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Pour plus de la moitié des Français le cancer reste la principale préoccupation de santé

Un récent sondage intitulé « Regards croisés sur le cancer », réalisé par l’institut IFOP pour le compte du laboratoire AstraZeneca, dont les résultats ont été publié cette semaine, montre que de toutes les maladies, le cancer reste la principale préoccupation des Français en matière de santé.


Cette enquête* confirme que le cancer demeure la maladie qui inquiète le plus les Français, devant les maladies cardiaques (40%) et les rhumatismes (38%), et bien devant la maladie d'Alzheimer (30%). En effet, 51 % des personnes interrogées (grand public) se montrent préoccupés par cette pathologie, 43 % déclarent connaître une personne atteinte de cancer et 48 % des personnes de l’entourage interrogées déplorent le décès d’un de leur proche à cause du cancer.

Lorsqu’on interroge les patients et les professionnels de santé sur les thèmes abordés lors de l’annonce du diagnostic, ceux-ci évoquent en priorité des traitements prévus (87 % des patients et 94 % des professionnels de santé). « Cette focalisation sur les informations scientifiques permet au patient d’objectiver la discussion et de se mettre à distance de ses émotions », commente Alain Bouregba, psychologue-psychanalyste.

En matière de traitement, si la chimiothérapie est le traitement le plus connu du grand public (94 %), en revanche, les patients se montrent davantage satisfaits par la chirurgie (92 %). « L’acte chirurgical possède une image salvatrice qui rassure le patient dans la mesure où on lui « extirpe » son mal, en revanche le terme satisfaction est paradoxal. On sait combien un traitement chirurgical peut être moins bien vécu par le patient sur le plus long terme au regard des conséquences « mutilatoires » » tempère Alain Bouregba. .../...

En ce qui concerne les effets secondaires, les patients déclarent également souffrir principalement de fatigue (47 %). « Le terme de fatigue couvre une réalité non seulement physiologique mais aussi psychologique. Non seulement la fatigue est difficilement mesurable et donc complexe à prendre en charge par le médecin. Mais sa prédominance révèle aussi les difficultés du patient à lutter contre la maladie et sa fragilité dans un contexte d’état dépressif » éclaire ainsi Alain Bouregba.

Les patients, leur entourage, les professionnels de santé et le grand public attendent encore beaucoup de l’efficacité des traitements (99 % des professionnels de santé, 98 % de l’entourage et 96 % des patients), mais ils sont aussi demandeurs d’une prise en charge psychologique (90 % du grand public, 86 % des professionnels de santé, 78 % des patients et 75 % de l’entourage).

Parallèlement, le laboratoire est aussi à l’initiative d’un ouvrage intitulé « Carnets Partagés », conçu à partir de témoignages écrits par des patients ou par leur entourage et de photographies issues d’un concours réalisé avec le magazine Photo. Pour cet ouvrage, une thématique a prévalu : « les petites victoires » sur le cancer, celles qui marquent au quotidien la vie de ceux qui en souffrent ou qui le soignent.

Cet ouvrage sera mis à disposition des services hospitaliers afin de soutenir les patients, leur entourage et les soignants qui luttent quotidiennement contre la maladie.

* L’institut IFOP a interrogé 208 professionnels de santé, 1 022 personnes du grand public, 648 patients et 414 personnes de l’entourage pour permettre de confronter le vécu et les attentes de chacun par rapport au dépistage, à l’annonce du diagnostic, aux traitements utilisés, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement matériel et psychologique.


Publié le Vendredi 10 Novembre 2006 dans la rubrique Santé | Lu 2256 fois