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Neuf canadiens sur dix de plus de 45 ans souhaitent que le terme « retraite » soit redéfini

Un sondage réalisé le mois dernier au Canada par Ipsos Reid pour le compte du groupe financier BMO sur plus de 5.000 décisionnaires en matière de finances, tous âgés de plus de 45 ans, a montré que 87% d’entre eux souhaitaient que le mot « retraite » soit redéfini, considérant que la réalité avait grandement évolué au fil des ans.


« L’étude corrobore les anecdotes et témoignages qualitatifs de plus en plus nombreux de nos clients à l’effet que la notion de retraite soit en pleine mutation. Elle dépeint une population à la fois positive et confiante que ses attentes se réaliseront. Toutefois, pour décrire la réalité de la « nouvelle retraite », les préretraités disent que ce sera une période au cours de laquelle ils s’attendent à continuer de travailler », indique Caroline Dabu, vice-présidente Marketing et stratégie clientèle chez BMO Groupe financier. Et d’ajouter que « le thème commun à tous ces commentaires est une volonté affirmée de cesser d’aborder la retraite sous l’angle des stéréotypes et de notions souvent idéalistes, et de ne pas la considérer comme un point fixe dans le temps, mais plutôt comme une transition entre le travail à temps plein et une retraite active »

Ce sondage sur les tendances en matière de retraite tente ainsi de décrire les attentes des retraités et préretraités canadiens à l’égard de leur retraite. En voici donc quelques exemples.

Lorsqu’on leur demande laquelle d’une série de huit phrases définit le mieux la notion de « nouvelle retraite », ils répondent le plus souvent « la prochaine étape de ma vie » (63 %), « le reste de ma vie » (58 %), « le temps de réaliser mes rêves » (47 %), « la seconde moitié de ma vie » (46 %), « MES années » (45 %), « Un nouveau début » (45 %), « Mes meilleures années » (36 %), « Les années généreuses » (27 %).

Fini la morosité. Contrairement à la croyance populaire qui veut que les gens ressentent de l’anxiété par rapport à leur retraite, les retraités et les préretraités s’avouent optimistes. Les descriptions les plus souvent retenues par les deux groupes pour décrire la retraite sont « liberté », « plus de temps libre », « la prochaine étape de ma vie », « plaisir » et « confiance ».

Selon les deux groupes, les descriptions les moins pertinentes seraient « anxiété », « solitude » et « incertitude ». En fait, 74% des retraités et 73% des préretraités ont choisi le mot « liberté », tandis que seulement 5% des retraités et 7% des préretraités ont retenu le mot « anxiété ».

Dans l’idéal, les préretraités et les retraités préféreraient ne pas travailler. Ainsi, lorsqu’on leur demande à quoi ils aimeraient consacrer leur temps une fois à la retraite, les retraités et les préretraités s’entendent pour dire qu’ils préféreraient ne pas travailler, quels que soient leur statut de retraite, leur âge, leur sexe et leur niveau de santé actuels. Leurs préférences se classent dans l’ordre suivant : voyages (58%), hobbies et artisanat (48%), temps en famille ou avec les amis (25%), bénévolat (18%), sport (14%) et enfin, travail (1%), travail de consultant ou petite entreprise (1%).

En réalité, les préretraités vont travailler davantage que leurs concitoyens plus âgés. Interrogés sur le travail après la retraite traditionnelle, 58% des préretraités ont indiqué qu’ils prévoyaient de consacrer du temps à travailler pour un employeur, tandis que la moitié (50%) entendait investir du temps dans leur carrière ou dans l’entreprise familiale lorsqu’ils prendront leur retraite. Seulement 16% des retraités actuels consacrent beaucoup ou un peu de temps à travailler pour un employeur et 17% des retraités actuels consacrent beaucoup ou un peu de temps à travailler pour leur carrière ou dans l’entreprise familiale.

Travailler plus longtemps pour rester actif. Les principales raisons pour lesquelles les préretraités entendent travailler à leur retraite sont les suivantes : c’est d’abord « pour rester actif mentalement » (71%), puis « pour rester en contact avec les gens » (63%), « pour faire de l’argent » (61%), « pour être physiquement actif » (56%), « pour rester occupé » (51%) et enfin « pour chasser l’ennui » (49%).


Les hommes et les femmes semblent prendre leur retraite pour des raisons différentes. Bien que les autres raisons qui motivent le départ à la retraite soient similaires pour les deux sexes, les hommes ont davantage tendance à avoir pris leur retraite parce qu’ils « croyaient avoir suffisamment d’argent pour la prendre » (31 contre 19% pour les femmes). Les femmes sont plus enclines que les hommes à avoir pris leur retraite parce qu’elles « voulaient passer plus de temps en famille » (15 contre 11% pour les hommes) ou pour « une raison de santé » (21 contre 16% pour les hommes). Les hommes affirment aussi en plus grand nombre que les femmes que leur qualité de vie s’est avérée meilleure que prévue (29 contre 25%).

Devenir plus charitable en vieillissant. Les probabilités de consacrer ou de s’attendre à consacrer beaucoup de temps au bénévolat augmentent avec l’âge : 15% des 45 à 54 ans, 16% des 55 à 64 ans, 23% des 65 à 70 ans et 22% des 70 ans et plus consacrent ou s’attendent à consacrer beaucoup de temps à ce type d’activité.

Lorsqu’on les interroge sur le financement de leur retraite, une majorité des préretraités (66%) l’envisage sous la perspective d’un revenu mensuel de 3 500 dollars canadiens en moyenne, soit 2.530 euros. Environ un quart des personnes interrogées (24%) envisagent le financement de leur retraite sous l’angle d’un apport de revenu annuel de 54 700 dollars en moyenne, soit 40.000 euros environ. Seule une très infime proportion (8%) disent penser à un montant forfaitaire de 649 500 dollars en moyenne (470.000 euros).

64% des retraités ont des dettes lorsqu’ils parviennent à la retraite et parmi eux, plus d’un sur quatre (28%) se dit mal à l’aise avec le montant de sa dette. Enfin, plus des deux tiers (68%) des préretraités s’attendent à avoir des dettes à payer lorsqu’ils parviendront à la retraite.

« Les résultats de cette étude exhaustive brossent un tableau sans précédent de ce que sera la retraite à l’avenir au Canada. Malgré un certain degré de préoccupations, contrairement aux sombres scénarios populaires, notre étude dépeint un portrait optimiste d’un segment dynamique de la population prêt à passer à une étape emballante de sa vie », commente John Wright, premier vice-président d'Ipsos Reid.

« En plus d’être étroite et stéréotypée, l’approche traditionnelle à l’égard de la planification de la retraite s’appuie sur des hypothèses dépassées sur ce qu’est la retraite. Jusqu’à présent, la planification de la retraite a principalement reposé sur l’accumulation d’un actif. Notre étude démontre cependant qu’il faut également planifier le revenu requis pendant la période de transition entre la carrière et la retraite active », précise Mme Dabu.

Le sondage Ipsos Reid/BMO a été réalisé en ligne entre le 21 et le 27 octobre 2005 auprès d’un échantillonnage aléatoire de 5 325 preneurs de décisions financières âgés de 45 ans ou plus disposant d’un actif financier de 25 000 dollars canadiens et plus (18.000 euros).

Fondé en 1817 sous le nom de Banque de Montréal, BMO Groupe financier est une entreprise nord-américaine de services financiers. Fort d'un actif total de 297 milliards de dollars au 31 octobre 2005, et d'un effectif de plus de 33 000 employés, BMO offre des produits et de solutions dans les domaines des services bancaires de détail, de la gestion de patrimoine et des services d'investissement.


Publié le Jeudi 5 Janvier 2006 dans la rubrique Finances | Lu 3637 fois