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Perception et attentes des Français vis-à-vis de la dépendance des personnes âgées

Une récente étude réalisée par la TNS Sofres* pour le compte de la Banque Postale Prévoyance et La Tribune montre que la quasi-totalité des Français est consciente de l’importance de la prise en charge de la dépendance et que pour les proches concernés, ce sont les aspects psychologiques et affectifs qui sont les plus difficiles à supporter.


Au même titre que le financement des dépenses de santé, la prise en charge de la dépendance des personnes âgées est un sujet très important pour les deux-tiers des Français, indique cette étude de la TNS Sofres, un score légèrement en retrait par rapport au financement des retraites (72%).

D’autre part, au-delà de l’importance du sujet, la préparation à la dépendance, que ce soit pour soi ou pour ses proches, est une préoccupation financière importante pour sept Français sur dix, un score élevé, note les spécialistes de la Sofres, même s’il reste inférieur aux préoccupations financières habituelles (transmission de patrimoine, épargne, préparation de la retraite etc.).

A titre personnel ou pour un proche, quatre Français sur cinq se sentent concernés par ce problème de la dépendance. Parallèlement, une personne sur deux y pense souvent et les trois quarts en parlent en famille. Pour autant, le sentiment d’information sur les solutions disponibles reste faible, puisque la moitié de nos compatriotes se sent mal informée.

Pour les proches ayant eu une personne dépendante dans leur entourage (63% des Français âgés de 35 à 75 ans), ce sont les aspects psychologiques et affectifs qui sont les plus durs (six fois sur dix), bien plus que l’organisation pratique ou le fait de trouver les bonnes personnes. .../...
Perception et attentes des Français vis-à-vis de la dépendance des personnes âgées

Toujours selon les résultats de cette enquête, encore peu de Français –un petit tiers (31%)- se sont renseignés sur les solutions disponibles pour faire face au risque de dépendance. Et lorsqu’ils le font, c’est avant tout via leur entourage ou les acteurs de proximité (mutuelle, mairie, médecin…).

Alors que 40% des Français (35 ans et plus) préparent leur retraite en mettant régulièrement de l’argent de côté, ils sont 26% à avoir pris des dispositions pour faire face au risque de dépendance. Sont privilégiés les solutions financières (contrat dédié ou autre produit financier), puis l’investissement dans l’aménagement ou l’achat d’un bien immobilier plus adapté.

Parmi ceux n’ayant pas souscrit de contrat dédié (contrat de dépendance ou « assurance-vie option dépendance »), seuls 18% ont l’intention de souscrire un contrat d’assurance dépendance.

Sans parler d’augmentation des impôts ou taxes, les trois-quarts (76%) Français estiment que l’État doit assumer la dépendance des personnes âgées, pour tous (36%) ou pour les plus démunis (40%), contre 23% pour une prise en charge individuelle. Cependant, entre augmentation des impôts ou taxes et liberté d’action individuelle, les Français sont partagés, préférant de peu la seconde solution.

Parmi les deux actions prioritaires que doit mener l’État pour faire face à la dépendance, c’est le maintien à domicile qui ressort (79%) en premier lieu, suivi de l’augmentation du nombre de places disponibles en maison de retraite (57%).

Enfin, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est connue par deux Français sur trois. Mais les conditions d’attribution de cette dernière ne semblent pas être évidentes : 53% pensent qu’elle est réservée aux plus démunis alors qu’en réalité, c’est le montant de l’allocation qui est conditionné par les ressources, et non son attribution.

*Enquête réalisée par téléphone du 11 au 23 octobre 2007 auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 35 à 75 ans selon la méthode des quotas (1 006 personnes interrogées).

Source : TNS Sofres


Publié le Mercredi 28 Novembre 2007 dans la rubrique Social | Lu 6516 fois