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Prise en charge du cancer de la prostate : de nouvelles perspectives

Dans le cadre de la Journée Européenne de la Prostate, voici une présentation des techniques actuelles de diagnostic du cancer de la prostate, les inconvénients de précisions associés à ces techniques et la technologie développée par la société française Koelis pour améliorer significativement la précision du diagnostic du cancer de la prostate par biopsie. Partie 1.


Le dépistage du cancer de la prostate est aujourd’hui réalisé de deux manières : par un toucher rectal et par un dosage sanguin du PSA.
 
Le toucher rectal est un acte indolore qui vise à déceler un nodule à l’intérieur de la prostate ou en bordure de celle-ci. Limité aux parties postérieures ou latérales de la prostate il ne permet toutefois pas de repérer les cancers antérieurs ou de petite taille.
 
L’antigène spécifique de la prostate (ou PSA pour Prostate Specific Antigen) est une glycoprotéine sécrétée par la prostate qui constitue une partie du liquide séminal et dont la concentration augmente en cas de cancer de la prostate.
 
Le PSA est devenu un outil de dépistage dans les années 1990, ce qui a provoqué une montée en flèche de l’incidence du cancer de la prostate et une diminution progressive des décès. Si le dépistage précoce a montré son bénéfice dans une réduction de la mortalité spécifique1, il a aussi mis à jour une large proportion de cas non agressifs semblant plus relever de la surveillance.
 
Pour en savoir plus : Le PSA est un marqueur spécifique de la prostate, mais non du cancer de la prostate. À ce jour le domaine des biomarqueurs est en évolution rapide, avec de nouvelles molécules, protocoles et formulations à base de prélèvements sanguins ou urinaires, pour corroborer le signal du PSA et apporter un indice plus spécifique du cancer.
 
L’enjeu de l’innovation dans le dépistage est d’apporter une première indication fiable sur l’existence et le degré d’agressivité d’un cancer, et par conséquent dans le cas négatif, de retarder un acte diagnostic potentiellement invasif puisqu’il n’est pas immédiatement nécessaire.
 
La biopsie est le seul acte diagnostique permettant d’affirmer la présence et le grade d’un cancer de la prostate.

​Chiffres clefs du cancer de la prostate en France

En France… le cancer le plus fréquent chez les hommes. Ce cancer se trouve au premier rang des cancers chez l’homme avec 71.200 nouveaux cas répertoriés en 2011. Comparativement, sur la même période, 27.500 cancers du poumon et 21.500 cancers colorectaux avaient été recensés.
 
En termes d’incidence sur la population, on rapporte qu’un homme sur six est ou sera touché par le cancer de la prostate. L’incidence est en augmentation constante depuis les années 80 (+ 6,3% par an entre 1980 et 2005 et + 8,5% par an entre 2000 et 2005). L’âge médian des patients au moment du diagnostic est de 70 ans.
 
Le cancer de la prostate peut être sans conséquence, mais aussi agressif et létal. Il constitue la troisième cause de mortalité due aux cancers chez l’homme avec 8.700 décès par an. Il est listé parmi les problèmes majeurs de santé publique par l’OMS.


Publié le Jeudi 21 Septembre 2017 dans la rubrique Santé | Lu 1642 fois