Senior actu : l'actualité senior sur internet
S'incrire à la Newsletter
 



           
Retraite

Observatoire des retraites : inquiétude forte chez les femmes, chute du moral des retraités et crainte de la dépendance

A l’aube de la réouverture du dossier des retraites et de celui de la dépendance promise par le président de la République en 2010, la dernière étude menée par IPSOS pour le compte de l’Union Mutualiste Retraite (UMR, qui gère la complémentaire retraite Corem), confirme le très fort niveau d’appréhension des Français pour leurs conditions de vie à la retraite. Selon les résultats de cette 5ème édition, nos compatriotes s’avèrent particulièrement démunis face à la dépendance qui constitue leur principale crainte lorsqu’ils pensent à la retraite.



Observatoire des retraites : inquiétude forte chez les femmes, chute du moral des retraités et crainte de la dépendance
Retraites : l’inquiétude sur le montant des retraites croît tandis que les retraités eux-mêmes se montrent de moins en moins confiants. Plus de deux Français sur trois se disent toujours inquiets de leur niveau de vie à ce moment de leur vie (67% ; stable depuis avril 2009). L’inquiétude quant au montant de leur retraite augmente même légèrement pour toucher désormais plus des trois-quarts (78%) des Français (+3 points).

Les femmes restent plus préoccupées que les hommes à l’égard du montant de leur retraite : 82% s’en disent inquiètes (dont 34% « très inquiètes »), contre 74% des hommes. La perspective de la retraite reste donc plus anxiogène pour les dames. Ceci est sans doute lié au fait que le niveau de retraite des femmes est inférieur à celui des hommes à cause, notamment, des différences de salaires, des interruptions de carrières, du recours au temps partiel…

Si le niveau de confiance des retraités dans leurs conditions de vie à la retraite est plus élevé que celui de l’ensemble de la population, il chute fortement depuis la dernière enquête du mois d’avril dernier : leur confiance par rapport au montant de leur retraite baisse en effet de 9 points (33%) ; celle concernant leur niveau de vie suit logiquement la même tendance (-7 points ; 42%), impactant à son tour l’anticipation des capacités à vivre de façon indépendante (-7 points ; 51%). Les retraités s’inquiètent de plus en plus de ne pas être en situation de s’assumer financièrement tout au long de leur retraite.

La crainte de la dépendance aujourd’hui en tête des préoccupations des Français
Aujourd’hui pour la majorité des Français (58%), retraite n’est plus synonyme de vieillissement : grâce aux progrès de la médecine, les seniors sont souvent en bonne santé et peuvent pratiquer de nombreuses activités. Sur les aspects moins purement médicaux de la prise en charge des retraités, les Français sont néanmoins plus dubitatifs quant aux progrès réalisés : seuls 39% d’entre eux considèrent qu’il y a eu une amélioration en matière de solitude des personnes âgées.

Alors que pendant de nombreuses années, la solitude, l’ennui et le sentiment d’inutilité étaient les maux les plus associés à la retraite -et les plus craints-, c’est désormais l’appréhension de la dépendance qui est la plus forte. Les deux problèmes que l’on peut rencontrer lors de sa retraite et qui inquiètent le plus les Français sont en effet la perte de mobilité (60%) et la perte de mémoire (58%), loin devant la solitude (30%), les maladies chroniques (25%), l’ennui et le sentiment d’inutilité (17%).

La dépendance est d’autant plus anxiogène pour nos compatriotes qu’ils ont le sentiment que le seul soutien véritable sur lequel ils pourront vraiment compter dans cette situation est la famille : 59% des Français pensent qu’ils pourraient « beaucoup » se reposer sur leurs proches. Ils ont bien moins confiance dans la réalité du soutien d’autres acteurs : les amis (27%), le milieu associatif (12%), les structures privées (7%) et les pouvoirs publics (4%). Si les Français considèrent que seule leur famille serait susceptible de les aider véritablement, devoir faire appel à ce soutien, au risque de devenir une charge, constitue leur principale crainte (62%), devant le sentiment de perdre sa dignité (42%), le fait de devoir quitter son logement (34%),la souffrance (29%) et le coût de la prise en charge.

Or, aujourd’hui, seuls 39% des Français considèrent avoir les moyens financiers de faire face à la perte d’autonomie d’un proche (dont seulement 8% « tout à fait ») et 41% pensent qu’ils pourraient faire face à leur propre dépendance (dont seulement 9% « tout à fait »). Alors que les Français comptent aujourd’hui presque uniquement sur leur famille pour les soutenir en cas de perte d’autonomie, ces dernières sont majoritairement incapables d’assumer financièrement cette responsabilité.

Commentant cette étude, Alain Hernandez, président de l'Union Mutualiste Retraite, indique : « la crise de confiance vis-à-vis de nos systèmes de retraite est profonde. Le gouvernement et les partenaires sociaux doivent maintenant prendre le problème à bras le corps sous peine de courir à la catastrophe. Par ailleurs, si les Français ont bien conscience que les progrès scientifiques permettant de vieillir mieux et plus longtemps sont indéniables, la question de la prise en charge des personnes dépendantes dépasse largement le champ médical, et requiert une redéfinition des solidarités familiales et nationales ».

L’Observatoire français des retraites UMR/IPSOS, créé en 2006, interroge chaque année les Français sur toutes les questions touchant à la retraite, avec des focus par cibles : femmes, jeunes actifs, seniors ou par thèmes : épargne, santé et dépendance…

Mercredi 20 Janvier 2010
Lu 3169 fois




Trackbacks

Url trackback de cette note (Copier la cible du lien)

1.Posté par MOREL CHRISTIAN le 22/01/2010 18:59
Bonsoir à tous,
Vous savez je suis un authentique et pur autodidacte. Certificat d'études primaires et je travaille depuis l'âge de 14 ans. J'en ai bientôt 61 ans...ou 20 ans puissance 3 et je suis très positif et dynamique. Par mon site j'ai voulu partager très sérieusement ma passion de l'écriture poétique et dire aussi aux seniors de tous âges (à condition d'avoir la sante bien-sûr) qu'il ne faut pas rester seul mais partager et rester dynamique. Côté financier, les médias, les politiques ont tendance à faire peur alors que si l'on dépense correctement, si l'on gère bien son patrimoine tout doit bien se passer. J'ai été durant 18 ans conseiller en gestion de patrimoine et croyez-moi les valeurs d'autrefois m'ont aussi beaucoup servies pour conseiller et surtout préconiser utilement mes clients.
Allons vers l'autre, soyons curieux et partageons nos passions et l'espérance de vie sera positif et plein de richesse et de chaleur humaine.
Mon nom : CHRISTIAN MOREL - 92410 VILLE D'AVRAY NATIF DU VAUCLUSE A ORANGE.
Portable : 06 17 94 30 92.
2010 PETITES ETOILES DE BONHEUR ET DE SANTE A TOUS
http://dialogueaveclesmots.monsite.orange.fr

2.Posté par hugo le 23/01/2010 13:22
Le Problème de la retraite doit être appréhendé et pris très au sérieux dès l'entrée dans la vie active, puisque de lui va dépendre une fin de vie digne acceptable. Or, beaucoup de commerçants par exemple, employant leur conjoint, ne les déclarent pas en cotisant volontairement à minima. Si c'est financièrement intéressant dans l'immédiat, ça devient effectivement très problématique lors de la cessation d'activité et des pensions versées, compte tenu des niveaux et des périodes d'activité déclarés. En ce sens, les fonctionnaires, dont ces paramètres sont obligatoirement comptabiliés et les cotisations systématiquement prélevées en fonction des niveaux de salaires versés, parfois très modestes, au contraire de la légende (on ne voit jamais son facteur rouler en Ferrari), bénéficient à la sortie de cette gestion rigoureuse obligatoire.
Pour une bonne partie d'autres personnes, la retraite est synonyme d'abandon d'efforts intellectuels liés périodes d'emploi, ce qui augmente probablement les risques de démence sénile., autrement dit la maladie d'alzheimer. Je suis catastrophé par exemple, de voir des retraités ayant pour seule activité les jeux de boules à longueur de journées, qui n'amènent reconnaissons-le, aucun enrichissement ou maintien intellectuel, les échanges d'idées se limitant à "tu tires ou tu pointes" et où bien souvent , la partie d'intervention physique qui pourrait être bénéfique à la santé par l'assouplissement du corps, est éludée par des moyens de ramassage aimantés qui permettent de ne même plus se baisser, favorisant ainsi l'installation des problèmes communs aux séniors dont très peu réchapppent. Ce qui me fait dire que l'on a la retraite et les problèmes qui en découlelnt, que l'on s'est préparés, pour le côté financier, du temps de l'activité, et que l'on perpétue, côté physique, pendant son temps de retraite. Je suis encore catastrophé de voir, par transparence des vitres de fenêtres, des voisins retraités encore très valides, passer la majeure partie de leur journée affalés devant leur poste de télé, un vrai naufrage, quand la vie est si belle au dehors. Il faut avoir le courage de stigmatiser tous ces travers avant de geindre sur un sort que certains n'ont pourtant pas choisi, parce que les événements ne le leur ont pas permis., je pesne bien sûr aux affections maladives chroniques.

Nouveau commentaire :

Cet espace (ci-dessus) est réservé uniquement aux commentaires d'articles. ATTENTION, à partir du moment où vous envoyez un commentaire, il est publié en ligne. N'envoyez donc aucune information trop personnelle ou relevant du domaine privé. Ce sera visible pour tous les autres lecteurs. De plus, la rédaction se réserve le droit de publier, ou non, le commentaire.


Rechercher sur le site