Jeudi 25 Janvier 2007

Plan national Bien Vieillir 2007/2009 : Philippe Bas dévoile les grandes orientations


Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes âgés a présenté le 24 janvier 2007 lors de la clôture du Colloque « Bien Vieillir » les grandes orientations du Plan national Bien Vieillir 2007/2009 : un budget de 168 millions d’euros sur trois ans pour aider les jeunes retraités à bien commencer leur nouvelle vie, pour dépister le plus tôt possible les signes du vieillissement et enfin, pour favoriser les liens intergénérationnels.



Plan national Bien Vieillir 2007/2009 : Philippe Bas dévoile les grandes orientations
« Ce colloque est une grande première. J’ai voulu réunir tous ceux qui, par leur action, favorisent un vieillissement dans de bonnes conditions de santé : médecins, sociétés savantes, spécialistes des activités sportives pour les seniors ou encore acteurs du développement des territoires a indiqué le ministre dans son discours d’introduction. Cette question me tient à cœur. Je souhaite aujourd’hui vous exposer mon plan d’action pour donner aux jeunes retraités la possibilité de vieillir dans les meilleures conditions possibles]i ».

Réactivé en 2005, le programme national « Bien Vieillir » était en sommeil. J’ai voulu lui donner une impulsion nouvelle parce que l’enjeu est important. Il s’agit d’améliorer la qualité de vie des personnes âgées, en prévenant les risques d’isolement et de rupture des liens sociaux et en agissant pour promouvoir une alimentation saine et la pratique régulière d’une activité physique » a souligné Philippe Bas.

Pour ce faire, 3 millions ont été dégagés sur les fonds de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie. Ils devront soutenir les actions innovantes qui favorisent un vieillissement dans de bonnes conditions de santé, avec trois objectifs : améliorer l’environnement individuel, collectif et relationnel de la personne ; prévenir les complications des maladies chroniques ; et favoriser la participation des seniors à la vie sociale et consolider les liens entre les générations. .../...


En 2006, ajoute le ministre, j’ai décidé de reconduire cette action vu le succès remporté pour conforter cette dynamique. A nouveau, 3 millions d’euros ont été mobilisés pour soutenir les initiatives publiques ou privées qui favorisent l’épanouissement social et humain des personnes qui vieillissent. 187 projets dans toute la France ont ainsi bénéficié d’une subvention et plus d’un tiers des projets retenus émanent du monde associatif.

« Cette année, j’ai décidé d’aller plus loin et de renforcer notre action pour le bien vieillir, précise le ministre. A l'été 2006, j’ai demandé au docteur Jean-Pierre Aquino d’élaborer un véritable Plan national pour le Bien Vieillir. (…) Ce Plan national Bien Vieillir est donc bien plus ambitieux que les deux programmes menés en 2005 et en 2006. (…) Au-delà du financement de projets locaux, j’ai voulu amplifier notre action par des mesures nationales qui permettent de prévenir les facteurs de vieillissement et de maintenir les seniors dans un tissu relationnel dynamique. Mon objectif, c’est de favoriser dans un même mouvement la prévention médicale et le bien-être social. J’ai aussi voulu que ce Plan s’inscrive dans une perspective pluriannuelle pour donner plus d’ampleur à notre action. Au total, notre politique globale en faveur du bien vieillir mobilise 168 millions d’euros sur trois ans. Enfin, je crois qu’à côté du Plan Solidarité Grand–Âge, nous devions répondre au défi de la longévité dans une autre perspective. Parce que la longévité n’est pas synonyme de dépendance.

En matière de longévité, rappelons qu’en France il y a actuellement plus d'un million de personnes de plus de 85 ans et qu’elles seront deux millions dans dix ans. « Pour préparer ce changement majeur, j’ai décidé de mobiliser 2,3 milliards d’euros sur cinq ans dans le cadre du Plan Solidarité. Ces moyens ont pour objectif de d’adapter tout le système de prise en charge à domicile, en établissement et à l’hôpital, avec une priorité : donner à toutes les personnes âgées le libre choix de rester chez elles. « Mais le vieillissement n’est pas la dépendance, et la dépendance n’est pas une fatalité » rappelle Philippe Bas. « Un exemple : en France, 70 % des hommes de plus de 90 ans sont autonomes ! Après avoir rajouté des années à le vie, il faut maintenant rajouter de la vie aux années ».

Concrètement, ce Plan concentre son action sur les seniors dès leur départ en retraite parce cette génération est une génération charnière. « Nous constatons aujourd’hui l’émergence d’un nouvel âge actif. Les jeunes retraités ont un formidable désir d’activité. Chacun connaît leur implication dans la vie familiale, dans la vie culturelle, dans le bénévolat. Savez-vous que parmi les 60-70 ans, une personne sur trois est engagée dans une activité bénévole ? Ce chiffre fait de ces personnes le maillon fort de la solidarité dans notre pays. Ces personnes apportent beaucoup à notre société par leur dynamisme. Aujourd’hui, mon ambition, c’est de tout faire pour leur donner les moyens de rester actifs en développant les liens sociaux, les rendez-vous intergénérationnels, en favorisant un vieillissement dans les meilleures conditions possibles » affirme le ministre.

Dans le cadre de ce Plan, il est donc prévu de contribuer au développement de la Semaine bleue. Des formules d’habitat intergénérationnel devraient également être favorisées : du type « un toit, deux générations » où une personne âgée offre un logement à un étudiant ou un jeune professionnel en échange d’une aide bénévole.

Le Plan national Bien Vieillir : 9 grands axes et trois objectifs principaux :

Le premier objectif, c’est d’aider les jeunes retraités à bien commencer leur nouvelle vie, qui doit rester une vie active. C’est le sens du Passeport pour une retraite active décidé dans le cadre de la Conférence de la Famille 2006, qui sera présenté prochainement. Tous les jeunes retraités se verront ainsi proposer un livret, qui sera diffusé grâce au réseau de la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Ils trouveront toutes les informations utiles sur les activités bénévoles, des conseils nutritionnels, mais aussi des informations générales sur les services à la personne. Ce passeport est le gage d’une transition réussie de la vie professionnelle à la vie de jeune retraité.

Il s’agira également de favoriser la prévention des facteurs de risque en incitant les médecins à pratiquer une consultation au moment du départ en retraite. Cette consultation médicale se veut le moment propice pour évoquer les facteurs de risque avec les seniors. Par exemple les risques cardio-vasculaires qui augmentent avec l’âge.

Il faut aussi valoriser une alimentation saine et équilibrée et une pratique sportive régulière. C’est pourquoi un « guide nutrition » spécialement conçu pour les plus de 55 ans est diffusé dans les réseaux associatifs et mutualistes, les Caisses primaires d’assurance maladie et un grand nombre de pharmacies.

Pour favoriser l’activité physique des retraités, le ministère encourage, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, les fédérations sportives à développer leur offre d’activités destinées aux seniors.

Le deuxième objectif, c’est de dépister plus tôt les signes du vieillissement. Des actions ciblées sont menées sur des problèmes précis, comme la baisse de la vue ou la diminution de l’audition. Plus tôt ces phénomènes sont diagnostiqués, plus on peut retarder leur évolution, plus on peut les compenser et les rendre moins invalidants.

Dans ce cadre, le ministre a évoqué le problème des soins bucco-dentaires. Les personnes âgées ont souvent plus de difficultés à aller chez le dentiste. Souvent, elles n’y pensent même pas. Pour améliorer la santé bucco-dentaire des seniors, une consultation gratuite de prévention à 60 ans est expérimentée cette année. Là encore, l’objectif, c’est d’améliorer la qualité de vie des seniors.

Enfin, depuis le début de cette année, une campagne de prévention a été lancée, avec l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé. Des spots courts diffusés à la télévision sensibilisent les seniors aux réflexes du quotidien qui permettent de bien vieillir.

Enfin, le troisième objectif, c’est de maintenir le lien social pour les seniors et les relations entre générations. « Nous savons tous quelle peut être la solitude de personnes qui n’ont plus leur travail pour rencontrer et dialoguer » rappelle Philippe Bas dans son discours. Cette désocialisation est inquiétante. Il faut donc favoriser les initiatives qui permettent aux seniors isolés de rencontrer des jeunes, de continuer à avoir une vie sociale qui est la garantie de l’épanouissement personnel.

« Notre pays est désormais confronté à un formidable défi, celui de la longévité, conclut le ministre. Cela veut dire mieux prendre en charge la dépendance mais aussi, et on l'oublie trop souvent, renforcer la prévention. Donner à toutes celles et ceux qui sont à la retraite les moyens d'un vieillissement réussi, les aider à demeurer actifs, à conserver l'indispensable lien social qui maintient en éveil : c'est tout l'enjeu de ce grand Plan Bien Vieillir. La longévité peut être une chance à saisir pour notre société tout entière. Parce que les seniors apportent beaucoup à la vie économique, sociale et culturelle de notre pays. Grâce au Plan Bien vieillir, ils vont être incités à être plus dynamiques encore. Ce Plan national répond aussi à une demande forte des seniors : rester en forme longtemps et commencer, avec leur retraite, une nouvelle vie d’activité ».
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1.Posté par Caro Pierre le 25/01/2007 17:21
A Monsieur Philippe Bas, Ministre

Monsieur le Ministre,
Plusieurs fois je vous ai adressé mon travail entrepris depuis six années maintenant.

Aussi, très simplement, aujourd'hui, à la lecture de vos déclarations, je vous transmets une partie de mon projet.
Il me semble correspondre à l'attente que vous souhaitez.

Je demeure à votre disposition

Pierre Caro

Merci de votre attention.


La situation de retraité, une tranche de vie qui se construit autour des responsabilités humaines ?
Face aux évolutions irrémédiables des environnements - démographiques, géopolitiques, scientifiques, religieux -, nous ne pouvons plus envisager le temps de retraite sans élaborer un réel projet de vie, qui ait du sens pour soi et pour les autres.

L’entrée en retraite n’est plus l’entrée en vieillesse

S’il est des plus jeunes et des plus âgés, il est avant tout, aujourd’hui, cinq, six générations qui doivent vivre ensemble et penser leur avenir dans le système planétaire.
Les dispositions prises, ou subies, lors de l’entrée en retraite, déterminent les conditions de vie personnelles et collectives, pour un quart ou un tiers de vie, un quart ou un tiers de siècle. Ce n’est pas rien. Cela mérite que chacun consacre un temps de réflexion sur le sens à donner à cette part de vie ; un temps d’élaboration d’un réel projet de vie dans et avec la société.

Une responsabilité entre les générations

Nos parents n’ont pas pu nous éduquer à ce temps en situation de retraite. Nous n’avons pas d’histoire d’une telle société.
En revanche, nous avons la responsabilité d’éduquer nos petits et arrière petits-enfants, car de cette éducation dépendent :

- les bases des relations humaines qu’ils auront avec les autres ;
- la compréhension et la participation à une gouvernance de la planète qui assurera l’avenir des générations futures ;
- et, immédiatement pour nous, jeunes retraités, ou en voie de le devenir, les conditions de vie qui nous sont offertes en situation de retraite dans les prochaines décennies.

Et c’est là un questionnement au niveau mondial.
Les peuples, dont on louait les liens familiaux et entre générations, commencent à sentir les effets d’une mondialisation qui sépare de plus en plus facilement les enfants de leur lieu de naissance et de leurs parents. Cette évolution est irrémédiable et il ne s’agit pas de vivre contre mais de nous préparer à vivre avec.
Le métissage est une richesse si nous ajoutons les cultures.

L’apprentissage, c’est tout au long de la vie

Nous avons sans cesse à revisiter nos expériences tant personnelles que professionnelles, afin d’adapter nos comportements pour la préservation et le développement de nos environnements. Ces comportements vont être déterminants pour notre planète, pour l’ensemble du cosmos, demain.

Après réflexion, les conditions d’entrée en retraite me semblent au moins aussi importantes et essentielles que l’était l’entrée dans la vie d’adulte responsable. Sauf que c’est une dernière étape et que nous avons tout intérêt à ce qu’elle soit vécue le moins mal possible, pour nous, pour nos proches, pour l’ensemble de la société.

C’est pourquoi j’ai engagé ma responsabilité dans une réflexion sur « le rôle et la place possibles du retraité dans la société ». J’ai choisi de développer trois thèmes qui me semblent essentiels :
- comprendre sa santé,
- apprendre aujourd’hui,
- élaborer un réel projet de vie pour les vingt, trente ans et plus qui nous sont offerts en situation de retraité (e).

Pour un engagement collectif autour du rôle et de la place du retraité en société

Ce travail ne sert à rien si je le conduis seul, c’est pourquoi j’aimerais le « partager en réciprocité ». Construire, c’est amener qui sa réflexion, qui ses matériaux, qui sa technicité et ses savoir faire, qui, enfin son savoir être … ensemble.

Afin de concrétiser ces réflexions, je construis mon lieu de vie : Le Préau : Comptoir d’ExpressionS [1], comme espace ouvert et agréable à tous ceux qui le souhaitent. Mais les nouvelles technologies de la communication et de l’information permettent aussi de construire, même lorsque nous sommes géographiquement éloignés.

Pour prolonger ce travail, j’ai choisi de développer quelques actions possibles à entreprendre par des personnes en situation de retraite. Il va sans dire qu’aujourd’hui, plus rien ne peut être entrepris sans un réel apprentissage. L’aléatoire comme la désinvolture n’ont plus cours sans risque pour soi-même, voire pour les autres. C’est pourquoi je défends l’idée que le temps de retraite soit compris comme celui d’une nouvelle carrière, qui commence donc par un temps d’apprentissage, avec l’idée d’une tranche de vie à « re traiter » en permanence, avec nos petits et arrière petits-enfants.

C’est pourquoi je m’adresse à celles et ceux qui soutiennent le processus d’actions autour de l'entrée et le déroulement de la retraite, car ce temps est, toujours et plus que jamais, un temps d’exercice de responsabilités.

Pour vous joindre à ce projet, vous pouvez me contacter au courriel suivant pierrecaro@aol.com ou à l’adresse suivante :
Le Préau : Comptoir d’ExpressionS
Saint Joseph des Landes
44530 Saint Gildas des Bois
France

Le Préau : Comptoir d'ExpressionS, le "Café des âges" de l'Association "Vieillir c'est vivre", l'antenne de l'Ecole de la Paix de Grenoble, sont gérés par l'Association A6

[1] Préau pour ce petit pré où l’on reçoit ses amis, espace d’école où l’on se met à l’abri avec les autres ; Comptoir pour ce meuble mythique où l’un face à l’autre on échange en réciprocité ; ExpressionS parce que chacun doit pouvoir s’y exprimer en toute liberté, dans la dignité et le respect des autres





2.Posté par Philippe Galanti le 22/12/2007 23:14
Je suis d'accord avec vous Monsieur Caro. Je vous encourage dans votre démarche citoyenne d'aider nos anciens à mieux vivre. L'enjeu est immense et il conditionnera l'unité de la Famille à venir, de ses racines et donc de ses valeurs, notre trésor qu'il faut préserver.

Je viens de créer un site internet qui a pour mission d'aider à créer ou recréer des liens intergénérationnels. J'essaie d'apporter ma pierre à ce vaste chantier qui est pour moi enthousiasmant.

http://www.monmessager.fr

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