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Senior Actu

Nicolas Sarkozy : plébiscité par l’électorat senior

Selon une enquête réalisée dimanche dernier par Ipsos, le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy a obtenu une large majorité des suffrages de l’électorat senior, ralliant à sa cause, quasiment les deux tiers des votants de 60 ans et plus. Revenons donc sur les principaux engagements du nouveau président de la République française en matière de retraite, de dépendance, d’héritage, etc.


Nicolas Sarkozy sur France 2 le soir de son élection
Comme le laissaient présager les différents sondages sur les intentions de vote des Français, Nicolas Sarkozy a largement rassemblé les électeurs seniors lors du vote final.

Ainsi, selon une enquête Ipsos réalisée dimanche dernier, le candidat de l'UMP a obtenu 68% des suffrages des Français de 70 ans et plus et rallié 61% des 60-69 ans.

En revanche, les baby-boomers, les 45/59 ans, ont plutôt préféré Ségolène Royal qui a recueilli 55% de leurs suffrages.

Rappelons que selon les résultats définitifs du second tour, le candidat de l'UMP a obtenu 53,06% des voix, soit près de 19 millions de votes.

Aide aux aidants, dépendance, fin de vie et Alzheimer

Invité le jeudi 26 avril dans l'émission « A vous de juger » sur France 2, Nicolas Sarkozy, s'est prononcé en faveur de la création d'un « congé rémunéré » pour les personnes qui s'occupent d'un proche âgé dépendant et pour le « laisser mourir » dans le cas de la fin de vie.

En matière de dépendance des personnes âgées et d'aide aux aidants familiaux, le candidat à l'élection présidentielle de l'UMP a donc déclaré qu'il était pour la création d'un « congé rémunéré » destiné à venir en aide aux personnes qui s'occupaient d'un aîné dépendant ou en fin de vie.

En matière de santé, le nouveau président a affirmé lors de son débat avec Ségolène Royal qu’il fallait « créer un cinquième risque, celui de la dépendance. Car une société qui ne s'occupe pas de ses personnes âgées est une société qui se renie, qui perd son humanité. Je veux engager un plan contre la maladie d'Alzheimer. 890.000 Français touchés par cette maladie aujourd'hui. J'ai vu dans une maison en Bretagne un monsieur de 63 ans, agriculteur toute sa vie. En un an, il est devenu totalement autre, ne reconnaissant plus les siens. Cela va concerner dans dix ans 1.200.000 Français. Il faut engager un plan contre l'Alzheimer pour trouver l'origine de cette maladie comme on a fait un plan cancer. Et je veux enfin poser la question du remboursement des prothèses dentaires, ce n'est pas un luxe, et du remboursement des lunettes ».

M. Sarkozy a indiqué par ailleurs qu'il entendait créer « des maisons pour personnes âgées dépendantes ». .../...

En matière d'euthanasie, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour le « laisser mourir » et non pour le « faire mourir », se déclarant « opposé à toute forme d'euthanasie ».

« Le laisser mourir, c'est-à-dire l'interruption volontaire d'un traitement comme l'a fait le président Mitterrand sur son lit de mort, en tout cas d'après ce que j'en ai lu, cela je suis pour », a-t-il déclaré. Selon lui, « il faut respecter la vie mais il y un moment où la vie est tellement douloureuse que ce n'est plus de la vie, parce que la souffrance bouffe la vie. »

« On ne peut pas légiférer sur tout », a-t-il enfin estimé, interrogé sur une éventuelle loi. « Il faut laisser place au dialogue singulier entre le malade, le médecin et la famille pour mettre un peu d'humanité là dedans ».

Droits de succession

« Quand on a travaillé dur toute sa vie, qu’est-ce qui donne du sens à la vie ? C’est de faire que ses enfants commencent un peu plus haut que soi-même on a commencé. Eh bien je ne vois pas pourquoi on devrait payer des impôts sur les successions ou sur les donations. Dès le mois de juillet, je supprimerai les droits de succession et de donation. Cette mesure concerne 95% des foyers. Je m’y engage » a promis Nicolas Sarkozy.

Retraite

Pour Nicolas Sarkozy, « la question des retraites est une question essentielle » a-t-il indiqué lors du débat télévisé avec Ségolène Royal. « Nous vivons plus longtemps, a souligné M. Sarkozy, il va falloir cotiser plus longtemps. Oui, ou non, sommes-nous capables, gauche et droite, de nous mettre d'accord sur cette idée simple que quand tous les pays développés au monde augmentent la durée de cotisation pour prendre sa retraite, il faut le faire en France ».

Et de confirmer par ailleurs qu’il faut garantir la retraite par répartition. « Les lois Fillon ont permis de rééquilibrer l'égalité entre les salariés du privé et les salariés du public qui maintenant cotisent 40 ans. Grâce aux lois Fillon, jusqu'en 2020, on n'a pas de souci majeur à avoir quant au financement de nos retraites ».

Le nouveau président tient également à la réforme des régimes spéciaux par « soucis d’égalité ». Il veut également à augmenter les petites retraites. « Il y a trois millions de petites retraites, c'est à dire trois millions de personnes qui sont au-dessous du minimum vieillesse. J'augmenterai de 25% les petites retraites que je ferai financer par ce qu'on aura récupéré sur la réforme des régimes spéciaux » a-t-il souligné lors du débat télévisé de l’entre deux tours.

Enfin, Nicolas Sarkozy souhaite mettre sur la table la question des pensions de réversion ; « la situation faite aux veuves est catastrophique », estime-t-il. « Quand le mari décède, la veuve obtient 54 % de la pension. Je porterai à 60 % comme un premier élément » a-t-il promis.


Publié le Mercredi 9 Mai 2007 dans la rubrique Société | Lu 7113 fois