison, terre...) pour payer cet impôt, alors même que la personne souhaitait voir ce bien rentrer dans le patrimoine de ses héritiers afin d'améliorer quelque peu son niveau de vie.

Par conséquent, il est incontestable que ce régime actuel d'imposition dans notre pays est pénalisant et véritablement injuste.

Il convient d'ajouter que cette lourde imposition (malgré les mesures récemment adoptées par notre assemblée) vient freiner aux droits de mutations à titre gratuit qui comprennent les legs et les donations. Les relations et les solidarités familiales ou sociales ont profondément évolué. On constate notamment le développement d'un phénomène, celui d'une solidarité intergénérationnelle entre petits-enfants et grands-parents, lesquels assurent souvent par leur aide le relais de parents qui, du fait de l'allongement de la vie, n'accèdent au patrimoine familial que tardivement. Au demeurant, les liens collatéraux ne sont pas non plus à négliger ; ils peuvent également être un facteur de solidarité familiale, les célibataires âgés pouvant compter sur l'aide des frères et sœurs ou des neveux et nièces.

C'est pourquoi, il semble aujourd'hui plus que nécessaire de supprimer les droits de succession afin de permettre à tous d'obtenir ou de garder dans son patrimoine un bien ou revenu hérité, qui, il faut le souligner, a d'ores et déjà été frappé par l'impôt lors de son acquisition.

Telles sont les principales orientations de la présente proposition de loi qu'il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Les articles 764 à 775 bis, 788 à 789 B et 800 à 808 du code général des impôts sont abrogés.

Article 2

Les pertes de recettes éventuelles qui résulteraient pour l'État de l'application de la présente loi sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux tarifs visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.


Mardi 30 Octobre 2007
Source : Assemblée Nationale
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1. Posté par sark le 02/11/2007 13:27
Bonjour
Il faut supprimer non seulement les droits - MAIS - l'obligation du partage
entre tous les heritiers - Il y a ceux qui meritent et on besoin de cet argent -
et d'autres qui ne font rien pour leurs vieux - qui ont de belles situations et n'ont pas besoin d'argent et pourtant - ils en auront
autant au décé -des parents donc pourquoi se fatiguer?Les droits de succession en France sont injustes et bêtes

2. Posté par baudin_cruzel le 02/11/2007 16:55
Très bonne initiative , suppression des droits de sucessions également entre les frères et soeurs , car actuellement avec la modification des règles générales de vie en couple beaucoup de soeurs ou moins souvent de frères se retrouvent seuls et se regroupent "en famille" en vieillissant . Si l'un d'eux reste seul comment pourrait-il payer ou survrivre s'il n'a qu'une retraite du régime général ?... peut-être à approfondir et étudier plus à fond ?..........cela pourrait peut-être empècher la prise en charge par les servi ces sociaux de l'Etat de ces citoyens ?........

3. Posté par Sallé le 02/11/2007 18:46
Je suis d'accord sur ce que dit Sark, à savoir, non seulement suppression des droits de succession (notamment pour les héritiers directs), mais pour que l'on puisse moduler (jusqu'à une certaine limite éventuellement), ce que l'on donne à l'un ou à l'autre des enfants, en fonction effectivement du cas qu'ils font de leurs "vieux" et des besoins qu'ils ont au moment du décès.
Pourquoi ne pas pouvoir, dans le cas de deux enfants, donner 75 % à l'un et 25 % à l'autre ?

4. Posté par Eliane le 02/11/2007 19:36
Je ne suis pas d'accord avec vous. Car il y a les enfants qui restent collés à leurs parents parce qu'ils en tirent profit. Moi j'ai une soeur qui ne gagne rien par elle même, à 2 enfants et vit en concubinage chez eux, et qui en restant auprès des parents de la sorte a pu se permeetre d'utiliser leur grange pour la transformer en écurie à chevaux et ainsi réaliser son rêve d'avoir plusieurs chevaux... Elle en a 3 ou 4 déjà ! Vous savez ce que cela coûte l'entretien de chevaux pour le plaisir... et plus dix ans après la mort de mes parents le partage n'est toujours pas fait...

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