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Mardi 6 Mars 2007

On achève bien nos vieux de Jean-Charles Escribano : un cri de révolte contre les maltraitances en maison de retraite


Jean-Charles Escribano, infirmier qui a passé la quasi-totalité de sa carrière au service des seniors dépendants vient de publier On achève bien nos vieux chez Oh ! Editions, un livre brûlot contre la maltraitance des personnes âgées vivant en maison de retraite. Un témoignage bouleversant, un document poignant.



On achève bien nos vieux de Jean-Charles Escribano
Ce livre, au titre volontairement provocateur, est le cri de colère et de révolte d’un homme, Jean-Charles Escribano, infirmier, qui depuis vingt-cinq ans travaille au service des personnes âgées dépendantes. Même si son discours dérange certains –action en justice en cours-, il veut clamer « haut et fort ce qui se passe derrière les portes en verre et les halls fraîchement repeints de ces établissements qui coûtent cher aux familles ».

« Dans les maisons de retraite, il y des brutalités, des négligences, des agressions verbales, des agressions physiques, des gestes réalisés dans la précipitation et qui vont blesser » indique M. Escribano. Et de préciser : « on ne voit les personnes âgées que comme des objets, on les prend, on les sort du lit, on va les poser tout humide de la nuit en plein courant d’air. On leur donne à manger très très vite, au point de les blesser au niveau des lèvres, au niveau des dents. Et puis on va oublier de leur donner à boire ou pas assez. Conclusion, il va falloir les perfuser. On leur relève aussi le lit très haut pour ne pas que les résidents puissent se recoucher. Ils tentent l’escalade, ils tombent et se cassent… Ils deviennent grabataires ».

Tout commence véritablement un jour de 2000, lorsque Jean-Charles Escribano est recruté dans un nouvel établissement. Très vite son travail devient un combat de tous les jours : il se bat le respect des pensionnaires en actes et en paroles (que le personnel les vouvoie, tout simplement !), pour qu’on tienne leurs chambres propres, qu’on veille à ce qu’ils mangent chaud. Il déplore une hygiène insuffisante, un personnel pas assez nombreux et mal formé, le manque de place… Jean-Charles Escribano et quelques autres s’organisent, dénoncent les maltraitances graves, l’inhumanité quotidienne. .../...


Jean-Charles Escribano copyright Stéphane Pons
« J’ai l’impression que le public ne voit pas ou qu’il ne veut pas voir ce qui se passe » témoigne-t-il encore dans le journal de 13 heures de France 2. « J’ai voulu faire ce témoignage pour qu’ils sachent ce qu’est la maltraitance… Il y a une véritable liberté de la parole des professionnels à mettre en place. M. Hubert Falco (ndlr : ancien secrétaire d’Etat aux Personnes âgées) avait parlé de véritable omerta qu’il fallait briser. Elle existe et elle dure encore ».

M. Escribano considère que les familles sont prises en otage compte tenu du manque d’établissements. Les gens craignent de devoir reprendre un proche âgé. « Vous avez peur que l’on vous dise, si vous n’êtes pas content, reprenez votre famille. Il y a des cas qui ont été répertoriés » affirme-t-il.

Toujours sur France 2, l’infirmier conseille aux familles d’être présentes le plus possible et de s’inquiéter dès que l’on constate une rupture de comportement. Il souligne également qu’en cas de manquement « le dépôt de plainte est un élément fondamental ».

« Au final, déplore Jean-Charles Escribano, on accompagne les personnes âgées dans un achèvement de vie et non pas dans ce qui devrait être une croisière douce et consolante ». Et de conclure en évoquant les maisons de retraite : « c’est un lieu de vie et surtout pas un lieu de fin de vie, il y a un mot de trop ».

Officiellement, indique un article du Figaro « seuls 5 % des 10 500 établissements feraient l'objet de signalements. Cela concernerait tout de même plus de 32 000 pensionnaires, victimes potentielles de pratiques allant de la privation de nourriture aux coups et blessures ».

On achève bien nos vieux
Jean-Charles Escribano
Oh Editions avec France Info
158 pages
14.90 euros TTC

Derrière un titre excessif… de vraies problématiques estime l’ADEHPA

« Le titre est racoleur et le propos généralise trop souvent des situations particulières » estime l'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (ADEHPA) dans un communiqué. Et d’ajouter que « même si l’on peut regretter que l’auteur n’aille pas jusqu’au bout de l’analyse qui conduit aux dysfonctionnements mis en lumière, il reste un témoignage concret de ce que l’association dénonce depuis des années sur les 30 ans de retard français en matière d’aide aux personnes âgées ».

La Cour des Comptes indiquait fin 2005 que les besoins des personnes âgées fragilisées ne sont couverts qu’à moitié, rappelle l’ADEHPA : on peut donc décrire les conséquences concrètes de cet état de fait, isolement, solitude et suivi insuffisant à domicile, toilettes négligées, repas trop rapides ou attentes trop longues en situation d’urgence en établissements, et donc épuisement fréquents des familles et des professionnels.

Que faire ? s’interroge l’association : il importe de travailler à l’amélioration de la qualité, par exemple dans le cadre du Conseil National de l’Evaluation. Parallèlement il faut être très clair dans la dénonciation de l’inacceptable. C’est pourquoi l’ADEHPA demande depuis de nombreuses années la fermeture de 5% d’établissements indécents, et la création de structures nouvelles adaptées en personnel et en coût. Pour le reste, conclut l’association, il faut reconnaître l’action de l’immense majorité des professionnels qui accompagnent au quotidien les personnes âgées à domicile et en établissements, et la charge financière et morale reposant sur les aidants familiaux.
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53.Posté par boby le 07/07/2009 19:56
jai lu votre livre et si tout le monde pensait comme vous on aurais plus tard envie de veillir en maison de retraite mais ce n'est malheureusement pas le cas pour ma part je travaille en service a domicile pour ma part je prefere travailler a domicile car on peut travailler dans le plus grand respect des personnes agées !

52.Posté par Caroline, éléve aide soignante le 23/05/2009 12:08
Mercie pour cette ouvrage qui malheureusement dit que la véritée. Que se soit dans les hôpitaux ou bien les maison de retraite, trop de maltraitence à lieu et principalment du verbal, celui qui ne se voit pas mais qui reste profondément graver dans la téte. Je conseil se livre à tout le personnel para médicale!!!

51.Posté par fofo le 11/05/2009 23:03
BRAVO :: !! et bon courage ... car les charognes se battent à la manière mafieuse.

50.Posté par zugaj le 07/05/2009 08:18
bravo d'avoir le courage de parler moi j'ai vecu le meme parcours mais avec des religieuses ce fus terrible cette brutalite je me suis permise de faire une reflecxion et on m'a remise a ma place d'aide soignante j'etais la seule a m'opposer sur leurs pratiques quelques exemples une dame qui venait d'arriver dans l'etablissement etait devenue la souffre douleurs de la religieuse cette dame ne pouvais plus marcher elle s'est retrouver a terre nue et comme elle ne pouver pas ce lever la religieuse lui donner des coups de pieds un jour au refectoire cette meme personnerefuser de manger la religieuse lui a dit gentiment vous ne vouler pas manger tant mieux je pars en vacances quand je reviendrais vous serait crever les personnes devaient obeir elles arrivaient au refectoire pleines de selles tout le monde sans fouter et tout le monde avaient peur aujourd'hui je suis toujours dans ce passe qui me hante et que je n'ai pu rien faire meme si je suis alle a l'epoque trouver le directeur qui m'a repondu q'uil ne pouvais rien faire contre les religieuses s'est inadmisible

49.Posté par blanc le 07/04/2009 22:20
je travail dans une maison de retraite en ten ash mais je suis pas deplomé.ou je travail il son pas tu tout gentil avec les pensionners les ver d'eau vole a la figure il leur taper sur les mains des personnes je me sen inpuisete pour les aide car je suis proche avec eux .il suis a la recherche pour travail dans un autre etablissement mais toujour avec des personnes agrée car sa doi fermé et je veu plus voire cette maltrétence.je voutrai faire une valudation des aquis des que j'aurai fait assai heure pour devenir aide soignante.

48.Posté par lenny le 28/02/2009 14:25
bonjour, je voudrait moi aussi dire un trés grand merci à Mr Escribano, son témoignage est troublant et coïncide également à ce que j'ai pu constater pendant 9 années de travail en maison de retraite publique. j'ai quitter mon emploi pour ne plus assister impuissante à de la maltraitance quotidienne. je souhaite publier un article et j'aimerai beaucoup être mise en relation avec Mr Escribano afin que nous unissons nos efforts pour que les choses changes. je laisse mon adresse mail où il est possible de me joindre. merci contrelamaltraitance@live.fr

47.Posté par Hana Tora le 03/12/2008 15:49
Bonjour, depuis environ trois ans, je me suis engagée, à travers l'Association La Pastorale de la santé, à visiter les personnes âgées dans la maison de retraite publique de ma ville. J'y ai rencontré des personnes absolument merveilleuses chez les pensionnaires et un personnel soignant pour la plupart attentif et professionnel.
Depuis environ un an et demi j'ai fait la connaissance d'une personne jeune (58 ans)ses enfants n'ayant trouvé aucun autre lieu proche pour l'accueillir. Cette personne, lourdement handicapée après qu'un chauffard l'ai percutée sur un trottoir est dans cette maison de retraite depuis six ans.
La moyenne d'âge de l'établissement est d'environ 90 ans. Cette personne a refusé pendant très longtemps toute visite hormis celle de sa famille. Tout doucement je l'ai apprivoisée et depuis à peut près 6 mois, avec l'accord de sa famille et du directeur de l'établissement ( accords écrits), je la prends en charge tous les samedis après- midi pour une petite sortie resto, théâtre... La personne en question signale toujours en avance son heure de sortie et de rentrée, mais aussi qu'elle prendra ou non son repas dans l'établissement, pour cela on lui donne toujours son médicament qu'elle doit prendre le soir au moment du repas. Jusqu'ici tout s'est bien passé, mais il y a peu une infirmière a décidé ( et le mot d'ordre est passé à tout le personnel) qu'on ne donnerait plus son médicament à cette peronne mais à moi et que sa sortie ne serait autorisée que si je la signale moi-même au moment du départ. Il faut savoir que dans cet établissement il y a trois étages et un bureau d'infirmerie par étage, et l' infirmière n'étant pas toujours dans leur bureau mais dans quelque chambre de malade, il me faut parcourir les trois étages et demander au personnel où se trouve l'infirmière qui bien souvent est occupée auprès d'un malade dans une chambre où je ne peut rentrer et ainsi la sortie est bien souvent retardée.
Pour ma part ceci s'apparente à de la maltraitance. Je comprend que les sorties de cette personne sont devenue un élément de perturbation pour le fonctionnement routinier et planplan de cette maison et de son personnel habitué à la tranquilité et au silence de ses pensionnaires très âgées mais pour cela dois-je laisser cette personne croupir et mourir à petit feu sans rien faire.
Ces petites sorties du samedi ont complètement changé la vie de cette personne et pourtant ce n'est pas grand chose. Et puisque cet établissement a accepté d'accueillir cette personne infiniment plus jeune que tous les autre pensionnaires, il faut il me semble, qu'il accepte aussi que cette personne puisse avoir des besoins et des centres d'intérêts différents et se réjouir de la voir souriante et apaisée.
Pour ma part je vais essayer de dénouer cette situation le plus pacifiquement possible, mais en aucun cas je ne céderai à ce qui me semble être du chantage tout simplement.


http://hotmail.fr

46.Posté par DAVID le 05/11/2008 10:30
Monsieur,

Je n'ai pas encore lu votre livre mais je vous adresse ce message pour vous faire part de mon témoignage. Ma mère est en maison de retraite dans l'Yonne depuis 2 ans et demi, nous lui rendons visite quasiment tous les jours et nous voyons toujours des scènes de coucher dans la précipitation l'énervement, autant de choses qui ne sont pas de nature à apaiser les pensionnaires, alors que ceux-ci sont malades physiquement, moralement, et dépendants et pour certains d'entre eux sans famille. J'ai déja eu des accrochages verbaux avec certains membres du personnel, dans certains cas cela a d'ailleurs permis de meilleurs contacts par la suite mais c'est le système à un haut niveau qui est en cause.....
Merci encore de vous préoccuper de cette situation et à votre disposition pour toute précision complémentaire le cas échéant.

45.Posté par SOISIK46 le 08/10/2008 09:06
Ce n'est pas le public qui ne veut pas voir mais LES POUVOIRS PUBLICS
EUX SEULS ONT UN POUVOIR POUR EMPECHER DE TELS AGISSEMENTS !

44.Posté par Anna le 28/09/2008 02:34
C'est en cherchant le livre de Monsieur Escribano que j'arrive sur cette page et en lisant tous tous ces commentaires , je me rends compte à quel point je ne suis pas seule dans ce drame de la maltraitance. En Novemebre celà fera 1 an que maman nous a quittés. Elle souffrait de multiples pathologies dont la maldie d'Alzeimer qui avait été diagnostiquée quelques années auparavant par des médecins. En Mai 2007, maman a été retrouvée au pied de son lit un matin par l'auxiliaire de vie qui venait chaque jour . Elle a du être hospitalisée, et à sa sortie nous l'avons prise à la maison, avec ma soeur trisomique. Les détails de ces pénibles moment sont notés sur mon blog, seul moyen que j'ai trouvé pour avoir un jour la force de témoigner.
Au sujet de la maltraitance , j'irais encore plus loin.... Maman est morte de l'ignorance et du "nombrilisme" du médecin responsable de l'établissement ou elle a du être placée en urgence.
Il y a un an pratiquement jour pour jour, le jour de l'anniversaire de ma petite soeur trisomique , maman qui ne se rendait plus compte de la situation avait tellement "harcelé" ma souer, lui disant qu'elles devaient se sauver, qu'elles étaient "prises en otage" chez nous, que Marylène a hurlé (à l'époque elle ne pouvait s'exprimer que comme çà) toute la journée. Toute ma famille était au bord de la dépression, tant la situation était devenue tendue.
Le lendemain, par je ne sais quel miracle , j'ai réussi à avoir au bout du fil un médecin du conseil général qui (dans les deux jours) m'a trouvé pour maman une place " temporaire" dans une maison de retraite médicalisée pour deux mois.
Maman était sous oxygénothérapie depuis de longues années et la seule chose que le médecin de l'établissement ait trouvé à faire est de la "sevrer" de son oxygène... pour qu'elle puisse repartir chez elle... J'ai vu ce médecin 3 fois, je ne pouvais pas compte tenu de l'éloignement, sa seule préoccupation et son seul discours a été : Vous comprenez , il faut que votre maman retourne chez elle , que vais-je faire d'elle après ces deux mois.... Mon assitante sociale n'a pas le temps de lui chercher un établissement... Il a même été jusqu'à contacter les services sociaux du département d'ou elle venait , pour mettre en place une surveillance à son retour, malgré mon opposition... Elle aura survécu 3 semaines dans cet établissement, le 30 Octobre un appel du secrétariat nous prévenait que maman avait fait un infarctus ( Quels sont les conséquences d'un sevrage d'oxygène sur une personne qui souffre d'insuffisance respiratoire ??? ) Elle nous quittait après un second infartus le 7 Novembre. Elle me manque énormément et à ma petite soeur qui ne comprend pas pourquoi sa maman n'est plus là, qui tout les jours regarde vers le ciel et lui demande de venir...
En France changer de département correspond à un départ pour Mars... Depuis 18 mois que ma soeur est chez nous , après des centaines d'appels, nous en sommes à attendre une décision ( le conseil devait se réunir le 15 septembre) de la MDPH pour que Marylène puisse bénéficier d'une prise en charge quelques jours pas semaine dans un établissement ou qu'une auxiliaire de vie vienne à domicile pour une promenade ou des activités ludiques...
La France , nos "vieux", nos "handicapés" et les familles qui coûte que coûte ont le courage , mais peut on appeler celà du courage, de vouloir garder leur ainés se meurt d'une administration devenue complêtement autiste.
Moi je dis , Mesdames les assistantes sociales, Mesdames et messieur les personnels soignants, médecins , réagissez !!! Rappelez vous que vous avez affaire à des êtres humains, pensez à ces personnes, qui somme toute, vous permettent de ne pas aller pointer au chomage, et préoccupez vous surtout de faire votre travail en votre âme et conscience.
Oubliez les "objectifs", la rentabilité, vos conditions de travail, elles ne sont pas pires que celles des personnes dont vous vous occupez.
Mon témoignage est sur mon blog, et je vous invite à y laisser vos commentaires. Je vais aller de ce pas, acheter le livre de Monsieur Escribano. Courage à toutes les familles qui sont dans
http://lesfeescreatives@hotmail.fr

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