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Senior Actu

Philippe Bas annonce le lancement d’un plan de lutte contre la maltraitance des aînés

Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes âgées vient d’annoncer dans une dépêche AFP la mise en place d’un plan de lutte contre la maltraitance des personnes âgées dépendantes le 14 mars prochain et l’installation, une semaine plus tard, d’une « Agence nationale d’évaluation des établissements médico-sociaux ».


Alors que cette semaine, les maisons de retraite sont sur la sellette (avec d’un côté le procès d’une ancienne directrice d’établissement et de l’autre, la sortie de l’ouvrage de Jean-Charles Escribano « On achève bien les vieux »), le ministre vient d’annoncer une multiplication des contrôles dans les maisons de retraite.

Ces dernières devront être soumises à une évaluation obligatoire et régulière, « avec à la fois, une évaluation faite par les établissements eux-mêmes et une évaluation externe sous le contrôle de l'Agence, un peu comme on l'a fait avec l'accréditation pour les hôpitaux » a indiqué le ministre.

« Je tiens à souligner que les personnels font généralement leur métier avec coeur, et c'est une raison supplémentaire pour être intraitable quand il s'agit de maltraitance » a remarqué Philippe Bas. Un numéro d'appel « Allô maltraitance personnes âgées » (08.92.68.01.18) sera aussi prochainement lancé.
Philippe Bas annonce le lancement d’un plan de lutte contre la maltraitance des aînés

De son côté, Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (ADEHPA) rappelle que l'Association demande en vain depuis de très nombreuses années la fermeture de 5 % des établissements ; elle déplore que très souvent, les Pouvoirs Publics préfèrent laisser fonctionner des établissements douteux du fait du manque de structures. « Pire que cela, ces établissements douteux sont comptabilisés dans les taux d'équipement, parfois utilisés pour refuser l'autorisation de constructions nouvelles au motif que les besoins seraient satisfaits ! » déplore l'ADEHPA.

Selon M. Champvert, le manque de moyens est au coeur du problème d'autant que 600 maisons de retraite supplémentaires seront nécessaires « d'ici 2 à 3 ans ». Seul un doublement du nombre de personnels permettra d'y faire face, affirme-t-il. « Dans l'immense majorité des établissements (la maltraitance ou l'absence de 'bien traitance') est liée à l'épuisement des familles et des professionnels par manque de moyens et/ou d'aide », estime M. Champvert.

M. Bas souligne quant à lui dans la dépêche de l’AFP, la création de « 5.000 places par an depuis 2003 » en maisons de retraite et les mesures du plan grand âge de juin 2006 concernant notamment le maintien à domicile et l'accueil de jour.


Publié le Mardi 6 Mars 2007 dans la rubrique Maisons de retraite | Lu 4330 fois