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Ne rougissez pas de vos rougeurs ! 3ème semaine nationale d’information sur la rosacée

Du 9 au 14 février prochains se tient la 3ème semaine nationale d’information sur la rosacée. Baptisée « Ne rougissez pas de vos rougeurs ! Apprenez à en parler, apprenons à vous écouter…» cette campagne vise à mieux faire connaître et comprendre cette maladie de la peau du visage qui peut s’avérer particulièrement handicapante au quotidien. Rappelons que si la rosacée peut se déclarer dès l’âge de 25 ans, elle touche plus particulièrement les femmes à la peau claire et que son point culminant se situe entre 40 et 50 ans. Quant aux hommes atteints, ils ont en grande majorité plus de 50 ans et présentent le plus souvent des formes sévères de rosacée.


La rosacée est une maladie chronique de la peau du visage particulièrement handicapante dans la vie personnelle et professionnelle.

Durant la campagne 2008, les personnes concernées ont été nombreuses à exprimer avec désarroi et colère les complexes engendrés par les symptômes de leur maladie : rougeurs transitoires ou permanentes, vaisseaux dilatés, petits boutons localisés…

Plus de 40 000 visites sur le site Internet depuis sa mise en ligne en février 2008
Plus de 250 témoignages reçus C’est pourquoi, le laboratoire Galderma International a souhaité en 2009 aider concrètement les patients souffrant de rosacée à déjouer leurs appréhensions face aux regards des autres en les incitant à en parler et à se traiter, à travers la 3ème campagne nationale d’information sur la rosacée « Ne rougissez pas de vos rougeurs, apprenez à en parler, apprenons à vous écouter » destinée aux dermatologues, médecins généralistes, patients et personnes atteintes qui s’ignorent encore.

Seulement 12% de patients diagnostiquées
« Trop peu de patients en parlent à leur médecin, ils sont pour la plupart mal informés et subissent les symptômes de la maladie » explique le Dr Jacques Savary, dermatologue à Paris

La rosacée, une maladie à prendre au sérieux
La Rosacée est une maladie inflammatoire d’origine vasculaire touchant la peau du visage. Maladie évolutive, elle s’exprime selon un ou plusieurs stades dont la progression est totalement imprévisible. Des rougeurs intenses transitoires (flushes) peuvent apparaître au niveau du nez et des pommettes, s’accompagnant de sensation de chaleur, de brûlure et/ou de picotement. Des rougeurs permanentes (érythrose) et des petits vaisseaux dilatés (couperose) peuvent survenir progressivement. Sur ces zones rouges, des boutons inflammatoires localisés peuvent également faire éruption (papulopustules), et ainsi altérer profondément la peau du visage jusqu’à un oedème persistant (rhinophyma)…

Pour agir sur les symptômes et espacer les poussées de la rosacée, il est conseillé d’éviter certains facteurs aggravants identifiés et prendre contact avec son médecin qui pourra mettre en place un traitement adapté selon le stade de la maladie : traitements locaux sous forme d’émulsions, de crèmes ou de gels aux effets anti-inflammatoires, médicaments oraux, électrocoagulation et laser vasculaire…

Des patients au coeur de la campagne nationale de sensibilisation à la rosacée 2009
Pour mieux comprendre les difficultés rencontrées, les besoins et attentes des personnes touchées par la rosacée, le laboratoire Galderma International s’est entouré en 2009 d’un comité de patients qui sera consulté chaque année. Si pour certains, la rosacée est devenue une obsession de chaque instant qui endommage leur vie quotidienne, d’autres ont appris à maîtriser leur maladie. C’est pourquoi, il semble essentiel de leur faire partager leurs expériences afin qu’ils puissent ensemble surmonter leurs complexes, maîtriser leurs symptômes et les poussées pour mieux vivre avec leur maladie et témoigner pour encourager les autres à en parler à leur entourage et à leur médecin.

Plus d’informations sur le site Internet www.rosacee.com.

Ne rougissez pas de vos rougeurs ! 3ème semaine nationale d’information sur la rosacée

Témoignage de Michel, un patient de 54 ans…

« J’ai appris que j’avais de la rosacée au mois d’octobre 2008. En fait, j’ai eu quelques signes précurseurs pendant les vacances, une rougeur un peu persistante. Je pensais que c’était un petit coup de soleil ou une petite réaction de la peau. Comme cela s’aggravait et qu’il y avait un bouton avec du pus sur la rougeur, je suis allé voir mon médecin traitant qui m’a dit que c’était peut-être une rosacée. J’avais été voir avant quelques sites Internet ou d’après les symptômes que j’avais j’en avais déduit que c’était peut-être en effet de la rosacée. J’espérais que le dermato me dise que ce n’était pas une rosacée mais malheureusement le diagnostic a été celui-ci.

J’étais très perturbé les premiers jours. Je me disais que j’allais avoir des boutons comme ça tout le temps. Le dermatologue m’avait dit que c’était quelque chose qui ne se guérissait pas donc c’était très difficile pendant quelques semaines. J’ai eu l’aide ma famille pour essayer de surmonter cette difficulté. Ensuite, cela a été des problèmes au niveau du travail où les collègues quand ils me parlaient regardaient toujours mes boutons sur le nez et le visage et donc je me suis mis petit à petit à m’isoler un peu : j’ai changé de magasins, de lieux de rencontres pour ne pas que l’on voit mes boutons. Je me suis vite rendu compte que j’allais moi-même m’isoler des autres et surtout qu’il ne fallait pas tomber dans ce piège-là.

J’ai repris petit à petit le dessus et ai décidé d’en parler autour de moi, d’abord aux collègues de travail. J’ai fait une lettre en expliquant ce qu’était la rosacée, quels en étaient les symptômes en leur précisant que ce n’était pas une maladie contagieuse et qu’on pouvait continuer à se serrer la main et à s’embrasser avec les copines. Après cette période là, cela a été beaucoup mieux parce que j’ai compris que les collègues eux aussi avaient compris les problèmes que j’avais et les difficultés que je ressentais et c’est là que j’ai commencé à comprendre qu’il fallait en parler, non pas se cacher mais se dire que c’est une maladie comme une autre, moins grave peut-être que d’autres maladies et qu’il fallait surtout communiquer d’une part pour apprendre aux autres ce qu’est cette maladie et puis pour moi-même que je vive avec, que je l’apprivoise et que je fasse les démarches nécessaires pour continuer à vivre le plus normalement possible.

J’ai encore des petites rougeurs mais cela va beaucoup mieux. J’ai appris à domestiquer la maladie, à vivre avec et à m’en faire presque une arme vis-à-vis des autres. J’ai cette maladie, je vais essayer de l’apprivoiser, de vivre avec et relativiser les choses, de me dire qu’il y a beaucoup plus de choses positives dans ma vie que cette petite maladie qui vient de temps en temps me perturber. Ce que j’espère faire maintenant, c’est en parler aux autres, pour justement aider toutes celles et ceux qui souffrent de cette maladie et qui restent enfermés dans leur petit coin en n’osant pas se montrer. Je pense qu’on a beaucoup plus de bonnes choses que de mauvaises à montrer et que cette maladie n’est finalement qu’une péripétie dans la vie et qu’il faut relativiser, apprendre à communiquer et dans la mesure du possible ne pas s’en faire un monde
. »

Réponses du Dr Jacques Savary, dermatologue à Paris

Je rougis tout le temps et pour un rien, est-ce de la rosacée ?
Les rougeurs transitoires du visage déclenchées par une émotion, un stress, une contrariété ne sont pas forcément de la rosacée. Les excès de rougeur ou flushes de la rosacée sont assez caractéristiques : ils atteignent le visage mais respectent la région autour des yeux, ils s’accompagnent souvent de picotements oculaires voire de larmoiements et sont parfois associés à une sensation de malaise, de chaleur généralisée et surtout ils durent plus de 5 minutes.

Quelle est la différence entre la rosacée et la couperose ?
La couperose est une dilatation permanente des petits vaisseaux du visage. Ils sont surtout visibles sur les côtés du nez, les pommettes, les joues. La couperose est un stade, une des formes de la rosacée.

Mon médecin m’a diagnostiqué une rosacée, aurai-je aussi de la rosacée oculaire ?
La rosacée oculaire qui se traduit par des rougeurs des yeux et des paupières, des picotements, une sensation d’oeil sec, peut intervenir sans signes cutanés visibles de la rosacée. Chez des patients porteurs d’une rosacée du visage, l’atteinte oculaire n’est pas obligatoire dans l’évolution de la maladie.

J’ai eu plein d’acné pendant mon adolescence, vais-je avoir des poussées de rosacée ?
L’acné et la rosacée sont deux maladies de peau totalement différentes et il n’y a pas de passage de l’une vers l’autre. Même si elles peuvent se ressembler, beaucoup de choses les opposent : l’acné débute à l’adolescence et disparaît vers 20 ans ; la rosacée apparaît vers 25 ans et se manifeste le plus souvent vers 50/55 ans ; l’acné est une maladie du follicule pilo sébacé, la rosacée a une origine vasculaire ; l’acné est caractérisée par la présence de points noirs et/ou microkystes, la rosacée s’accompagne de signes vasculaires : rougeurs, couperose…

Peut-on aller chez l’esthéticienne faire un soin de peau lorsque l’on a de la rosacée ?
La rosacée se traduit par une peau réactive, très facilement irritable, réagissant à la moindre agression donc les soins esthétiques type gommage, peeling superficiel, nettoyage de peau sont à déconseiller. Les cosmétiques gras, occlusifs sont aussi générateurs d’inflammation donc les masques de ce type sont à éviter.

A vos miroirs ! Peut-être avez-vous de la rosacée sans le savoir ?

Vous présentez sur le visage…
• des rougeurs transitoires ou permanentes
• des petits vaisseaux dilatés
• des boutons
• vous avez les yeux secs ou irrités

Vous ressentez, au niveau du visage…
• des bouffées de chaleur
• des picotements
• une sensation de brûlure
• une peau intolérante
• une intolérance à la chaleur

Surtout dans certaines situations :
• un repas épicé dans un restaurant indien ou oriental
• un verre entre amis
• un changement de température brutal
• un effort physique ou un exercice trop soutenu

Vous avez parfois l’impression d’être considérée comme une personne :
• stressée, peu sûre d’elle
• timide
• alcoolique

Vous vous reconnaissez ? Vous avez peut-être une rosacée !


Publié le Lundi 9 Février 2009 dans la rubrique Santé | Lu 9966 fois