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Même chez les « riches », la retraite est un sujet d’inquiétude…

Selon le récent baromètre Barclays, réalisé en partenariat avec Ipsos et l’hebdomadaire Le Point sur la manière dont les 45-60 ans « à forts potentiels économiques » abordent la question de la retraite et sa préparation financière, plus de la moitié de la population interrogée se montre inquiète de la baisse des revenus provoqués par le départ du monde du travail.


La banque anglo-saxonne a ainsi réalisé en janvier dernier avec Ipsos, sa troisième vague d’étude visant à cerner les perceptions des 45-60 ans actifs sur le thème de la préparation financière des retraites. Dans cette optique, plusieurs thématiques ont été analysées : le moral économique de cette tranche d’âge ; les prévisions sur leur départ en retraite ; leurs appréhensions concernant les pensions ; les conditions nécessaires pour un départ en retraite ; et enfin, la transmission financière aux enfants.

« Le regain d’optimisme de septembre 2006 s’essouffle, sur fond de campagne pré électorale » notent les responsables de ce sondage. Et de préciser que « bien qu’étant dans une phase de consolidation et de progression de leur niveau de vie, les actifs âgés de 45 à 60 ans n’échappent pas au constat d’une stagnation de leur situation financière, lorsqu’ils font un bilan à la fois rétrospectif et prospectif ».

L’enquête révèle « une certaine lucidité dans la prévision du départ à la retraite. Ainsi, dans une situation idéale, pour la majorité relative (41%) le taux plein demeure la référence, sans écart entre générations.

Toutefois pour un tiers des sondés (30%), la perspective est retardée le plus possible alors qu’un quart de cette population souhaite partir au plus tôt. C’est sur ces deux éléments de réponse que les écarts de génération se creusent : les plus jeunes (45-52 ans) rêvent d’un départ précoce, les 53- 60 ans espèrent un départ le plus tardif possible.

Dans les faits, les résultats en faveur d’un départ imminent s’amoindrissent au profit de l’obtention d’un taux plein, la majorité (53%) envisage un départ à taux plein, un quart (27%) le plus tard possible et seulement 14% le plus tôt possible avant même d’avoir atteint le taux plein. Là aussi quand 20% des 45-52 ans imaginent partir le plus tôt possible, seulement 9% des 53-60 ans anticipent la même situation. .../...
Même chez les « riches », la retraite est un sujet d’inquiétude…

En terme d’age, compte tenu des différentes contraintes qui risquent de peser sur leur décision, l’âge moyen est de 62,4 ans, 7% déclarent partir avant 60 ans, 46% entre 60 et 62 ans, 34 % entre 63 et 65 ans, 8% après 65 ans et 5% ne se prononcent pas voire ne l’envisagent pas.

La préparation financière de la retraite est un sujet préoccupant pour 65 % des 45-60 ans et 55% de l’ensemble des forts potentiels économiques. La moitié de la population interrogée se montre inquiète de la baisse des revenus provoqués par le départ à la retraite.

Toutefois, des différences apparaissent. I l y a souvent un clivage entre les hommes et les femmes, la baisse des revenus inquiète plus les femmes (55%) que leurs congénères masculins (40%). La cessation d’activité est un sujet qui préoccupe davantage lorsque le départ en retraite est imminent, un tiers (34%) des 53-60 ans se disent très ou assez préoccupés contre un quart (23%) des 45-52 ans.

Parmi les charges qui vont peser sur le niveau de vie au moment de la retraite, la responsabilité et l’assistance financière aux enfants apparaissent comme ayant un fort impact pour 65% de la population.

Le financement des dépenses de santé est ensuite cité par 47% des 45-60 ans mais aussi à un niveau très proche, la baisse de revenus consécutives au décès du conjoint (37%) et les dépenses de loisirs (35%).

Cependant on note des perceptions différentes entre hommes et femmes concernant les charges susceptibles d’avoir une répercussion directe sur le niveau de vie, les femmes anticipent avec plus de craintes la baisse de revenus consécutive au décès du conjoint (48% contre 26% des hommes) et les hommes, celui du financement des loisirs (39% versus 30 % des femmes).

L’accès à la propriété, reste une condition sine qua non pour le départ à la retraite. La quasi-totalité des 45-60 ans jugent indispensable d’être propriétaire de sa résidence principale au moment de la retraite. Neuf personnes sur dix (93%) dont 65% pensent que c’est une condition vraiment indispensable. La quasi-totalité (95%) déclarent qu’ils seront propriétaires de leur résidence principale, 84 % qu’ils auront constitué un capital retraite et 58% qu’ils seront dégagés de toute responsabilité financière auprès des enfants.

L’assurance vie reste également le produit le plus plébiscité. Les trois-quarts (73%) l’ont déjà souscrit, suivi de près par les produits boursiers (63%). Mais les produits bancaires spécifiques aux retraites demeurent plus en retrait : 19% ont souscrit un PERP, 17% un PERCO et 3% un plan d’épargne retraite complémentaire.

Cette enquête a été réalisée du 18 au 24 janvier 2006 par Ipsos, auprès de 502 personnes constituant un échantillon représentatif de la population française, âgée de 18 ans et plus, vivant dans les 10% de foyers qui disposent des revenus les plus élevés. En vue de la thématique, un sur-échantillon de personnes âgées de 45 à 60 ans, actifs en emploi, a été constitué afin d’obtenir une population de 311 personnes.


Publié le Lundi 19 Février 2007 dans la rubrique Retraite | Lu 4094 fois