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Nicolas Sarkozy propose la création d’un « congé rémunéré » pour les aidants

Invité hier soir dans l’émission « A vous de juger » sur France 2, Nicolas Sarkozy, s’est prononcé en faveur de la création d’un « congé rémunéré » pour les personnes qui s’occupent d’un proche âgé dépendant et pour le « laisser mourir » dans le cas de la fin de vie.


En matière de dépendance des personnes âgées et d’aide aux aidants familiaux, le candidat à l’élection présidentielle de l’UMP a donc déclaré hier soir sur France 2 qu’il était pour la création d’un « congé rémunéré » destiné à venir en aide aux personnes qui s’occupaient d’un aîné dépendant ou en fin de vie.

M. Sarkozy a par ailleurs rappelé qu’il souhaitait la création d’un « cinquième risque cinquième risque de la Sécurité sociale, le risque dépendance, qui serait géré par la Sécurité sociale et les départements ». Le candidat a également indiqué qu’il entendait créer « des maisons pour personnes âgées dépendantes ».

Le candidat UMP a encore promis, s'il était élu, un plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer claqué sur le modèle du plan cancer lancé par le président Jacques Chirac. Et de préciser que « la recherche doit faire des progrès considérables » pour découvrir les causes de la maladie. « Je regardais les chiffres : 2004-2007, c'est 200 millions d'euros pour la recherche (...) sur l'Alzheimer. Grâce à Jacques Chirac, pour le cancer, c'est 1,5 milliard d'euros. Il faut faire pour Alzheimer ce qu'on a fait pour le cancer ».

En matière d’euthanasie, Nicolas Sarkozy s’est prononcé pour le « laisser mourir » et non pour le « faire mourir », se déclarant « opposé à toute forme d'euthanasie ».

« Le laisser mourir, c'est-à-dire l'interruption volontaire d'un traitement comme l'a fait le président Mitterrand sur son lit de mort, en tout cas d'après ce que j'en ai lu, cela je suis pour », a-t-il déclaré. Selon lui, « il faut respecter la vie mais il y un moment où la vie est tellement douloureuse que ce n'est plus de la vie, parce que la souffrance bouffe la vie. »

« On ne peut pas légiférer sur tout », a-t-il enfin estimé, interrogé sur une éventuelle loi. « Il faut laisser place au dialogue singulier entre le malade, le médecin et la famille pour mettre un peu d'humanité là dedans ».

Pour aller plus loin, lire aussi :
Parution du décret relatif au congé de soutien familial visant à soulager les aidants au quotidien
Nicolas Sarkozy


Publié le Vendredi 27 Avril 2007 dans la rubrique Retraite | Lu 4373 fois