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Omégas 3 : leur mode d’action mieux connu grâce à l’Inserm

Ces derniers temps, on parle un peu moins des Omégas 3… Pourtant, leur consommation est bonne pour la santé. Des chercheurs de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) travaillent à mieux connaitre les mécaniques de ces huiles riches en acides gras polyinsaturés. Voici leurs dernières découvertes.


Omégas 3 : leur mode d’action mieux connu grâce à l’Inserm
Les acides gras sont des composés que l'on trouve naturellement dans notre alimentation dans ce qu'on appelle les « graisses alimentaires ».
 
Ils sont utiles à l'organisme pour réaliser des tâches aussi diverses que la formation des membranes cellulaires, le métabolisme du cholestérol ou encore assurer la cicatrisation des plaies.
 
Certains acides gras sont dits « essentiels », car l'organisme est incapable de les fabriquer bien qu'ils soient indispensables à son bon fonctionnement.
 
Les acides gras sont généralement classés en deux groupes : les acides gras saturés et les acides gras insaturés (mono ou polyinsaturés).
 
Depuis quelques années déjà, on sait que la consommation d'acides gras polyinsaturés (de type « oméga 3 ») est bénéfique pour la santé.
 
Récemment, les chercheurs de l’Inserm se sont donc penchés sur le rôle de ces acides gras dans le fonctionnement de la membrane des cellules. Dans ces travaux parus dans la revue Science en aout 2014, les scientifiques indiquent que des membranes cellulaires ou artificielles riches en lipides polyinsaturés sont beaucoup plus sensibles à l'action de deux protéines qui déforment et découpent les membranes. D'autres mesures de l'étude et des simulations suggèrent que ces lipides rendent aussi les membranes plus malléables.
 
L'abondance de ces lipides dans le cerveau pourrait ainsi représenter un avantage majeur pour les fonctions cognitives. Ces travaux lèvent aussi partiellement le voile sur le mode d'action des omégas 3. « Quand on sait que notre corps ne sait pas les synthétiser et que seule une nourriture adaptée nous en fournit, il semble important de poursuivre ces travaux pour comprendre le lien entre les fonctions que ces lipides assurent au niveau de la membrane neuronale et leurs effets bénéfiques pour la santé » conclut le communiqué de l’Inserm.

Les omégas 3 dans votre assiette

Les bénéfices des omégas 3 ont été reconnus dans les années soixante-dix. Pour la petite histoire, on s’est tout d’abord rendu compte que les Esquimaux faisaient peu d’infarctus. En se penchant de plus près sur leur alimentation, les chercheurs ont fait le lien entre celle-ci, riche en poissons, et leur risque réduit de maladies cardio-vasculaires. Mais, en fait, les omégas étaient connus depuis bien plus longtemps sous le doux nom… d’huile de foie morue !
 
Si vous n'avez pas envie d'avaler des gélules, vous pouvez toujours mettre des omégas 3 dans votre assiette. Comment ? En suivant le fameux régime crétois par exemple, qui fait la part belle aux fruits et légumes. Au programme, respectez les apports quotidiens recommandés en omégas 3 : 1,8 g pour madame et 2 g pour monsieur, soit l’équivalent de deux cuillères à soupe d’huile de colza par jour. Sachez que même chauffée, l’huile ne perd pas ses vertus en omégas 3. Attention, les seniors doivent réduire leur dose à 1,5 g par jour.
 
Cuisinez à l'huile de colza, mangez des choux, des légumes verts, du poisson (deux fois par semaine), de la salade et privilégiez la mâche. Toutes les plantes vertes contiennent 200 mg d’omégas 3 pour 100 g, la mâche en contient 300 g. Elle apporte à elle seule 16% des apports nutritionnels conseillés. En outre, elle favoriserait l’équilibre entre oméga-3 et oméga-6.


Publié le Mardi 2 Septembre 2014 dans la rubrique Nutrition | Lu 1743 fois