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Plus des deux-tiers des salariés québécois prévoient de prendre leur retraite avant 65 ans

Alors qu'une pénurie de main-d'œuvre est annoncée à cause du vieillissement de la population, la grande majorité des travailleurs québécois (69 %) prévoient quand même de prendre leur retraite avant l'âge de 65 ans indique un récent sondage dont les résultats viennent d’être dévoilés à l'occasion de la fête du Travail qui a eu lieu au Canada le 5 septembre dernier*.


Ce sondage Crop/Orhri, organisme spécialisé dans la gestion des ressources humaines, a été mené sur 750 répondants et montre en outre, que près d'un salarié sur trois (31 %) compte prendre sa retraite entre 55 et 59 ans, alors que le quart d'entre eux prévoient repousser cette échéance après 65 ans.

La majorité des travailleurs (52 %) voudrait prendre une retraite progressive tandis que 44 % souhaiteraient le faire de façon définitive. Quant à savoir s'ils pourront réaliser leur souhait, la grande majorité (86 %) de ceux qui envisagent un départ progressif à la retraite pensent qu'il leur sera possible de le faire.

« Dans un contexte où la main-d'oeuvre se fait plus rare, comme actuellement, ces données sont encourageantes. Le départ progressif à la retraite permet de maintenir les employés plus longtemps en place en plus de permettre un transfert des connaissances et de mieux préparer la relève », a indiqué M. Florent Francoeur, président-directeur général de l'ORHRI.

La plupart des travailleurs sondés (57 %) ont un employeur qui contribue financièrement à leur retraite soit par l'entremise d'un régime de pension privé (37 %), soit par une cotisation à leur Régime enregistré d'épargne retraite (REER) (20 %). Les régimes privés de retraite sont surtout l'apanage des grandes entreprises (61 %) et des employés syndiqués (60 %). Néanmoins, 38 % des travailleurs déclarent que leur employeur n'offre rien en matière de retraite. On les retrouve davantage dans les petites entreprises de moins de 20 salariés (65 %), chez les non-syndiqués et chez les salariés qui ont un revenu annuel inférieur à 40 000 dollars soit environ 26.800 euros (51 %).

Plus de la moitié des travailleurs (54 %) affirment qu'il n'y a pas de plan pour assurer la relève au sein de leur organisation. Chez les non-syndiqués, ce pourcentage s'élève à 60 %. « Ces résultats sont plus inquiétants. Avec les départs massifs à la retraite, la génération montante, trop peu nombreuse, ne pourra suffire à la tâche. Je pense que les organisations ne peuvent se permettre de perdre leurs compétences. Quand les meilleurs employés partent, la perte est vraiment énorme pour l'entreprise, car elle a investi dans leur formation et dans leur développement. Il lui sera aussi difficile de les remplacer. Considérant le souhait des travailleurs de se retirer assez jeunes du marché du travail, un plan de relève bien conçu devient très important dans les organisations », a conclu M. Francoeur.

* Traditionnellement le premier lundi de septembre au Canada et en Amérique du nord

Chiffres à retenir

L'âge anticipé de la retraite
- 69 % des travailleurs salariés québécois comptent prendre leur retraite avant l'âge de 65 ans.
- 10 % des répondants anticipent leur retraite avant l'âge de 55 ans.
- 31 % prévoient être à la retraite entre 55 et 59 ans.
- 4 % des répondants n'envisagent pas de prendre leur retraite.

Le choix du type de départ à la retraite
- 86 % des salariés qui envisagent un départ progressif à la retraite pensent qu'il leur sera possible de le faire.

Les revenus de retraite
- 57 % des travailleurs ont un employeur qui contribue financièrement à leur retraite.

Présence de plans de relève dans les organisations
- 39 % des travailleurs interrogés affirment qu'il existe un plan de relève dans leur entreprise pour le remplacement de ceux qui partent à la retraite.
- 54 % des répondants déclarent que l'entreprise à laquelle ils appartiennent n'a pas de plan de relève.


L'ORHRI s’annonce comme un organisme de référence en gestion des ressources humaines et en relations industrielles au Québec. Regroupant près de 7.500 professionnels, il est le seul organisme habilité par le Code des professions à décerner les titres de conseiller en ressources humaines agréé (CRHA) et de conseiller en relations industrielles agréé (CRIA).

Présents dans tous les milieux - entreprises, organismes gouvernementaux, syndicats, universités, cabinets de consultants -, les CRHA et CRIA exercent leurs activités en relations du travail, en gestion des ressources humaines, en santé et sécurité du travail et en formation en entreprise.


Publié le Mardi 6 Septembre 2005 dans la rubrique Retraite | Lu 1542 fois